VI. — Lésions des doigts, dactylito
g 1. — HISTORIQUE. — ÉTIOLOGIE.
La sypbilose des tissus profonds des doigts , décrite depuis quelques années sous le nom de dactylite, mérite d’être étudiée d’une façon spéciale. C’est à Chassaignac (1859) que nous en devons la première observation; vinrent ensuite celles de Nélaton en 1860, Lüche (de Berne), Erlacben 1867, Archambault en 1869, Berg (de Copenhague), Heyfelder (de Saint-Pétersbourg), Risel et Wolkmann (de Halle) en 1870. En 1871, Robert W. Taylor (de New-York), réunissant tous ces faits à ceux qu’il avait observés luimême, fonda l’histoire didactique de cette affection, complétée récemment par la publication de son excellente monographie sur la syphilis osseuse chez les enfants (1876). Citons encore parmi les auteurs dont les noms se rattachent à cette question : Mac Rcady (1871), Curtis, Morgan (1872), Scarenzio (1873) et Galassi (1876). (Voy. Syph. héréditaire.)
La dactylite est rare; on l’observe particulièrement chez l’enfant ou chez les individus d’âge mûr; douze observations dans lesquelles l’âge des sujets est mentionné nous donnent les résultats suivants: 50 ans (2 cas), — 48 ans (1 cas), — 45 ans et 44 ans (2 cas) — 43 ans, 40 ans, 29 ans, 22 ans et 19 ans (1 seul cas).
On peut la voir survenir plus ou moins longtemps après le chancre; nous trouvons en effet, pour cet intervalle, 14 ans, 13 ans, 3 ans, et d’autre part 9 mois, 17 mois, et même 2 mois.