LÉSIONS DE LA TRACHÉE ET DES CROSSES BRONCHES
dents sont insidieux, mais il est permis de penser qu’il y aurait moins de surprise pour le praticien, s’il s’attachait à bien saisir tous les indices qui peuvent l’éclairer.
La palpation et l’auscultation fournissent peu de données; on recherchera cependant s’il y a quelque point douloureux le long du cou, et le stéthoscope devra être appliqué pour constater la localisation des sifflements ou des rhoncus, voire du bruit de drapeau (Barth) produit par les vibrations des fragments retenus par un pédicule.
La mort survient brusquement par asphyxie, ou bien progressivement par suite de phénomènes généraux identiques à ceux de la phthisie pulmonaire : amaigrissement, sueurs nocturnes, diarrhée, marasme, d’où le nom de phthisie trachéale qui a été donné par quelques auteurs à cette cachexie.
La symptomatologie des bronchopathies est encore mal connue. Dans le cas de rétrécissement signalé plus haut, la lésion, après avoir passé inaperçue, probablement pendant la période d’ulcération, s’accusa quand vint la sténose cicatricielle par des accidents de suffocation intermittents, et la malade succomba subitement, sans que rien eût pu faire prévoir une fin aussi rapide b
g 4. — TRAITEMENT.
Le traitement est à peu de chose près le même que celui sur lequel nous avons insisté dans, le chapitre précédent. Nous ne reviendrons pas sur l’administration des spécifiques. Pour ce qui est des modificateurs locaux nous n’avons guère à mentionner que les fumigations émollientes ou mercurielles et les pulvérisations de liqueur de Van Swieten. Quand leur influence est restée nulle, quand les symptômes de dyspnée progressant de jour en jour
1 Le diagnostic des Irachéopathies est toujours fort difficile. Pour les distinguer des manifestations laryngiennes de la syphilis, on s’appuiera sur les signes suivants : 1° Siège de la douleur derrière le sternum ou le long de la trachée, audessous du larynx ; 2° conservation de la voix, et, dans tous les cas, dyspnée antérieure à la raucité; 3° abaissement du larynx; 4° après la trachéotomie, persistance de la dyspnée et emphysème sous-cutané du cou.
Quant aux autres affections qui pourraient prêter à la confusion, je ne ferai que les mentionner brièvement. À l’œdème des parties supérieures du corps, a la dysphagie, au rejet des aliments, coïncidant avec une dyspnée continue, on reconnaît l’existence d’une tumeur comprimant les veines, 1 œsophage et la trachée; l’auscultation des gros vaisseaux décèlera l’anévrysme; l’absence de cornage fera soupçonner la dyspnée cardiaque ou pulmonaire, dont le stéthoscope et le plessi— mètre permettront de localiser la cause, etc.
LÉSIONS DU TUBE DIGESTIF
constituent un danger imminent d’asphyxie, toute temporisation serait condamnable , il faut recourir à la trachéotomie (voyez’ chap. précédent). Suivant retendue des lésions on variera la longueur de la canule ordinaire, à laquelle on substituera avec avantage, dans les cas de sténose, l’instrument dilatateur à quatre valves de Demarquay.
Mais trop souvent l’opération reste inutile, lorsque l’obstacle siège très-bas. On ne tarde pas à s’en apercevoir à la persistance de la dyspnée et à la production d’un œdème cervical, signe certain de la difficulté qu'éprouve l’air à. s’engager dans la trachée. La médecine est désarmée dans ce cas, et la mort n’est plus qu’une question de temps.
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