TROISIÈME SECTION
Clianci'c ; ljubon syniptomali((Uf; dont le pus a etc inocule après avoir ëte conservé et séché à l’air ; le résultat a été négatif. Le ^raêine pnis couservé fluide dans un tube ouvert a produit la pustule caractéristique.
Caim. . , i’igé de o.4 ans , entré le 1 3 septembre i §3G , salle 7 ,
numéro 3.
Cinq ou six jours après un coït suspect, ce malade fut affecté de chancres sur le gland et au limbe du prépuce. Huit jours plus tard , un bubon s’est montré à droite ; sa marche a été subaiguë ; les douleurs ont été pourtant très vives.
Aujourd’hui la tumeur est volumineuse,* on ne trouve pas de point fluctuant. Dix-sept jours se sont écoulés depuis le début de la maladie ; les chancres sont guéris. Prescription : vésicatoire sur le bubon, pansement avec la solution de sublimé à vingt grains par once d’eau.
Le 1 5, on sent un peu de fluctuation au sommet de la tumeur. Vésicatoire et solution de sublimé.
Le 30, on a déjà pansé six fois par le sublimé; le bubon est ouvert; on inocule le pus à la cuisse droite.
Le L' obtobre, la piqûre a réussi; on la délî'iiit nu moyen <bi uîtrâté d’nrgeiifj
Le 3 , on recueille du pus dans une capsule , et on laisse sécher à Fair libre.
Le 4, on inocule à la cuisse gauche le pus préalablement délayé avec de l’eau.
Le 6, la piqûre faite avec le pus délayé n’a rien produit.
Le 1 0 , on prend du pus dans le bubon , et on le conserve dans un tube ouvert.
Le 12 , on inocule à la cuisse gauche le pus conservé liquide dans le tube.
Le 16, la piqûre d’inoculation est rouge, saillante et pustuleuse ; on la laisse marcher, afin de se bien convaincre de la réusste.
Le 20 , la pustule se rompt , et le chancre est parfaitement caractérisé; on cautérise et l’on panse au vin aromatique. Sur le bubon, application de cataplasmes et d’onguent mercuriel.
Le 21 novembre, le chancre résultant de l’inoculation du pus conservé dans un tube est complètement guéri; on panse le bubon au vin aromatique.
Le malade sort guéri, le 9 janvier 1837.
378 SECONDi PARTIE. — TROISlfenÎE SECTIQîf.
Blennorrhagie , chancre ; bubon symptomatique inoculé avec résultat.
Mex, . , âgé de aS ans , entré le 7 novembre i835 f salle i , numéro fi.
T)epui3 troia mois, ce iiialade est affecté d’une blennorrhagie qui, très aiguë aii début, occasionna de vives douleurs , mais qui bientôt , qnoiqu’on ne fit pas de traitement , passa à l’état chronique.
Il y a vingt-trois jours que, dans un nouveau cnït, le malade contracta des chancres ayant leur siège près du frein, à gauche j quinze jours plus tard, un bubon se développa dans l’aine gauche, Aujourd’hui la blennorrhagie, dont le flux avait un peu augmenté à répoque où les chancres furent contractés, présente tous les caractères de l’état chronique : l’émission des urines se fait sans douleur; on ne sent aucune induration le long du canal de l’urètre ; la matière de l’écoulement est mucoso-purulente, blanchâtre. Le chancre offre quelques points de sa surface à la période de réparation ; il a entamé une partie du frein. Le bubon, développé et à marche sub-aiguë, n’a pas suppuré ; il est dur, et siège dans les gam
OBsIrVATIOîîS pratiques. BÜRONS. 379
gliops superficiels j sa base est mécfiocrement engorgée; il commence à contracter des adhé-^ rençes a la peau.
On ordonne des injections avec racétatc de plomb, et les bols de copahu solidifié par la magnésie.
On cautérise le cbaucre-sur lequel on applique un pansement avec la pommade au calomel et à l’opium.
Sur le bubon, on place un vésicatoire qui doit servir à l’emploi de la solution dé sublimé, à vingt grains par once d’eau.
Le 1 5 novembre, le bubon s’est ouvert spontanément; on inocule son pus a la cuisse gauche par une piqûre.
La blennorrhagie coule peu; ou contiuiie les injections et le copahu.
Le chancre est en voie de réparation; on le cautérise au nitrate d’argent; on fait des panse-^ ments avec de la charpie fine imbibée de vin aromatique.
On ouvre largement le bubon et l’on cautérise son foyer au nitrate d’argent, puis on le couvre 4’un cataplasme.
Le 1 7, la piqûre d’inoculation a réussi ; on la détruit par la cautérisation.
Pour la blennorrhagie, qui ne donne plus que quelques gouttes d’un pus séro-muqueux, on
continue le copahu ; on suspend les injections; le chancre est guéri.
On cautérisé le bubon, sur lequel on applique le pansement avec le vin aromatique.
Le 20; le bubon, dont le fond est rosé, paraît disposé à marcher vers la période de réparation. Le malade sort guéri, le 9 décembre.
Chancre, hlehnorrhagie; bubon symptomatique inoculé avec l’e'sdltat.
Mostb. ,...., âgé de 19 ans , entré le 12 juillet i836, salle 2, numéro 24.
La blennorrhagie date de six mois. Il y a un mois qu’il contracta des chancres de la couronne du gland, dans un nouveau coït. Quatorze jours avant l’entrée du malade, un bubon s’est montré à droite,* sa marche a été aiguë; il est superficiel et peu étendu ; aucun traitement n a été appliqué.
Aujourd’hui la blennorrhagie est peu abondante; le bubon a suppuré jusqu’à sa base, qui ne paraît pas offrir d’induration.
On ouvre, le jour de l’entrée ; lé pus est rougeâtre, peu lié; il y a beaucoup de décollement; on met des cataplasmesi
Contre la bleunorrhée, on donne les injections au nitrate d’argent.
Le 1 D, on inocule le pus du bubon à la cuisse droite par une piqûre.
On remarque que les bords de l’ouverture se sont ulcérés i
Le 18, la piqûre d’inoculation a produit la pustule caractéristique J on la cautérise avec le nitrate d’argent.
Afin d’obtenir le recollement des parois du foyer du bubon, on introduit dans son intérieur delà poudre de cantharides.
Le 6 août , la pustule d’inoculation a été parfaitement détruite par la cautérisation pratiquée le 18 juillet.
La blennorrhagie coule beaucoup moins; on donne le cubèbe à la dose de quatre gros; on continue les injections.
Le 30 , on cautérise fortement au nitrate d’argent le foyer du bubon, qui paraît avoir de la tendance à la cicatrisation, en quelques points de sa surface.
Le 2 septembré, la blennorrhagie ne coule plus; on continue le cubèbe; on suspend les injections.
On cautérise le foyer du bubon, qui, partout, est à la période de réparation.
Le 9, le malade sort guéri.
382 SECONDE EÀRTIE. — ÏROISIÈMË SECTION.
Chancre; bubon à droite et a gauche : le droit sympathique inoculé n’a rien produit ; le gauche symptomatique a doune', par l’inoculation, la pustule caractéristique.
No. , , âgé de iSans, entré le 17 janvier 1S37 , saHe3,hümér0 2i,
Ce malade ne peut préciser l’épôqtte à laquelle il contracta un chancre de la partie interne et supérieure du prépuce ; seulement il croit que le début de la maladie date d’un mois et demi à peu prés. Il y a une vingtaine de jours que deux bubons se sont montrés : un à droite, qui paraît embrasser les ganglions profonds et n’offre de la suppuration qu’au sommet j l’autre à gauche, abcédé dans toute sou étendue; et n affectant que les ganglions superfieielsv
Aujourd’hui le chancre est cicatrisé; on ouvre les deux bubons, et l’ori inocule le pus du bubon droit à la cuisse droite , et celui du bubon gauche à la cuisse gauche.
Après évacuation du pus , le bubon gauche a presque disparu ; à droite, la tumeur est encore volumineuse; afin d’en obtenir la résolution , on doit placer demain un pansement à l’onguent mercuriel.
Du côté gauche, on applique des cataplasmes.
OBSERVATtONS PRATIQUES. - BUBONS. 383
Le 20, aucune des inoculations n’a pris ; mais on remarque que le bubon droit, sur lequel on na pas encore appliqué le pansement mercuriel,, offre une plaie d’ouverture, dont les bords lie se sont pas ulcérés , tandis que, pour le bubon gauche, l’ouverture est arrondie et paraît chancreuse.
On pratique une nouvelle inoculation, dans le même ordre que la première, sur le bubon droit, on applique les pansements à l’onguent mercuriel.
Le bubon gaiicbe est cautérisé et pansé au vin aromatique.
Le 23 , l’inoculation du pus du bubon droit n’a rien produit ; celle du bubon gauche a donné la pustule caractéristique.
Le 24, on détruit la pustulè d’inocülàtiôn avec la pâte dé Vienne.
La tumeur de droite a beaucoup dihainué de Tolume.
Le 27, on cautérise la plaie résultant de Inapplication de la pâte caustique.
Le bubon gauche, pahsé au vin, paraît en voie de cicatrisation.
Le 31 , la cautérisation faite sur la cuisse est guérie.
Le 6 février, le bubon est en bonne voie de cicatrisation.
La tumeur de droite a presque complètement disparu.
Le i 4 , on cautérise légèrement la surface du bubon, qui est presque guéri.
Le 24 , le malade sort; on remarque qu’il reste un peu d’induration au siège du chancre du prépuce.
Chancre ; bubon symptomatique inoculé le jour de l'ouverture sans résultat , et produisant la pustule caractéristique par l’ino- , culation faite le lendemain ; vésicatoire ne s’inoculant pas par le pus chancreux .
Gué». âgé de 28 ans , entré le 6 mai i836 salle 8, numéro 28.
Le chancre du frein a paru ; il y a un mois, sa forme a été régulière, on n’a fait aucun trai^tement. 11 y a huit jours que le buhon s’est montré à droite ; sa marche a été très aiguë, il est aujourd’hui en pleine suppuration et siège dans les ganglions superficiels; autour de la tumeur, le tissu cellulaire offre de l’empâtement.
Aujourd’hui on ouvre le bubon, et l’on inocule le pus, qui sort en grande quantité, à la cuisse gauche, par deux piqûres ; il y a beaucoup de décollement.
