‹ Traité pratique des maladies vénériennesChapitre 99 sur 262 · II. — Syphilides de la muqueuse anale l · texte numérisé non relu

II. — Syphilides de la muqueuse anale l

Bien que l 'érythème et les papules y soient d’observation fréquente , nous ne nous occuperons ici que des plaques muqueuses. Cet accident est moins fréquent chez la femme que chez l’homme. — Disons immédiatement qu’il ne dépasse pas l’orifice anal ; quelque soin que l’on mette à les rechercher avec le spéculum au delà du sphincter, on peut être sûr que le rectum est absolument exempt de plaques muqueuses, et cela pour une raison anatomique évidente : l’absence de papilles à la surface de la muqueuse rectale. Il y a là une différence digne d’être notée entre l’accident qui nous occupe et les diyerses ulcérations vénériennes, chancrelles, syphilomes, etc.

Rosées au début, à peine saillantes, les syphilides anales prennent de bonne heure le caractère végétant. A l’orifice, on les verra le plus souvent fendillées, disposition que l’on constatera aisément en déplissant la région; on voit alors dans l’interstice de séparation des deux replis une fente qui traverse la plaque muqueuse, et quelquefois même s’étend au delà de la surface muqueuse en suivant la direction du pli cutané. Cette lésion peut causer de vives douleurs pendant la défécation et s’accompagner de névralgie et de contracture.

Parmi les complications ordinaires des plaques syphilitiques anales, nous noterons l 'érythème superficiel aigu analogue à celui que l’on voit se produire pendant la blennorrhagie de cette région; les érosions diffuses, et les rhagades. Ce dernier, résultat de 1 infil tra-

’ Nous rappellerons que les syphilides péri-anales et fessières ont été décrites page 712.

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