‹ Traité pratique des maladies vénériennesChapitre 125 sur 262 · LÉSIONS DE LA VULVE DU VAGIN ET DU COL UTÉRIN · texte numérisé non relu

LÉSIONS DE LA VULVE DU VAGIN ET DU COL UTÉRIN

de cet accident qu’une lésion de même nature se reproduisait sur la cicatrice, puis de là se portait sur levestibule et l’urèthre. Onia guérit à grand’peine ; mais, quelques mois plus tard, se montrèrent de nouvelles syphilides de même forme sur la partie gauche du vestibule, avec tendance à s’irradier sur la petite lèvre voisine ; une nouvelle cicatrisation fut suivie d’une nouvelle récidive, c’est-à-dire une quatrième apparition des mêmes accidents sur le même point. (A. Fournier.)

Quelques mots maintenant sur la localisation de ces accidents.

A. Urèthre. — Il est atteint surtout secondairement par extension des lésions voisines ; l’infiltration se propageant tout autour du canal le décolle et l’isole de ses attaches, si bien qu’on voit parfois le méat et le tubercule retomber au-devant de la vulve. L’infiltration de ses parois se reconnaît à leur induration, puis au gonflement des bords du méat qui reste béant, et, bientôt ulcéré, se creuse en entonnoir et s'élargit souvent au point d’admettre un dé à coudre. Il est hors de doute que la lésion peut se propager fort avant dans l’urèthre; dans un cas on put constater à l’autopsie une cicatrice qui s’étendait du méat à la vessie (Virchow). En ce qui concerne ce dernier organe, nous ne savons rien. Une fois, il est vrai, sa surface interne était le siège de petites tumeurs analogues à des nodosités gommeuses (Follin), mais la nature de ces néoplasmes ne me paraît pas avoir été clairement démontrée.

B. Vagin. — Au delà de l’anneau vulvaire qui en marque la limite inférieure, rien de plus rare, je dirai même rien de plus problématique, que les lésions tertiaires de cet organe. Je rappellerai que pareille immunité a déjà été constatée à propos des accidents primitifs et secondaires.

C. Utérus. — Les ulcères syphilitiques du col utérin sont au contraire d’observation fréquente, et le seraient plus encore si leur indolence ne leur permettait de passer inaperçus dans bien des cas. Lors donc que chez une syphilitique, on constate, par hasard, comme cela arrive le plus souvent, une entamure véritable, à contours circinés, dont le fond tranche nettement par sa couleur blanche ou jaunâtre sur les parties environnantes, dont l'évolution ne s’accompagne d’aucun trouble du côté des fonctions utérines, si surtout, sous l’influence des soins locaux et généraux spécifiques, la résolution en est rapidement obtenue, il ne faudra pas hésiter à en rattacher l’origine à l’infection antérieure.

HISTORIQUE. — ETIOLOGIE.

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