Le chancre offre qucdques bourgeons ; on le panse au vin aromatique, et l’on cautérise avec le nitrate d’argent.
OBSERVATIONS RRATIQüES. - BDBONS. 385
Le 1 0 , l’inoculation n’a rien produit , cependant les bords de l’ouverture ont pris l’aspect chancreux ; on attribue la non-réussite à l’inexactitude, attendu la grande quantité de pus phlegraoneux mêlé au pus du chancre ganglionnaire , le jour de l’ouverture.
On pratique une nouvelle inoculation à la cuisse droite. Afin de favoriser le recollement de ses parois, on place, sur le bubon, un vésicatoire.
Le 1 2 , l’inoculation du 4 0 a produit la pustule caractéristique; on la détruit par le nitrate d’argent.
Le 20, le chancre du frein est guéri.
La pustule cautérisée a disparu.
On remarque que le vésicatoire placé sur le bubon ne s’est pas inoculé , quoiqu’il fût baigné par le pus chancreux; il y a tendance au recollement du foyer.
Le 28, mieux marqué, surtout depuis hier; on avait introduit dans le buhon de la poudre de cantharides.
On cautérise et l’on panse au vin aromatique.
Le 30 , le bubon est presque fermé et ne donne plus de pus. On applique des compresses imbibées d’eau blanche.
Le 3 juin, il ne reste plus rien ; le chancre n’a pas laissé d’induration.
Sortie de l’hôpital.
Ckancre ; îymphite suppurée , biibon symptomatiqiiè : inoculation produisant la pustule caractéristique.
Lar. . , âgé de 22 ans , entré le 2G juillet 18.I6 , salle 7 , numéro 15.
Depuis neuf jours seulement, le malade s est aperçu de la présence d’un chancre au frein; l’ulcére est très peu étendu , et parait avoir débuté il y a une vingtaine de jours, vù là période de réparation à laquelle il se trouve aujourd’hui. Sur le dos de la verge on voit une tumeur abcédée et qui paraît avoir été produite par un engorgement lymphatique ; on sent le Vaisseau tendu et légèrement induré depuis l’insertion du prépuce jusque et au delà de la tumeur, vers l’aine droite, où se trouve un bubon naissant : ce bubon appartient aux ganglions superficiels , il est encore sans adhérence aux parties environnantes, et douloureux au toucher. Il n’y a pas de blennorrhagie. Ce malade, d’un tempérament bilioso-sanguin , jouit, du reste, d’une bonne santé ; les fonctions digestives sont dans le meilleur état.
On place vingt- cinq sangsues sur le bubon; on cautérise le chancre avec le nitrate d’argent, et l’on applique des pansements au vin aromatique.
Le 29, on ouvre la tumeur du dos de la verge; elle fournit un pus jaunâtre, peu lié, qu’on inocule, par une seule piqûre, à la cuisse droite. Malgré l’application des sangsues, le bubon marche rapidement : il est déjà adhérent. On place dessus un vésicatoire, qui doit être pansé avec la solution de sublimé à vingt grains par once d’eau.
Le 1 août , l’inoculation de l’abcès lymphatique a produit la pustule caractéristique; du reste , l’aspect du foyer présente tous les caractères du chancre; les bords sont relevés et durs; le fond se recouvre d’une pulpe grisâtre. On cautérise avec le nitrate d’argent et l’on panse au vin aromatique. Dans le bubon, on sent déjà un point fluctuant. On cautérise la pustule de la cuisse droite.
Le 6 > on ouvre le bubon et l’on inocule son pus à la cuisse gauehe.
Pour le reste, même pansement. Le chancre du frein est presque guéri ; celui de la verge offre un fond rosé.
Le 8 , les piqûres du 6 n’ont rien produit ; pourtant les bords de l’incision faite sur le bubon sont ulcérés; on inocule de nouveau à la cuisse droite.
Le Î2, l’inoculation du 8 a réussi et produit la pustule; on cautérise; la première pustule
388 SECONDE PARTIE. - XllOlSlÈMK SECT.OX.
cautérisée a résisté à Faction du caustique ; ou panse au vin aromatique. La base du bubon est dure , la suppuration est peu abondante ; il y a peu de tendance à la réparation ; on suspend le vin aromatique, et l’on panse avecMe l’onguent mercuriel et des cataplasmes.
Le 18, le chancre de la verge offre quelques bourgeons,* sa surface est belle et rosée ; l’ulcère du frein a disparu sans laisser d’induration.
La surface du bubon suppure bien , et sa base paraît se résoudre.
Le 21 , pour le bubon, on reprend la cautérisation et le vin aromatique; l’induration a presc[ue complètement disparu.
Les pustules d’inoculation des cuisses se sont agrandies en décollant la peau.
Le 25 , pour obtenir le recollement de la peau détachée par Faction du pus chancreux , on place sur chaque ulcère des cuisses un vésicatoire et Fon remplit le foy’^er de poudre de cantharides ; le chancre lymphatique de la verge est en bonne voie de guérison ; il ne reste qu’un quart de la surface à cicatriser.
Le 10 septembre, le bubon est presque guéri; l’ulcère de la verge a disparu ; les pustules d’inoculation, depuis l’application de la poudre de cantharides, ont pris un aspect de réparation; la peau s’est presque partout recollée.
Le 20, le bubon est guéri; il ne reste pas d’induration; on cautérise légèrement les ulcères des cuisses, afin d’en sécher la surface.
Le 27, tout est bien guéri; le malade sort de l’hôpital .
Chancre et bubon symptomatique dont le pus a e'té inoculé pur, puis mélangé au chlorure de soude : résultat positif dans le premier cas , négatif dans le second .
Vin. . Pierre, âgé de 28 ans, entré le 28 avril i835, salle 1 , numéro 32,
Il y a douze jours, ce malade s’étant exposé à des rapports suspects , dés le lendemain il s’aperçut d’une écorchure qui bientôt sé constitua en chancre; ce ne fut que huit jours après le début de l’infection que le malade, resté jusqu’alors sans traitement, vit se développer, à droite, un bubon dont la marche a été très rapide et qui a occasionné beaucoup de douleur.
Aujourd’hui la suppuration est manifeste , mais peu étendue ; elle occupe seulement le sommet de la tumeur; les chancres , à l’état d’ulcération, siègent à la base du gland et au frein, point par lequel la maladie a débuté ; on les panse avec
le vin aromatique après les avoir cautérisés; on place des cataplasmes sur le bubon.
Le 30 avril , on ouvre le bubon, qui donne beaucoup de pus ténu et sanieux. On panse le chancre avec la pommade au calomel et à l’opium.
Le 5 mai , on inocule le pus du bubon,- à la cuisse gauche, par une seule piqûre, et sur la cuisse droite, le même pus mêlé à parties égales de chlorure de soude, par deux piqûres.
Le 9 , la piqûre de la cuisse gauche a produit la pustule caractéristique; les deux piqûres faites avec le pus mêlé au chlorure de soude n’ont rien produit; les chancres delà verge sont guéris.
Le 1 8 , on panse, au vin aromatique, le bubon et le chancre de la cuisse qu’on avait laissés ge développer.
Le 30 , le chancre de la cuisse est guéri, mais il reste encore de Fempâtement à la base du bubon; la cicatrice des chancres à la verge est un peu indurée ; on donne la liqueur de Van-S wieten.
Le 14 juin, les indurations vont mieux; le bubon, pansé avec des cataplasmes etde l’onguent mercuriel, s’est beaucoup ramolli.
Le 20, les indurations de la verge ont disparu; il y a du mercurialisme; on suspend la liqueur et l’on touche les gencives avec Facide hydrochlorique; on donne un gargarisme avec du quinquina.
Le 30, rinduration du bubon a disparu, et le malade sort guéri, le 1 1 juillet.
Chancre ; bubon symptomatique inoculé sans résultat le premier jour , puis, au troisième jour , nouvelle inoculation donnant la pustule caractéristique; pus mélangé à l’acide hydroehlorique ne produisant rien.
Barb. . . . , âgé de 20 ans , entré le 20 septembre i836 , salle 8,
Il y a un mois que ce malade a contracté un chancre au côté droit du frein; dix jours plus tard, un bubon s’est montré dans l’aine droite; sa marche a été sub-aiguë.
Aujourd’bui le chancre peu développé, maïs régulier dans sa forme, paraît, presqu’en tous les points de sa^ surface, à la période de réparation. Le bubon a son siège dans un ganglion superficiel; il est peu volumineux , et adlière à sa base et à la peau; il n’y a pas d’induration; la tumeur est entièrement abcédée ; on ouvre, et il sort beaucoup de pus verdâtre, peu lié; on inocule de suite, par une piqûre, à la cuisse droite.
On cautérise le chancre, puis on applique le pansement au vin aromatique.
392 SKCONDE PARTIE. — TROISIÈWE SECTION.
Le 24, l’inoculation n’a rien produit; cependant les bords de l’ouverture du bubon ont pris l’aspect chancreux.
On inocule de nouveau à la cuisse gauche, puis on prend du pus (le même qui a servi à l’inoculation), et après l’avoir mêlé à quelques gouttes d’acide hydrochlorique on le porte , par deux piqûres, sur la cuisse droite.
Le 27, la piqûre faite à la cuisse gauche a produit la pustule caractéristique ; le pus mélangé à l’acide n’a rien produit.
Le 28, on panse le bubon avec le vin aromatique.
La peau décollée qui le couvrait est presque tout à fait détruite par Fulcération; on cautérise le fond du chancre ganglionnaire.
On détruit la pustule d’inoculation par le nitrate d’argent.
Le chancre du frein est presque guéri.
Le i novembre , le bubon offre" les bourgeons charnus de la période de réparation régulière; il n’y a pas d’induration à la base.
Le chancre du frein a disparu ; la pustule d’inoculation, cautérisée le 28 octobre, a été modifiée dans sa nature et paraît ne pas faire de progrès.
Le 10, la pustule d’inoculation est guérie ; le bubon est à moitié fermé; on cautérise au nitrate d’argent et l’on panse au vin aromatique.
Le 19, le malade sort guéri.
Chancre; bubon symptomatique , pus conservé dans un tube; inoculé avec résultat.
Joie. . , âgé de ai ans , entré le i4 octobre i836 , salle 2 , numéro 28.
