LÉSIONS DE L’ESTOMAC, DE L’INTESTIN GRÊLE, ETC
on observe également des cicatrices (Virchow en a vu le long du côlon sur le mésentère). Mais le processus scléreux de beaucoup le plus fréquent survient d’emblée par péritonite membraneuse adhésive, au niveau des enveloppes que la séreuse abdominale fournit aux viscères. Nous aurons l’occasion d’y revenir en traitant des lésions tertiaires de ces organes.
g 2. — SYMPTOMATOLOGIE.
Nous ne savons que fort peu de chose en ce qui concerne les symptômes propres à ces lésions. Perle d’appétit, douleur abdominale, vomissements, alternatives de diarrhée et de constipation, teinte plombée de la peau, tels sont les troubles que, rétrospectivement, une fois l’autopsie pratiquée, on a pu rattacher à la syphilis intestinale; notons aussi les hémorrhagies. Dans un cas (Fioupe), la mort fut la conséquence d’une hématémèse à marche foudroyante, et fréquemment on a pu noter le caractère sanguinolent des selles.
Au reste, en l’absence d’une séméiotique plus précise, il est évident que la diagnose n’est possible que si d’autres accidents antérieurs ou contemporains affirment nettement l’existence de la diathèse; ajoutons que, si l’iodure de potassium est administré à temps, l’épreuve thérapeutique doit nécessairement peser d’un grand poids. La science possède quelques rares observations, où l’heureux succès du traitement spécifique a pu confirmer le jugement du clinicien; aucun fait n’est plus instructif à cet égard que celui d’une femme à laquelle Dujardin-Beaumetz donna des soins; iî plusieurs années de distance, derrière des symptômes fort obscurs d’affections utérine, pulmonaire et intestinale, ce médecin distingué sut reconnaître les manifestations tertiaires d’une syphilis protéiforme et procurer une guérison complète au moyen d’une cure ioduréc h
1 Voici le résumé de cette remarquable observation :
Observation. — Une dame de quarante-neuf ans est prise, en 1859, de tous les symptômes d’une affection utérine, qui est soignée par des cautérisations énergiques; elle éprouve en 1860 de violentes migraines; on constate alors les trace d’une syphilis ancienne et des exostoses multiples. L’iodure de polassium fait disparaître ces dernières, et amène la cessation des accès névralgiques.
En 1 862 se déclarent alors des accidents du côté des poumons, hémoptysie, matité , râles sous-crépilants, puis bulleux et caverneux; ces symptômes disparaissent encore au bout d’un an par l’usage prolongé de l’iodurc de potassium.
Enfin en 1863, troisième série d’accidents, mais cette fois du côté de l’estomac >
LÉSIONS DU TUBE DIGESTIF