PRONOSTIC. — TRAITEMENT
aboutir à la guérison, lorsqu’il échappe aux complications phagédéniques.
g 3. — PRONOSTIC. — TRAITEMENT.
La vérole maligne est toujours très-grave ; quelquefois elle tue par la désorganisation d’un organe important foie : rein ou cerveau ; nous en avons rapporté des cas dans notre statistique sur la syphilis tertiaire, ou bien elle conduit lentement à la cachexie. Plus fréquemment elle n’est redoutable que par ses récidives et les pertes de substance dont elle crible sans cesse le tégument. Nous avons vu, notamment chez une prosliluée bien connue dans les services de l’Antiquaille l, ces accidents se reproduire pendant des années. Un fait remarquable c’est que le mal borne parfois ses ravages à la peau; les organes profonds, voire môme le squelette ne ressentent aucune atteinte, et la santé générale reste indemne. Enfin, particularité non moins curieuse, il est des cas où la vérole semble s’épuiser dans une première attaque ; le virus fait irruption, soudain les accidcnls éclatent et sévissent avec une intensité extraordinaire, les jours du patient sont en danger; puis cette, crise passée, tout est terminé, la diathèse a disparu sans retour. Nous ne savons rien encore sur la cause réelle d’évolutions aussi diverses.
Est-il besoin d’insister sur la nécessité d’un traitement énergique pour combattre de tels accidents? Quand il y a péril en la demeure on ne saurait administrer trop généreusement les spécifiques. Gomme il faut ménager les voies digestives, nous conseillons de donner le mercure en frictions, soit et préférablement,
' A vingt et un ans, Marie Maz..., aujourd’hui âgée de vingt-huit ans (1871), s’aperçut d’un petit bouton à la lèvre droite; il s’est ulcéré au bout de quatre ou cinq jours. Avant l’éruption, clic souffrit de phénomènes inflammatoires, fièvre violente, douleurs d’estomac, céphalalgie, qui l’obligèrent à garder le lit pendant quinze jours. Huit jours après parut une éruption suivie d’ulcérations. Elles durèrent deux ans et ont laissé sur la face des traces profondes et étendues, de larges pertes de substance blanches, déprimées, sur le front, les lèvres, les seins, les cuisses, les jambes. Ce fut durant cette éruption qu’on commença l’administration du mercure. Elle fut continuée très-longtemps (pilules, liqueur de Van Swieten).
Depuis cette époque, à son dire, elle a eu des récidives incessantes. Depuis deux ans est survenu un lupus syphilitique de la fesse droite, d’énormes ulcérations ecthymateuses se disposant en forme circinée ont circonscrit un espace de peau rouge, dure, cicatricielle, et l’on voit se renouveler cette exsudation avec une persistance incroyable. Aujourd’hui, depuis quelques jours ont reparu d’énormes croûtes rondes, verdâtres, rupioïdes, et cela malgré l’iodure ; n’a jamais eu de plaques ni au gosier, ni aux parties génitales. (Service du professeur Gailleton, 1874.)
SYPHILIS QUATERNAIRE, CACHEXIE SYPHILITIQUE
en fumigations, suivant une méthode très-heureusement rénovée par Horteloup. L’iodure de potassium sera administré par l’estomac ou en lavements. Enfin on prescrira, suivant les indications, fer, quinquina, alcool, café, viande crue; le séjour à la campagne, un exercice modéré, la balnéation, l’hydrothéraphie doivent être considérés comme de précieux adjuvants.
Cazenave, Syphüideserpig., gangrène spontanée ; mort (Ann. des mal. de la peau de Cazenave, t. 1, p. 27, 1843). — Sicherer, Cachexie syphil. [Idem, p. 32). — A. Dumoulin, De la cach. en gén. et de la cach. syph. en part., thèse de Paris n° 225, 1848.— Virchow, La syph. constit., (chap. II, Marasme syph.), p. 20. Paris 1860. — Lorenzo Giacomo, Cura e guar. di un grande ascesso spont. conpiaglie e leucocitosi per sifilide cost. ( Giorn . ital. d. mal. ven., t. II, p. 74, 1866). — Perroud, De la polysteatose viscér. (Journ. de mèd. de Lyon, 1 865) . — Feltz .Diathèses et cachexie, Ih. d’agrég., Strasb., 1865. — Davasse, La syphilis, symptômes cachect., p. 202, Paris 1865. — Benni, Quelques points de la gangr. spont., th. de Paris, 1867. — Maurice Raynaud, Art. Cachexie ( Nouveau Dict. de mèd. et de chir. prat., t. VI, Paris 1867). — Blaciiez, Art. Cachexie (Dict. encycl. des sc. méd., Paris, 1870). — Lane, Cachexie syphilitique (The Lancet, p. 118, 26 juillet).