Ce malade contracta des chancres du frein il y a un mois et demi; quinze jours plus tard, un bubon se développa du côté droit, sa marche a été sub-aiguë ; aujourd’hui les chancres sont encore à l’état aigu, le bubon a suppuré, il paraît superficiel; ôn ne sent pas d’engorgement à sa base.
11 y a neuf jours que le bubon s’est ouvert spontanément; la peau décollée, qui recouvre le foyer, est ulcérée et indique la nature du pus dont 011 remplit un tube ouvert à ses deux extrémités.
On cautérise les chancres et le bubon ; on panse au vin aromatique.
Le 22, oh inocule le pus conservé dans le tube; on continue les pansements au vin et la cautérisation.
Le 24, la piqûre d’inoculation a réussi.
Le 28, la pustule est très belle.
Le 31 , on la cautérise avec le nitrate d’argent.
Le 4 novembre, malgré la cautérisation, l’inoculation a marché; le chancre et le bubon paraissent tendre vers la période de réparation; mais, à la base , on remarque un peu d’induration.
Le 8 , le chancre du frein est presque cicatrisé; le bubon va mieux et offre quelques bourgeons charnus ; la pustule de la cuisse , quoique modifiée dans son aspect, n’a pas été détruite; ces divers points donnent peu de suppuration.
On panse le bubon et le chancre de la cuisse avec l’onguent mercuriel.
On donne les pilules de proto-iodure de mercure, le sirop et la tisane sudorifiques.
Le 22, l’induration a beaucoup diminué; le chancre de la cuisse est cicatrisé.
On cautérise les bourgeons charnus qui couvrent le bubon.
Le 26, il n’y a plus d’induration; le bubon est presque cicatrisé.
On cautérise superficiellement, de* manière à sécher la surface de Tulcère.
Le malade sort guéri, le 30 novembre; partout
OBSERVATIOjSS pratiques. - BUBONS. 395
où les ulcères ont eu leur siège, il ne reste aucune trace d’induration.
La santé du malade est dans le meilleur état.
Chancre ; bubon symptomatique ; inoculation, sans résultat, du premier pus sorti au moment de l’ouverture du bubon ; production de la pustule par le pus pris au fond du foyer.
Bes. . . , âgé de 23 ans , entré le tiS décembre i836 , salle 8 , numéro 2.
Le chancre, qui siégea la partie latérale gauche du frein, dure depuis un mois; le bubon de Taine droite a pris naissance il y a quinze jours.
La marche du bubon a été aiguë ; le malade a beaucoup souffert; la tumeur paraît occuper les ganglions superficiels ; la base est peu engorgée.
Le chancre, pour lequel on ne fait aucun traitement , offre sur tous les points de sa surface les marques delà période de réparation.
Le 24, on ouvre le bubon et Ton inocule, à la cuisse droite, le premier pus sorti au moment de l’ouverture ; puis , sur la cuisse gauche , le pus recueilli sur le fond du foyer.
On cautérise le chancre et Ton panse au vin aromatique.
Le 27, à la cuisse droite, l’inoeulation faife avec le premier jet de pus n’a rien produit, tandis que le pus du fond du bubon a donné, sur la cuisse gauche, la pustule caractéristique.
Le 28, on cautérise la pustule d’inoculation afin de la détruire.
Le bubon a pris l’aspect chancreux; la peau qui le recouvre est ulcérée.
On cautérise au nitrate d’argent et l’on panse au vin.
Le 10 janvier, le chancre est guéri; le bubon paraît modifié ; on continue le pansement au vin.
Le 1 8, on s’aperçoit que le bubon suppure peu; la base parait s’indurer; on suspend les pansements au vin et on applique de l’onguent mercuriel.
Le 20, la suppuration est rétablie; la base du bubon est très ramollie et affaissée au niveau des parties environnantes.
Le 28, on reprend les pansements au vin et la cautérisation.
Le 30 , la surface de l’ulcère est en bonne voie de cicatrisation ; déjà toute la partie supérieure est couverte d’une membrane lisse et rose.
Le 6 février, guérison complète ; à la place du chancre du gland, il ne reste pas d’induration.
Chancre; bubon symptomatique ; inoculation, le jour de l’ouverture, du pus superficiel et du pus profond, avec re'sultat positif.
J. . . , âgé (le 24 ans , entré le 24 janvier 1887 , salle 3 , numéro i4 .
La maladie date de deux mois; les chancjes siègent au frein, à gauche, et à la face interne du prépuce, côté droit. Il y a un mois qu’un bubon s’est développé du côté gauche; sa marche a été sub-aiguë.
Aujourd’hui il y a beaucoup de décollement au bubon , qui paraît entièrement ramolli jusqu’à la b se.
Les chancres sont, en partie, à la période de réparation.
Le 25 janvier, on ouvre le bubon, dont s’échappe un pus sanieux de mauvaise odeur et comme décomposé ; le pus fourni par le premier jet est inoculé, par une seule piqûre, à la cuisse gauche, et le pus recueilli à la surface du fond du foyer, à la cuisse droite, aussi par une seule piqûre ; sur le bubon ouvert, on place des cataplasmes; le chancre, cautérisé par le nitrate d’argent, est pansé au vin aromatique.
Le 26, les points inoculés sur les deux cuisses sont rouges et tuméfiés.
Le 27 y les inoculations ont réussi des deux côtés; la pustule est bien formée, mais encore peu étendue. Pour le chancre et le bubon, on continue les mêmes pansements.
Le 30, les pustules, pleines de pus, offrent tous les caractères de la pustule chancreuse.
Le|31, on divise les pustules , et on voit, au dessous, la peau traversée dans toute son épaisseur par le chancre dont les bords sont taillés à pic: on cautérise au nitrate d’argent.
Le 1“ février, le nitrate d’argent paraît ne pas avoir détruit assez profondément les chancres d’inoculation sur lesquels on applique la pâte de Vienne ; le bubon est cautérisé par le nitrate d’argent et pansé au vin aromatique.
Les chancres sont presque guéris ; on les cautérise légèrement et d’une manière siccative.
Le 6 , la pâte de Vienne a détruit les chancres d’inoculation dont la surface paraît bien disposée pour une cicatrisation régulière ; on applique les pansements au vin.
Les chancres du prépuce et du gland sont complètement cicatrisés sans laisser d’induration sur le lieu de leur siège.
Le 1 0 , les points cautérisés par la pâte de Vienne sont presque complètement cicatrisés ; le bubon va mieux , mais les boürgeons charnus se
développant avec lenteur; on place, dans le foyer, de la poudre de cantharides.
Le 14, cicatrisation complète des points inoculés.
Le bubon prend tous les caractères de la période de cicatrisation ; l’étendue de la surface a diminué d’un quart.
Le 18 , nouvelle application de poudre de cantharides.
Le 21 , la cicatrisation marche rapidement ; on cautérise superficiellement , et Fon applique le vin aromatique.
Le 25 , le bubon est presque complètement cicatrisé sans qu’il reste d’induration à la base.
Le 2 mars, on applique des compresses imbibées d’eau blanche.
Le T , le malade sort guéri.
Chancre; bubon symptomatique; inocuiation du pus profond et du pus stipsrficiel sans résultat , le jour de l’ouverture; inoculation produisant la irustule deux jours plus tard.
Jaw- . . . , âgé de 21 aris , enti’é le 2 décembi'e i836 , salle 2 , numéro G.
Il y a un mois que ce malade contmcta des chancres du gland et du prépuce; dès le début, il
400 seconde partie. - TROISIÈME SEClTOJi.
fit usage de pansement au cérat opiacé; deux jours plus tard, un bubon se développa dans l’aine gauche ; il est aujourd’hui en pleine suppuration ; il n’y a que fort peu d’engorgement à la base.
Le 6 , on ouvre le bubon; le premier pus est inoculé, par deux piqûres, à la cuisse droite, et le pus recueilli sur la surface du fond du foyer, à la cuisse gauche, par deux piqûres ; on cautérise au nitrate d’argent un très petit chancre, en réparation, ayant son siège prés du frein ; la place des premiers chancres n’offre pas de trace d’induration; on place des cataplasmes sur le hubon.
Le 9, aucune des inoculations n’a pris ; cependant le^ bords de l’ouverture sont ulcérés et la plaie s’est arrondie ; on inocule de nouveau à la cuisse gauche par une seule piqûre.
On cautérise le buhon et l’on panse au vin aromatique.
Le 10, la piqûre d’inoculation faite le 9 est rouge et élevée; pour le bubon, même pansement.
Le 14, la pustule d’inoculation est formée; on la cautérise au nitrate d’argent ; on panse le bubon avec des cataplasmes et de l’onguent mercuriel.
Le 20 , on reprend les pansements au vin aromatique et les cautérisations au nitrate d’argent.
Le fond du bubon offre des bourgeons charnus; il y a tendance à la réparation.
Le malade sort guéri, le 5 janvier.
Chancre; bubon symptomatique ; inoculation du pus superficiel et du pus profond , le jour de l’ouverture , re'sultat négatif pour le premier et positif pour le second.
Quikl, . âge' de 22 ans., entre le 2 de'ccmbre i83G , salle 2 , nume'r0 2i.
Dix jours après l’apparition des chancres sur le gland, un bubon s’est développé à gauche ; sa marche a été aiguë, malgré deux applications de sangsues. Le foyer est vaste et la peau amincie.
Le 7 décembre , on ouvre le bubon et l’on inocule de suite le pus superficiel sur la cuisse gauche, et le pus, pris par expression , du fond de la plaie sur la cuisse droite.
Le 10, la piqûre faite sur la cuisse gauche avec le premier jet de pus échappé au moment de l’ouverture du bubon n’a rien donné ; mais , à.droite, l’inoculation du pus recueilli sur la surface ulcérée qui forme le fond du foyer a produit la pustule caractéristit[ue.
Le 12, on cautérise la pustule d’inoculation; les chancres du gland ,, cautérisés avec le nitrate d’argent et pansés au vin aromatique , sont en pleine voie de réparation ; on panse le bubon avec du cérat opiacé.
Le '1 7 , les chancres de la verge sont guéris ; on panse le bubon avec des cataplasmes et de l’onguent mercuriel.
Le 26, pansement du bubon par le vin aromatique, et la cautérisation au nitrate d’argent.
