‹ Traité pratique des maladies vénériennesChapitre 157 sur 262 · I. — Lésions du cœur · texte numérisé non relu

I. — Lésions du cœur

Myocardite. — L’histoire de la syphilose myocardiaque repose sur une vingtaine d’observations suivies de nécropsies ; l’intérêt qui s’attache à ce sujet nous a engagé à présenter un résumé succinct de chacune d’elle, ce qui nous permettra d’abréger les descriptions.

Le sexe féminin ne nous fournit que 4 cas sur 19. Rien à noter en ce qui concerne Y âge des malades; 13 cas où il est connu, nous donnent les chiffres suivants : 23 ans, 25 ans, — 28 ans dans 2 cas, — 29 ans, 30 ans, 31 ans, 35 ans, 40 ans, 41 ans, 44 ans, 47 ans, 67 ans. — Mais Y âge de la syphilis nous est plus nettement indiqué , dans G cas l’infection datait de 1 an, — 8 ans dans 2 cas, 1 1 ans, 14 ans, 18 ans; ce qui nous donne une moyenne de dix ans.

LÉSIONS DU CGKUK.

C’esl donc là une manifestation de la période tertiaire, et ce qui le prouve plus encore, c’est de la voir coïncider avec des accidents tardifs, tels que tubercules, ulcères cutanés, ostéopathies du crâne, du tibia, gommes des muscles, du cordon, du foie.

Les parois du ventricule gauche sont le plus fréquemment le siège du mal ; nous les trouvons atteintes dans 11 cas; viennent ensuite celles du ventricule droit (8 cas), celles de l’oreillette droite (3 cas), et enfin celles de la cloison (2 cas). Dans quatre de ces faits la lésion ventriculaire était bilatérale.

Quant à la nature des lésions, elles sont de deux sortes : la gomme et la sclérose et s’associent généralement; reconnaissons tout au moins que, si la première existe quelquefois sans la seconde, le développement isolé et spontané de la sclérose est fort rare, nous dirons même problématique (voy. p. 878).

La sclérose est le résultat d’une myosite diffuse déterminant peu à peu l’induration et la dégénérescence plastique ou fibreuse des éléments musculaires. Facilement reconnaissable à la teinte blanche des (issus et à leur résistance, on la voit s’étendre en auréole autour des gommes, atrophier les muscles papillaires et amener le retrait des cordes qui s’y insèrent.

Les gommes, amas de substance jaunâtre molle et désagrégée proéminant tantôt à l’intérieur tantôt à la surface des ventricules, quelquefois cachées dans leur épaisseur, sont de volume trèsdivers : grosses comme un œuf dans un cas (obs. 3), comparables dans un autre à des pustules de variole (obs. 10), leur nombre varie également dans des limites considérables. 11 n’est pas douteux qu’elles ne soient susceptibles de ramollissement et d’ulcération; dans l’obs. 15, un petit anévrysme intrapariélal occupait, selon toute vraisemblance, la place d’un ancien foyer syphilomaleux et dans deux autres faits (obs. 3 et 5), où nous voyons notée une hémiplégie, il paraît rationnel d’en accuser l’ouverture du foyer dans les cavités sanguines, et l’embolie consécutive. Parmi les complications les plus fréquentes de ces lésions, nous signalerons l'hypertrophie cardiaque, la dégénérescence graisseuse disséminée des fibres musculaires, et la congestion pulmonaire.

La symptomatologie de ces accidents peut à peine être ébauchée actuellement. Palpitations, dyspnée, cyanose sont les phénomènes observés le plus souvent; quelquefois existe une douleur précordiale assez intense. L’auscultation a fait percevoir dans un cas (obs. 4) un bruit systolique à la pointe, et dans un autre (obs. 2) un souffle léger au premier temps.

Noms

dos

Sexe, âge, date

Lésions.

Terminaison.

observateurs.

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