Le 9 janvier 1837, le malade sort guéri.
Chancre ; bubon symptomatique ; inoculation du pus du bubon, le jour de l’ouverture , donnant la pustule caractéristique.
Been . , âgé de 22 ans , entre le 22 novembre i836, salle 2,
numéro i.
Chez ce malade, l’appa rition de chancres date de deux mois à peu prés; ils se sont montrés six jours après le coït ; le bubon s’est développé il y a quinze jours; il n’y a pas eu de traitement.
Aujourd’hui le bubon a suppuré; à droite, vers la base du gland, on remarque un petit chancre offrant quelques points en réparation.
Le 23, on ouvre le bubon, qui donne beaucoup
OBSERfATiftTÎ^S PRATIQUES. — - BUBONS. 403
de pus sanguinolent ; après avoir bien abstergé , on recueille le pus sur la surface du fond du foyer et l’on inocule à la cuisse gauche ; en même temps on inocule le pus du chancre sur la cuisse droite ; sur le bubon , pn place les cataplasmes j on cautérise les chancres au nitrate d’argent; les pansements sont faits au vin aromatique.
Le 26 , la piqûre d’inoculation faite avec le pus du bubon recueilli sur' le fond du foyer, le jour de l’ouverture, a produit la pustule caractéristique ; il en est de même de l’inoculation faite avec le pus du chancre.
Le 27 , le malade a écorché la pustule d’inoculation; le chancre du gland est guéri; le bubon, dont l’ouverture s’est ulcérée, est cautérisé et pansé au vin aromatique.
Le 29, les pustules d’inoculation se sont reformées; on les cautérise au nitrate d’argent; le bubon est en voie de guérison ; on panse au vin aromatique.
Le malade sort guéri, lé \ 6 décembre.
Chanci’e ; bubon et lympliite : inoculation du pus île jour de l’ou- Terture, sans résultat, et avec production de pustule par l’inoculation faite le lendemain pustule inoculée avec résultat.
Mass. . . , âgé de 22 ans, entré le 2 décembre 1836 , salle 8 , numéro 5.
Il y a six semaines que ce malade contracta des chancres de la couronne du gland; la forme des ulcères est régulière , arrondie ; les bords et la base légèrement indurés. Pendant les premiers jours, il y a eu beaucoup d’irritation ; mais l’état inflammatoire a bientôt cédé au régime et à des lotions émollientes ; on n’a pas appliqué de traitement.
Depuis huit jours, vers la racine de la verge, à sa partie supérieure et droite, sur un lymphatique dont le trajet est marqué par une ligne rouge et un cordon induré , une petite tumeur s’est formée ; presqu’en même temps un bubon s’est développé dans l’aine droite.
Aujourd’hui la tumeur lymphatique a suppuré. Dans le bubon, on ne peut encore reconnaître de fluctuation; toutefois la marche est très aiguë; la tumeur a son siège dans les ganglions superficiels.
La surface des ulcères offre quelques points à la période de réparation .
Le 6, on ouvre l’abcès lymphatique et l’on inocule le pus du premier jet par des piqûres à la cuisse droite ; le pus du fond du foyer n’est pas inoculé, parce qu’il est mêlé de beaucoup de sang.
On cautérise les chancres et l’on applique les pansements au vin aromatique.
Sur le bubon on place des cataplasmes.
Le T, il n’y a pas de rougeur à la piqûre d'inoculation; on prend du pus du fond du foyer de l’abcès lymphatique, et on le porte, par une seule piqûre, sur la cuisse gauche.
On applique le pansement au vin et on cautérise le foyer ouvert sur le trajet du lymphatique, car son aspect est tout à fait chancreux.
Le 10, l’inoculation faite le 6 à la cuisse droite n’a rien produit : celle du 7 a donné la pustule caractéristique très développée; on la déchire et l’on inocule son pus à la cuisse droite par une piqûre.
Le 13, l’inoculation faite avec le pus de la pustule a donné un résultat positif. On détruit, par la cautérisation , cette dernière pustule.
Le bubon a suppuré ; ou l’ouvre et l’on inocule le pus du premier Jet à la cuisse droite et le pus du fond à la cuisse gauche, au dessus de la
406 SECONDE PÂRTik. — TROISIÈME SECTION.
première indcùlation J lés bliancrés du gland sont presque guéris , mais leur base ést indurée.
Le 1 6, rinocülation du pus superficiel du bubon à la cuisse droite n’a rien donnée celle du pus profond à la cuisse gauche a produit la pustule caractéristiques.
Les bords de Fincision d’ouverture ont pris l’aspect chancreux.
Contre la tendâncé à Findurâtiort , on ordonne les pilules de proto-iodure demercurej le sirop et la tisane sudorifique.
Le 20 , les chancres de la verge sont guéris ; le lymphatique abcédé est à la période de réparation vicieuse; il y a peu de tendance s la cicatrisation par suite de l’induration de la base de Fulcére.
Lé bubon et les inoculations de la cuisse gauche sont à la période de progrès ; on applique la cautérisation et le pansement au vin.
Le 30, sous l’influence des pilules de protoiodure, les ulcères ont pris un meilleur aspect; leur fond paraît rosé; la suppuration est de bonne nature ; Finduration a diminué.
Les inoculations de la cuisse gauche ont amené du décollement; mais, afin d’exciter à la cicatrisation et à la production de bourgeons charnus, on les couvre d’un vésicatoire. Le bubon va mieux; il n’est plus couvert d’une membrane
grisâtre ; son fond est rosé et produit dès bourgeons charnus.
L’ulcération du vaisseau lymphatique à beaucoup diminué d’étendue, et sa base indurée se résout bien.
Le 1 0 janvier, l’induration qui restait au siège (les chancres primitifs du gland a disparu ; la plaie de la racine de la verge est fermée et laisse à peine un peu dé dureté à la cicatrice ; presque toute la surface du bubon inguinal est à la période de réparation franche.
Les chancres de la cUissé sont cicatrisés; il n’y a plus de base dure.
Le 27 , tout èst guéri , et le malade sort de l’hôpital.
Pendant tout le traitement, ce malade, d\in tempérament lymphatico-sanguin, n’a paru éprouver aucune altération dans l’état satisfaisant -de sa santé, et ses fonctions ont toujours été très régulières.
Chancre à la période de réparation ; bubon S3'mpatbique : inoculation sans résultat. '
M. . . , âgé de 22. ans, entré le 6 juin i835 , salle i , numéro 39.
■ Ce malade contracta des chancres il y a cinq
semaines; puis, dix jours après leur apparition, un bubon se montra dans Taine gauche ; sa marche a été sub-aiguë.
Aujourd’hui au frein, au limbe du prépuce et à la racine de la verge , on voit des ulcérations offrant tous les caractères de la période de réparation ; le bubon a suppuré ; la base est large et pourtant assez ramollie.
Le 8, on ouvre le bubon, qui fournit un pus crémeux, et Ton inocule sur la cuisse gauche par deux piqûres.
On inocule , en même temps , le pus des chancres du frein, qiii est celui qui offre encore quelques points de sa surface ayant Tapparence de la période ulcérative , à la cuisse droite, par une seule piqûre.
Sur le bubon on place des cataplasmes.
Les chancres sont cautérisés pour réprimer quelques bourgeons charnus et pansés au cérat opiacé.
Le 42, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit.
Le 43 , on inocule le pus du bubon à la cuisse gauche.
Les chancres sont presque guéris ; pn cautérise superficiellement pour obtenir la cicatrisation; la base du bubon est bien ramollie; les bords de la plaie paraissent comme ulcérés, mais eet état
OBSERVATIOINS PRATIQUES. - BUBONS.
semble dépendre du défaut de vitalité par d’un trop grand amincissement de la peau.
.Le 15 , les piqûres d’inoculation n’ont produit; on inocule, de nouveau , 'le pus pids sur les bords de l’ouverture en un point qui Pa . raît à la période d’ulcération croissante.
Le 20, l’inoculation n’a rien donné.
On cautérise l’ouverture du bubon dont le foyçr ne produit plus de pus.
Chancre 5 bubon sympathique , inocule' sans résultat.
Bacji. . , jJgc de 19 ans . entré le 1 1 octobre i830 , salle 7 > numéro 20.
Une dizaine de jours après l’apparition d’un chancre du prépuce dont le malade ne petit préciser le début, un bubon se montra à droite; il est, aujourd’hui, abcédé et ramolli jusqu’à la. base ; la tumeur n’est pas très volumineuse.
Le 1 2 , on ouvre et l’oii inocule de suite le pus recueilli au fond du foyer, à la cuisse droite, par deux piqûres ; on prend du pus dans un tube de verre. Après l’ouverture, le bubo.n s’est complètement vidé; on le couvre de câlaplàsmess
Le 16, rinoculàtion du 12 n’a rien produit; la suppuration du bubon a beaucoup diiriinué.
Le 24, on inocule à la cüissè gauche lé pus recueilli le '12 , aü fond du bubon.
Le 2T , l’inoculation du 24 demeure sans résultat; le bubon ne fournil plus de pus; on cautérise des bourgeons charnus développés à l’ouverture.
Le 25 , le malade sort guéri.
cil ancre phagédénique gangreneux; bubon sympathique, inoculé sans résultat.
FiNÀRG. . . , âgé dé 25 ans, entré le 7 octobre i836 , salle 8, numéro 21.
Chez ce sujet ^ lé début de la maladie daté de cinq semaines : il se forma d’abord un bouton à la partie supérieure et antérieure de la verge; la marche fut semblable à cèlle de la pustule d’inoculation; à la partie supérieure de la racine dü gland, un chancre s’établit par suite d’écorchure. Les deux ulcères demeurèrent, pendant une huitaine de jours, sans faire de progrès marqués ; mais, à la suite de fortes fatigues et de fréquents écarts de régime, l’état phagédénique gangreneux
OBSERVATIONS PRATIQUES. BUBONS. 4 i 1
se déclara, amené par un excès d’inflammation; la surface des plaies s’étendit rapidement : alors on eut recours aux émollients et au cérat opiacé. Les progrès du mal furent bientôt arrêtés ; mais au gland surtout, la perte de substance était profonde , rulcère marchait vers la cicatrisation assez régulièrement , lorsqu’à la suite de quelques courses, il s’est irrité, et, dés le lendemain, le malade a senti de la douleur dans l’aine, où s’est montré un bubon dont la marche a été très aiguë ; on le traite , dès le début, par des frictions mercurielles, et les chancres ont été soumis à des applications d’onguent mercuriel.
Aujourd’hui, dix jours après la naissance du bubon, sa masse totale est abcédée; il y a de l’engorgement à la base , qui paraît adhérer assez profondément aux parties sous-jacentes; les chancres offrent tous les caractères de la période de réparation.
Le 8 , on ouvre le buhon, qui fournit un pus verdâtre sanguinolent, qu’on inocule par deux piqûres à la cuisse droite ; on prend de ce pus dans un tube.
Par suite des frictions et pansements mercuriels , il y a déjà un comnaencement de stomatite; on cautérise les gencives avec l’acide hydrochlorique et Ton donne un gargarisme au sulfate d’alumine. Sur le bubon on place des cataplas-
mes J les chancres sont cautérisés légèrement et pansés au vin aromatique.
Le 1 0 , l’inoculation du 8 n’a rien produit; on inocule de nouveau le pus du bubon et le pus conservé dans le tube , le premier à gauche , le second à droite.
Même pansement.
Le 12, aucune des inoculations pratiquées le 1 0 n’a rien produit; les chancres marchent très vite vers la cicatrisation ; le bubon est presque fermé ;, il reste à sa base un peu d’engorgement profond.
On inocule de nouveau le pus recueilli dans le tube le 8.
Le 17, il lie reste qu’une petite portion du chancre du glaiid; celui de la peau de la verge est cicatrisé.
Le bubon est fermé ; l’on, applique dessus des compresses imbibées d’eau blanche et on pratique la compression.
Le 22, tout est cicatrisé sans laisser d’induration; la santé générale du sujet, dont le tempérament est sanguin , se trouve dans le meilleur état possible.
Le 25, la guérison .est jugée complète, et la sortie de l’hôpital a lieu.
Blennorrhagie ; bubon sjmpalhiquc ; inoculation sans re'sultat. ,
Beb . . , âge' de 22 ans , entré le 2 1 septembre 1 836 , salle 8 , nume'ro 21.
On ne peut préciser la date de la blennorrhagie, qui, a diverses époques , a eu des recrudescences occasionnées par des excès de coït j depuis une vingtaine de jours , un bubon s’est montré à droite; sa marche a été sub-aiguë.
Aujourd’hui la blennorrhagie est à l’état aigu et donne une matière purulente verdâtre.
Le bubon, assez volumineux, a peu de suppuration ; on le couvre de cataplasmes.
Le 22 , on inocule le pus blennorrhagique à la cuisse gauche par deux piqûres .
Le 29, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit.
On ouvre le bubon dont le pus est blanchâtre, crémeux. 11 reste peu d’engorgement à la base.
Des sangsues appliquées le 22 au périnée ont diminué de beaucoup l’état inflammatoire.
On inocule , de nouveau , le pus blennorrhagique à la cuisse gauche. On prend du pus dans un tuhe.
Le 30, les inoculations du 26 n’ont rien produit
contre la blennorrhagie ; on donne le cubébe et les injections au nitrate d’argent.
Le foyer du bubon s’est beaucoup rétréci;. les bords de l’incision d’ouverture ne se sont pas ulcérés.
Le 4 octobre , on inocule le pus conservé dans un tube le 26 septembre. '
La blennorrhagie ne coule plus. Le bubon est fermé.
Le 7 , Finoculation du pus conservé dans le tube n’a rien produit à la cuisse droite.
La blennorrhagie est complètement tarie, et le bubon fermé ne laisse point d’induration.
Le malade sort guéri. •
Cliaucre ; bubon sympathique ; inoculé sans résultat.
Tn. . . . , Égé de 2i ans , entré le 19 août i836 , salle 8, .numéro 4.
Il y a quinze jôurs que ce malade contracta un chancre sur la peau du prépuce, à la partie supérieure; à partir du lendemain, un bubon se montra dans l’aine droite ; sa marche a été aigue et douloureuse ; là suppuration est bientôt arrivée et s’est emparée delà presque totalité de la tumeur,
. OBSERYATIONS PRATIQUES — BÜBOXS. 415
qui parait formée par leç ganglions snperficiels ; la peau qui la recouvre est très amincie.
Le 20j on ouvre le bubon, qiii donne beaucoup de pus arrivant du tissu cellulaire péri-ganglionnaire; après avoir vidé la tumeur, il reste un paquet de ganglions engorgés et durs. ,
On inocule le pus du fqnd du foyer à la puisse droite.
On cautérise le chandre et on le panse au vin aromatique.
Le 24, l’inoculation n’a point réussi.
Sur le bubon j, on place un vésicatoire dans le but d’activer le recollement et d’amener là résolution des ganglions engorgés.
. Le 30 , le cbancïe est en bonne voie de guérison; mais le bubon reste stationnaire.
On enlève la peau trop décollée qui recouvre le foyer au fond duquel on voit la tumeur ganglionnaire.
Le 6 septembre , on panse à l’onguent mercüriel , et l’on applique des cataplasmes.
Le 14, il y a du mieux; le chancre est guéri sans laisser d’induration.
La surface du bubon se cicatrise; mais la tumeur ganglionnaire diminue peu.
Le 30 , on applique la compression.
Le \ 0 octobre , la résolution se fait bien et marche rapidement.
Le 18, il ne reste presque plus de dureté.
Le malade sort guéri.
Cliancre bâbon sympathique , inoculé sans résultat.
Be . . , âgé de 27 ans , entré le 25 novembre i836 , salle 8 , numéro 2. ,
Il y a six semaines que ce malade est affecté de chancre; il n’y a pas eu de traitement régulier.
Aujourd’hui les chancres sont partout à la période de réparation depuis quinze jours à peu* près , et leur surface est couverte de bourgeons charnus très développés.
ïl y a douze jours qu’un bubon s’est montré à droite ; sa marche a été aiguë , et lâ suppuration est maintenant sensible.
Le 27, on ouvre ; le pus est verdâtre, crémeux; on inocule par deux piqûres à la cuisse droite.
On cautérise le chancre et l’on panse au vin aromatique; on place des cataplasmes sur le bubon.
Le 30, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit ; le chancre se cicatrise bien.
Le bubon offre peu d’induration à sa base ; la suppuration est abondante.
Le 10, le chancre est guéri; pour obtenir le recollement du foyer du bubon^ on y introduit de la poudre de cantharides.
Le 20, la moitié du foyer est cicatrisée; l’engorgement de la base a presque complètement disparu.
Le 23, tout est guéri; le malade sort.
Chancre , balanite, phimosis; bubon sympathique inoculé sans résultat.
Joiü..., âgé de 21 ans, entré le 3i juillet i835,' salle i, numéro 69.
Il y a un mois et demi que ce malade contracta des chancres dont il s’aperçut, dit-il, trois jours après un coït suspect; quinze jours plus tard, par suite de fortes fatigues, il s’est établi une balanite et un phimosis. Alors, dés le quatriémejour, un bubon s’est montré à droite : sa marche a été lente.
Aujourd’hui on sent un peu de fluctuation au bubon; la pression occasionne de la douleur; le phimosis, quoique n’étant pas très enflammé, ne permet pas de découvrir le gland, sur lequel, àtravers la peau du prépuce, on sent divers points indurés.
418 SECOiXDE PAllïiE. - 'iEOiSlÈJIE SECTION.
Le 7 août, on ouvre le bubon, f|ui donne un peu de pus- mêlé de sang ; on praticpie rinociilation à la cuisse droite par deux picfiires.
On cautérise la balanite, et sur le bubon on applique des cataplasmes.
Le 12, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit ; afin de résoudre* Fengorgement du ganglion de l’aine, on applique les pansements avec l’onguent mercuriel.
Le 20 , le bubon se résout lentement; les bords de son ouverture ne se sont pas ulcérés.
On peut découvrir le gland, qui présente, prés du frein , un chancre à la période de réparation et sur lequel on fait des pansements au vin aromatique.
Le 30 , mieux marqué; le bubon a presque disparu ; le chancre est guéri.
On applique la compression et Feau blanche.
Le 11 septembre, le malade sort guéri.
Blennorrhagie ; bubon sympatliicj;ue ; inoculation sans résultat.
Joie. . , âgé de 22 ans , entré le ê'o décemhre iSâG , salIéS, numéro ig.
Un mois après le début d’une blennorrliagi
OBSEUVAïlONS PRATIQUES. — BÜBOJiS. 419
dont la durée a été de deux mois, un bubon s’est montré à gauche; sa marche a été tout' à fait lente , et ce n’est qu’aprés trois mois que la suppuration s’est emparée de la tumeur.
Aujourd’hui elle est ramollie dans sa presque totalité; on ouvre et l’on inocule le pus superficiel à la cuisse gauche par deux piqûres; le pus recueilli à la surface du fond du foyer est inoculé de même sur la cuisse droite; on applique des cataplasmes.
Le 23, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit; on inocule de nouveau.
Afin d’obtenir le recollement des parois du vaste foyer, on y introduit de la poudre de cantharides.
Le 25, malgré l’amincissement de la peau, le bourgeonnement produit par les cantharides a amené la diminution des trois quarts du foyer du bubon ; on applique de nouveau de la poudre de cantharides.
Le 9 janvier, le malacle sort guéri.
Chancre ; bubon sympathique inocule sans re'sultat.
Foücn.. , âge' de 28 ans, entre' le 8 avril i83G, saUe 3, numéro 18.
Chez ce malade, l’infection chancreuse date d’un mois et demi, et lé bubon siégeant à droite, de quinze jours.
Aujourd’hui les chancres sont à la période de réparation. Il n’y a pas eu de traitement.
Le bubon a suppuré ; sa base est large et offre de l’induration; on ouvre et l’on inoculeà la cuisse droite, par deux piqûres , son pus crémeux et blanchâtre.
On cautérise les chancres et on les panse au vin aromatique.
Le 12, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit ; on peut remarquer que les bords de l’ouverture du bubon ne se sont pas ulcérés; pour faciliter la résolution de la base , on applique un vésicatoire sur la tumeur; demain, les pansements seront faits avec de l’onguent mercuriel.
Le 20 , sous l’influence de la cautérisation et des pansements au vin aromatique , les chancres sont prescjue guéris.
Du côté gauche, on remarque dans l’aine une
petite tumeur tout à fait indolente, qui paraît pourtant se développer , mais très lentement.
Le 29, sur la tumeur du côté gauche, on applique un vésicatoire.
Le bubon de droite a beaucoup diminué de volume, par suite des pansements à l’onguent mercuriel.
Le 3 mai j on sent de la fluctuation au bubon gauche , sur lequel on applique un plumasseau de charpie imbibé de la solution de sublimé.
Le 9, la suppuration est manifeste à gauche j on ouvre , et il sort un pus ténu et roussâtre , qu’on inocule* sur la cuisse gauche.
Le 10, l’inoculation n’a rien produit; le bubon de droite est entièrement fondu.
Celui de gauche a presque disparu après évacuation du pus.
Le 12, le bubon droit est guéri ; les chancres n’ont pas laissé d’induration.
On applique des cataplasmes sur le bubon de gauche, dont une partie du foyer est déjàrecollée.
Le malade sort guéri , le 13.
Chancre; bubon sympathique inoculé sans résultat.
Chais». . . , û^é de 28 ans , enti’é le 17 mai i836 , salle 3 , numéro i4.
Ce malade, affecté de chancres siégeant au voisinage du frein, porte , du côté droit, un bubon qui a débuté il y a quinze jours ^ sa marche a été aiguë; aujourd’hui la suppuration est complète; il n’y a pas d’engorgement à la base.
Le 4 9 , on ouvre le bubon, qui donne un pus épais , blanchâtre et filant, qu’on inocule à la cuisse droite.
On cautérise le chancre, dont quelques points "paraissent à la période de réparation.
Le 21, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit; du reste, les bords de l’ouverture du bubon sont demeurés rapprochés et sans ulcération; on panse les chancres au vin aromatique; sur le bubon, on applique des cataplasmes.
. Le 28, les chancres sont presque guéris , et le foyer du bubon aux trois quarts recollé.
Le malade sort guéri, le 19 juillet.
Blennorrhagie; hubpu sympathique superficiel : inoculatioa sans re'sultati - '
Ch..... , âgé de 3o ans, entré le 19 de'cemhre i830 , salle 3, nume'ro 12.
Le malade a eu plusieurs blennorrhagies qui se sont succédé à peu de jours d’intervalle ; la dernière dura à peu prés un mois ; il y a une quinzaine de jours qu’un bubon superficiel s’est montré à droite ; sa marche a été aiguë ; il est aujourd’hui abeédé; la peau qui le recouvre est amincie.
Le20, on ouvre le bubon, qui fournit beaucoup de pus crémeux et verdâtre, et l’on inocule le pus du fond à la cuisse gauche par deux piqûres ; le pus superficiel est inoculé de même à la cuisse droite ; on cautérise rurètre avec le porte-caustique de Lallemand.
Le 23 , les piqûres d’inoculation n’ont rien donné; la blennorrhagie a beaucoup diminué ; on fait une nouvelle cautérisation.
Sur le bubon on applique un vésicatoire.
Le 27, presque tout le foyer du bubon est recollé.
La blennorrhagie a complètement disparu ; on
introduit de ia poudre de cantharides dans le bubon ,
Le V'" janvier, il ne vient du bubon que quelques gouttes de pus séreux.
Le 3, tout est cicatrisé.
Le malade sort guéri.
Chancre; bubon sympathique : inoculation sans résultat.
HAsr. . . . , âgé de aS ans , entré le 12 août i836 , salle 3 , numéi’o 10.
Depuis ün mois, ce malade a contracté un chancre qui a détruit presque tout le frein. Huit jours après l’apparition du chancre, un bubon s’est montré du côté droit ; deux jours plus tard, à gauche, il s’en est formé un autre; la marche des deux tumeurs a été sub-aiguë, et, des deux côtés, la suppuration a paru en même temps.
Aujourd’hui, des deux côtés, la suppuration est manifeste , et le foyer est environné d’un empâtement assez étendu qui atteint les ganglions profonds : la peau est très amincie.
Le 4 3, on ouvre des deux côtés ; il sort une énorme quantité de pus épais et filant au fondée
la plaie ; on voit les ganglions comme disséqués parla suppuration du tissu cellulaire ambiant; on applique des cataplasmes.
On inocule le pus des bubons, par deux piqûres de chaque côté, sur les deux cuisses.
On cautérise le chancre, dont une partie offre les caractères de la période de réparation ; puis on applique les pansements au vin aromatique.
Le 17, les inoculations n’ont rien produit.
Afin d’obtenir la résolution des ganglions, on panse avec de l’onguent mercuriel et on recouvre de cataplasmes.
Pour le chancre, cautérisation et vin aromatique.
Le 21, la résolution des ganglions se fait rapidement sous l’influence des pansements à l’onguent mercuriel.
Le chancre est presque cicatrisé; il paraît qu’il laissera de l’induration après lui ; pour combattre cet état, on ordonne des pilules de protoiodure de mercure.
Le 27, on cesse les pansements à l’onguent mercuriel ; les bubons sont plats et sans douleur; on a été obligé de retrancher des lambeaux de peau impropre à la cicatrisation.
Le malade sort guéri, le 7 septembre.
Clianere; bubon sympathi([ue : inoculation fournissant une fausse pustule.
Mop. . , âgé de '22 ansj entré le C de'ccmbi’e i836 , salle 3,
. numéro lo.
Ce malade ne peut préciser la date du début des chancres qu’il porte à la couronne du gland. Il y a à peu prés diç^lmit jours qu’un bubon s’est développé à droite.
Aujourd’hui les chancres sont guéris j le bubon est en pleine suppuration ; la peau est très amincie. On ouvre et l’on inocule le pus fourni par le premier jet à la cuisse droite, puis le pus recueilli au fond du foyer à la cuisse gauche; on applique des cataplasmes.
Le 9, les piqûres d’inoculation sont rouges et pointues.
Le 10, au sommet des inoculations on remarque un peu de pus.
Le 1 6,, sur les deux cuisses on voit les pustules formées ; autour, il y a de la rougeur et de l’empâtement; ôn déchire l’épiderme; le foyer purulent est tout à fait superficiel et n’a pas traversé la peau, contrairement à ce qui arrive pour le pus chancreux.
On prend le pus et Ton inocule à la cuisse droite.
Le pus de la pustule de droite est inoculé à la cuisse gauche.
Le 21 , les deux premières pustules d’inoculation, dont on avait déchiré l’épiderme le 1 6, se sont séchées sans pansement.
Les inoculations faites avec le pus des pustules n’ont rien produit.
Le bubon conserve de l’induration à sa base ; la peau qui le recouvrait a été enlevée comme impropre à la cicatrisation.
Pour obtenir la résolution des ganglions engorgés qu’on aperçoit au fond de la plaie, on applique de l’onguent mercuriel , puis on met des cataplasmes.
Le 30, le bubon va mieux ; mais l’induration disparaît lentement.
Le 10, la cicatrisation commence à se faire ; il y a des bourgeons charnus ; on suspend l’onguent mercuriel ; on cautérise au nitrate d’argent.
Le 1 5, il n’y a presque plus d’induration.
On cautérise légèrement quelques points végétants et on applique des compresses imbibées d’eau blanche.
Le 27 janvier, le malade sort guéri.
Chancres ; bubons sympathiques : inoculation sans résultat.
Par. , îlgé de 28 ans, entré le 9 septembre i836 , salle 3, numéro 10.
Le début de la maladie date d’un mois ; d’abord les cbancres occupaient le frein et la partie inférieure du prépuce; puis de proche en proche, par défaut de traitement et négligence, ils se sont étendus sur le gland et sur la muqueuse du prépuce, où ils affectent une disposition confluente.
A droite et a gauche, on sent, dans l’aine, des bubons, au début, durs et douloureux.
On prescrit le cyanure d’argent d’après une des formules de M. Serres de Montpellier, et en commençant par la faible dose d’un dixième de grain/ sous la forme pilulaire et uni à la poudre d’iris privée de sa partie soluble.
Le 1 2, on donne deux pilules, le malade n’ayant rien éprouvé qu’il fût possible de rapporter à l’action de la première pilule.
I.e 1 6, on donne trois pilules ; les bubons suivent leur marche de développement régulier ;
ils ont doublé de volume; il n’y a pas encore de suppuration.
Les chancres, qui, lors de l’entrée du malade, étaient à la période de réparation, produisent des bourgeons charnus.
Le \ 8, on donne quatre pilules ; aucun symptome n’indique l’action du cyanure d’argent ; les bourgeons charnus des chancres se développent avec activité.
Le 21, on donne cinq pilules; dans les bubons on sent de la fluctuation ; la base des tumeurs est large et dure. ^
Le 26, on donne six pilules.
Le 30, on ouvre les bubons à droite et à gauche, et l’on inocule le pus du bubon droit à la cuisse droite par deux piqûres, et le pus du bubon gauche à la cuisse gauche, de la même manière.
Le 4 octobre, les inoculations n’ont rien produit; on inocule de nouveau et dans le même ordre que pour l’inoculation du 10.
On donne deux grains de cyanure d’argent.
Le 7, les inoculations n’ont rien produit; on ne peut noter aucun effet sensible du cyanure d’argent.
Sur la place des chancres, les bourgeons charnus développés ont pris la forme de végétations.
Le 1 0, on donne cinq grains de cyanure d’ar-
430 SECONDE PARTIE. — TROISiÈME SECTION.
Le 12, il n’y a rien de modifié,' les bubons vont un peu mieux, mais suivent la marche de la maladie abandonnée à elle-même sans traitement.
Le 24, aucune amélioration ; on doit se ré^ soiidre à pratiquer l’excision des végétations qui croissent peu à peu.
On suspend le traitement par le cyanure; on applic{ue des cataplasmes sur les bubons, qui sup^ purent encore et offrent de la dureté à leur base.
Le malade sort guéri, le 7 novembre.
Chancre ; bubon sympathique inocuie sans résultat.
Bel. . . , âgé de 22 ans , entré le 3ô août i836, salie S, numéro 10.
Les chancres siègent à la couronne du gland et se sont développés près du frein, d’où ils ont inoculé , de proche en proche , quatre follicules.
Huit jours après l’apparition des chancres, un bubon se montra du côté gauche ; sa marche a été aiguë.
Aujourd’hui le bubon est largement abcédé; il ii’y a pas d’engorgement à la base.
Les chancres sont à la période de réparation,
et toute leur surface présente des bourgeons charnus peu développés.
On ouvre le bubon et l’on inocule de suite le pus profojid à la cuisse gauche.
On cautérise les chancres et l’on applique les pansements au vin aromatique.
On applique des cataplasmes sur le bubon, qui, après l’ouverture, a presque tout à fait disparu.
Le 3 septembre, l’inoculation n’a rien produit; les chancres sont en bonne voie de cicatrisation ; on cautérise superficiellement, de manière a sécher en quelque sorte la surface.
Le bubon est presque guéri ; il ne fournit qu’un peu de pus séreux; le foyer est presque tout à fait recollé ; on applique dessus des compresses imbibées d’eau blanche.
Le malade sort guéri, le 9; il ne reste pas d’induration à la place des chancres.
Sur le bubon , il ne reste que la trace linéaire de l’iiicision pratiquée pour ouvrir le foyer.
Bîennori’bagiej bubon indolent ; inoculation sans l’ésultat.
Bi . . . , ûgc de 24 ans , entré le 7 mars 18875 salle 3, numéro 4 .
La maladie date de deux mois; la blennorrhagie fut très aiguë au début; mais bientôt, à la
432 SliCONDE PARTIE. - ’JRÜlSIËÎIE SECTION.
suite de quelques bains et d’un régime antiphlogistique , elle passa à l’état chronique.
Il y a un mois qu’aprés quelques fatigues, à droite , se développa un bubon dont la marche a été indolente.
Aujourd’hui l’écoulement est blanc et mucopurulent ; il n’y a aucune douleur en urinant.
Le bubon est volumineux j sa base est large et paraît embrasser quelques ganglions profonds.
Le 8, on inocule le pus de la blennorrhagie à la cuisse droite.
Sur le bubon on applique des vésicatoires qu’on doit panser avec la solution de sublimé, à vingt grains par once d’eau.
Pour la blennorrhagie, on donne des injections avec l’iodure de fer, à la dose de deux grains par once d’eau.
Le 12, la piqûre d’inoculation n’a rien produit.
On continue les injections à l’iodure de fer; on porte là dose à quatre grains par once.
On applique sur le bubon un plumasseau de charpie imbibé de la solution de sublimé, puis des cataplasmes.
Le 1 6 , l’écoulement a disparu presque complètement; le bubon paraît se résoudre, mais lentement.
On applique un nouveau vésicatoire et la solution.
OBSEftVATIONS PRATIQUES. - BUBONS.
Le malade sort le 20 avril.
Chancres, blennorrhagie ; bubon sympathique inocule sans résultat.
Lauk. . . , âgé de 20 ans , entré le 7 novembre i835 , salle 1 , numéro 28.
Il y a à peu près trois mois que ce malade contracta des chancres pour lesquels il ne se soumit à aucun traitement; un mois plus tard, il prit une blennorrhagie ; à la même époque , il s’aperçut de la présence d’un bubon à droite ; les chancres étaient presque cicatrisés.
Aujourd’hui la blennorrhagie coule encore abondamment ; la matière de l’écoulement est d’un blanc jaunâtre ) il n’y a pas de douleur en urinant ; on ne sent aucune dureté au canal urétral ; le bubon a suppuré et est largement décollé; sa base est dure et s’étend profondément.
Le 10, on ouvre le bubon ; il s’en écoule beaucoup de pus épais et blanchâtre; au fond du foyer, on aperçoit une masse ganglionnaire disséquée par la suppuration; on ébarbe la peau trop amincie pour servir à la cicatrice , et l’on découvre les paquets de ganglions engorgés, afin de faire agir immédiatement l’onguent mercuriel.
434 SECONDE PARTIE. • — TEOîSiÊME SECTION.
On inocule le pus du bubon à là cuisse droite par deux piqûres.
Le pus de la blennorrhagie est inoculé de même à la cuisse gauche.
On donne le cubèhe à la dose de quatre gros.
Le 13, lés piqûres d’inoculation n’ont rien produit.
On inocule de nouveau le pus du bubon à la cuisse droite et le pus de la blennorrhagie à la cuisse gauche. . j
On porte le nitrate d’argent dans le canal de l’urètre, au moyen du porte-caustique dé Lallemand ,* on continue le eubèbe.
Le 20 , aucune des inoéulations n’a fourni dé résultat; Fécoulernent hlennôrrhagique a beaucoup diminué sous i’influeRce de la cautérisation avec le nitrate d’argent. ■
Le bubon suppUre beaucoup ; mais les ganglions ont diminué de volumè.
Le 28 , on inocule le pus du bubon à la cuisse gauche par une piqûre.
On cautérisé Furétre avec le nitrate d’argent; il y a beaucoup de diminution de l’engorgement dés ganglions de Faine. '
Le 1^'' décembre, la blennorrhagie në côiile plus ; le bubon ne fournit presque plus de pus ; on cesse les pansements à Fonguent mercuriel , et
l’on cautérise les bourgeons qui occupent le fond du foyer.
Le k, le bubon est presque cicatrisé ; on applique dessus des compresses imbibées d’eau blanche.
Le malade sort guéri, le 20.
ulcère superficiel j bubon sympathique inoculé sans résultat .
Cacb. . , âgé de 22 ans , entré le 3o janvier 1887 , salle 2 , numéro 24.
Il y a un mois que ce malade, à la suite d’un coït suspect, s’aperçut d’une plaie à la partie interne et supérieure du prépuce; il y eut, d’abord , beaucoup d’irritation. , et vers le huitième jour, un bubon se montra à droite ; quelques jours de repos et des pansements au cérat firent disparaître l’ulcération ; le bubon demeura stationnaire et indolent. Alors le malade partit de Montpellier pour Paris ; pendant la route, il eut des rapports sexuels à la suite desquels la cicatrice de la plaie du prépucè fut déchirée, et le bubon prit tout à coup de l’accroissement.
Aujourd’hui l’écorchure du prépuce est presque guérie; mais le bubon a largement suppuré.
Le 22, on ouvre le bubon, et l’on inocule le pus du premier jet par deux piqûres à la cuisse droite, et le pus du fond à la cuisse gauche.
Sur le bubon ouvert on applique des cataplasmes.
Le 23 , les piqûres d’inoculation n’ont rien produit.
On excite le foyer par la cautérisation ; on applique des cataplasmes.
Le 29, on introduit, dans le foyer, de la poudre de cantharides.
Le 1 février, il y a peu de suppuration ; on applique des compresses imbibées d’eau blanche et une compression méthodique.
Le 14, le malade sort guéri.
Chancre et blennorrhagie j bubon s3"mpalhîque inoculé sans résultat.
Col. . âgé de 19 ans , entré le 1-3 décembre i836, salle 2 , numéro 28.
Le malade ne peut préciser l’époque du début de sa maladie ; il a eu, depuis plusieurs mois , des chancres qui ont disparu en dix ou douze jours à
l’aide d’un pansement au cérat saturnin; mais la dernière affection a été une blennorrhagie qui a duré un mois à peu près; elle est presque guérie.
Il y a dix-huit jours qu’un bubon s’est montré à droite à la suite de quelques excès de boissons; sa marche a été sub-aiguë ; aujourd’hui la suppuration a envahi toute la tumeur, qui est large et offre beaucoup de décollement; vers la base, on sent un peu d’engorgement profond ; on ouvre , et il sort une grande quantité de pus sanguinolent.
On inocule le pus sorti par le premier jet à la cuisse droite , et le pus recueilli au fond du foyer sur la cuisse gauche, par deux piqûres.
On applique des cataplasmes sur le bubon .
Le 17, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit. Du reste , les bords de la plaie d’ouverture ne se sont pas ulcérés , et le foyer a de la tendance au recollement.
Le 24, on cautérise l’intérieur du foyer du bubon pour activer la cicatrisation; déjà une bonne partie est recollée.
On panse avec des compresses imbibées d’eau blanche; on applique la compression.
Le malade sort guéri, le i 3 janvier 1 837.
Chancre; bubou sympathique multiloculaire profond, inoculé sans résultat.
Gu? . . , . , .Igé de 26 ans , entré le 1 1. octobre i836 , salie 2 ,
laa maladie date de huit mois; les chancres parurent huit jours après un coït suspect; le malade ne fit pas de traitement; il y a deux mois que des bubons se sont développés, leur marche a été indolente : arrivés à un très gros volume, ils se sont ramollis au sommet. Le bubon gauche a été ouvert par la potasse; mais, à côté du foyer principal , on a été obligé d’ouvrir d’autres foyers.
Aujourd’hui le bubon droit ne suppure plus et est presque fermé ; sa base est indurée et s’étend profondément.
Le bubon gauche multiloculaire a deux foyers principaux : un supérieur correspondant au point central, un inférieur dans le pli crural.
On panse le bubon droit avec les vésicatoires et les cataplasmes couverts d’onguent mercuriel; on donne à l’intérieur l’iodure de fer, ^ la dose de douze grains , la décoction de houblon additionnée de sirop antiscorbutique.
Le 1 2, on inocule le pus du bubon gauche, par
OBSERVATIONS ERATIQÜES. — - BUBONS. 4-39
deni^ piqûres, à la cuisse droite : la première piqûre est faite avec le pus du foyer central , la seconde avec le pus du foyer inférieur.
Le 1 8 , les piqûres d’inoculation n’ont rien produiti le bubon droit a un peu diminué.
Sur le biibon gauche ôn détruitdeux trajets fistuleux; on cautérise plusieurs points offrant des bourgeons charnus.
Le .24 , le bubon droit est presque guéri : le gauche donne peu de suppuration j mais à la base on sent de l’induration profonde. On applique des compresses d’eau blanche et la compression.
Le malade sort guéri, le 8 novembre.
Écorcliuve an glandj bubon sympathique inoculé sans résultat.
Mes. . . , âgé de 19 ans , entré le 3 octobre î835 , salle i , numéro 2 .
Il y a à peu prés quinze jours que ce malade s’est fait, pendant le coït, une petite écorchure au côté gauche de la base du gland. Par suite d’un phimosis naturel et d’un peu d’inflammation de cette écorchure, il s’est établi une balanite par-
tielle; huit jours plus tard, il s’est développé un bubon vers la partie supérieure de la cuisse gauche au dessous du ligament de Poupart ; dans la fosse iliaque, on sent de l’engorgement.
Aujourd’hui le bubon, dont la marche a été aiguë, est en pleine suppuration ; la base est indurée; l’écorchure du gland persiste, on la cautérise au nitrate d’argent , et on place un linge sec entre le gland et le prépuce.
Le 1 0 , on inocule le pus du bubon à la cuisse gauche; l’écorchure et la balanite ont disparu.
Le 1 7, la piqûre d’inoculation n’a rien produit; on inocule de nouveau à la cuisse gauche.
Le 21 , la piqûre, qui avait paru rouge et acuminée, s’est éteinte d’elle-même; on inocule de nouveau à la cuisse gauche.
Le 23 , la dernière piqûre d’inoculation n’a rien produit; le bubon, dont l’ouverture ne s’est point ulcérée, est en voie de guérison; la majeure partie du foyer est recollée; on panse avec des compresses d’eau blanche.
Le malade sort guéri, le 9 novembre.
observations pratiques. - BUBONS. 441
Chancre: bubon sympathique inocule sans résultat.
Cab . . . , âgé de 20 ans , entré le 25 novembre 1 836 , salle 3 , numéro 2.
Ce malade a eu des chancres ayant leur siège prés du frein à gauche; leur apparition date d’un mois; ils sont aujourd’hui cicatrisés. Il y a onze jours qu’un buhon s’est montré à gauche; sa marche a été sub-aiguë; on Va pansé avec des vésicatoires et la solution de sublimé, à vingt grains par once d’eau ; malgré cette médication , la suppuration est arrivée, et, Von ouvre le 7 décembre; on applique des cataplasmes.
Le 9, on inocule le pus du bubon; il n’y a pas d’induration à sa base.
Le 1 2, la piqûre d’inoculation n’a rien produit ; les bords de l’ouverture du bubon ne se sont pas ulcérés; une partie du foyer est déjà cicatrisée; il sort très peu de pus ; l’induration qui existait à la base a presque complètement disparu.
Le malade sort guéri, le 16.
442 SKCONDE PARTIE, -r- TROISIÈME SECTIOÎV.
Çliancre; bubon sympatbique iuociilé : fausse pustule.
Rovz. . . 5 âge de Sa ans , entré le 3o janvier i836 , salle i , numéro 7.
Ce malade prétend avoir eu très souvent de petits chancres disparaissant en dix ou douze jours par un pansement au cérat. Les derniers chancres datent de trois semaines ; il y a dix jours qu’un bubon s’est développé à droite; sa marche a été aiguë.
Aujourd’hui les chancres sont guéris ; le bubon est abcédé ; on l’ouvre le 31 janvier : il en sort un pus verdâtre et épais.
Le 1 février , on inocule le pus du bubon à la cuisse droite; on applique des cataplasmes ; les lèvres de la plaie du bubon sont rouges , irritées, mais non pas ulcérées.
Le 6, la piqûre d’inoculation , qui, dès le second jour, était ncuminée , rouge et dure à la base; s’est séchée après avoir fourni un peu de liquide séro-purulent ; on inocule de nouveau à la cuisse droite.
Le 1 0 , on a obtenu le même résultat de la deuxième inoculation; le bubon est cautérisé et pansé au vin; il fournit peu de pus.
Le malade sort guéri, le 22.
Chancre; bubon sympathique inoculé sans résultat.
En. . , âgé de i8 ans, entré le lo août i835, salle t, numéro 8.
Depuis un an , ce malade a toujours eu des chancres qu'il n’a jamais traités régulièrement. Il y a un mois, il contracta de nouveaux chancres sur le prépuce et à la face dorsale de la verge, Huit jours plus tard, à la suite d’excès de boissons, un bubon s’est développé à gauche ; aujourd’hui il est abcédé; on ouvre; le pus est verdâtre, très épais et comme muqueux. On inocule, avec la pointe d’un bistouri, à la cuisse gauche ; on panse les chancres du prépuce et de la verge avec le cérat opiacé; on cautérise au nitrate d’argent.
Le H , l’inoculation du pus du bubon n’a produit aucun résultat; on applique des cataplasmes; les chancres vont mieux.
Le 20, les chancres sont presque cicatrisés ; le bubon donne peu de pus.
Le malade sort guéri , le 28 septembre.
Chancres; balanite 5 bubon sympathique inoculé sans résultat.
GtiiaiB . . âgé de 22 ans, entré le 9 décembre i836, salle 7,
numéro 29.
Ce malade, affecté depuis longtemps de balanite, ne peut préciser l’époque à laquelle il a contracté des chancres dont on voit encore la trace sur le gland et au frein. Il ne reste aujourd’hui aucune érosion; la balanite est presque guérie. Il y a à peu près onze jours qu’il s’est développé un bubon à gauche; sa marche a été sub-aiguë, il est très ramolli ; son foyer est large.
Le 1 0 , Von ouvre le bubon et on inocule le pus épais qui en sort au premier jet sur la cuisse gauche , et le pus recueilli au fond du foyer sur la cuisse droite.
Le 14-, les piqûres de l’inoculation n’ont rien produit. Du reste , les bords de l’ouverture demeurés contigus ne se sont.pas ulcérés. Ou inocule de nouveau à la cuisse gauche j on panse avec des cataplasmes.
Le 18, l’inoculation du 14 n’a rien produit; le liiibon est en pleine voie de cicatrisation ; on
cautérise son fond au nitrate d’argent; on panse au vin aromatique.
Le malade sort guéri , le 1 4 janvier.
Chancre ; bubon sympathique inoculé sans résultat.
Cer. . . , âgé de 26 ans , entré le i5 novembre i836 , salle 7 , numéro ii.
Ce malade est affecté de chancres du prépuce et du frein dont la durée est de six semaines. Il y a aujourd’hui, trois semaines qu’un huhon s’est développé à gauche ; c’est aussi le côté sur lequel siège le chancre du frein. A l’époque à laquelle le huhon a paru, les chancres, qui maintenant sont presque guéris, étaient en pleine voie de réparation. Le malade fait coïncider le développement de la tumeur avec deux jours de marche et de travail forcé ; en même temps il s’est livré à quelques excès de boissons. La marche du bubon a été sub-aiguë ; on l’ouvre ; il en sort un pus très épais que l’on inocule à la cuisse gauche.
Le 1 9 , il n’y a eu aucun résultat de l’inoculation; il reste peu d’engorgement à la hase du bubon ; on panse avec des cataplasmes ; on pratique des frictions mercurielles.
Le 28 , il ne reste plus d’engorgement ; lè bubon est cicatrisé.
Le malade sort guéri.
CliàTicre ; buboii sympathique iaoculé sdns résiiltat.
Bk . . . , âgé de ei aus , entré le 3a septembre i836 , salle 7 , numéro ai.
Il y a trois semaines que ce malade est affecté de chancres à la couronne du gjland ^ il ne fit d’abord aucun traitement; inais, il y a buitjonrsj il essaya de détruire les ulcères en les brûlant a¥ec un cigare enflammé; dès le lendemain, un bubon se manifesta dans l’aine droite ; la tumeur a marché rapidement vers la suppuration; on Fouvre le 1 «.octobre, et ôn inocule le pus à la cuisse droite; on applique des cataplasmes après l’ouverture de la tumeur; il ne reste pas d’engorgement à la base.
Le 7 octobre, la piqûre d'inoculâtion iFa rien produit; on inocule de nouveau à la cuisse droite; on prend du pus dans un tube à vaccine.
Le 12, l’inoculation du 7 n’a rien produit; on inocule de nouveau à la cuisse droite le pus du bubon, et à la cuisse gauche le pus conservé
OBSERVATIONS PRATIQUES. - BUBONS. kM
dans le tube; les lèvres de rincision ne se sont pas ulcérées; le bubon fournit peu de pus.
Le 1 8 , les piqûres du 1 2 n’ont rien produit. Le malade sort guéri, le 26.
Chancre j bubo^ sympathique inoculé sans, résulut .
Mic. .. Loaiis, âgé de 26 ans , entré le 20 septembre i836, salle 3, numéro 18.
Il y a aujourd’hui six semaines que ce malade est guéri d’un bubon survenu à la suite de chancres de la verge ; depuis lors , il n’a pas eu de rapports sexuels; à côté du bubon dont il ne resté que la cicatrice , il s’était montré une petite tumeur dont le développement a été lent et s’est fait sans occasionner dé douleur. Depuis peu, par suite de fatigues> elle a pris une marche subaiguë et est arrivée à suppuration ; On ouvre , et il s’en écoule un pus brunâtre; la peau est très décollée, le foyer est vaste ; on inocule de suite , à la cuisse gauche ; on applique des cataplasmes.
Le 26 , la piqûre d’inoculation n’a pas pi'is ; le bubon ne s’est point ulcéré ; la tumeur est complètement affaissée.; on inocule de nouveau
sur la cuisse droite ; on a essayé le pus au papier réactif, et l’alcalinité a été reconnue.
Le 28 , la piqûre n’a pas réussi ; le bubon est presque fermé.
Le 30, le malade sort guéri.
Blennorrhagie, chancre; bubon sympathique inoculé sans résultat.
Moao ■ . Josëpu , âgé de 19 ans , entré le 21 mai i83.5 , salle t , numéro 21. .
Le début de la maladie date de six semaines ; la blennorrhagie se montra huit jours après le coït; deux jours auparavant, un chancre s’étant développé sur la peau du prépuce fut guéri, après trois semaines, par l’usage du cérat; une semaine plus tard et un mois après le début de la maladie, un bubon se montra à droite. Malgré un traitement par les sangsues et les émollients , le bubon s’est abcédé.
Aujourd’hui la blennorrhagie a disparu; le bubon est volumineux et ramolli au sommet; on applique des cataplasmes.
Le 2 juin, on ouvre le bubon.
Le 3, on inocule le pus pris au fond du foyer.
Le 1 0, la piqûre n’a rien produit; on cautérise
OBSERVATIONS PRATIQÜES. - BUBONS. 449
le bubon, et l’on applique des compresses d’eau blanche.
Le malade sort guéri, le 22 juillet.
BleiiBorrhagie j chancres ; bubon multiloculaire sympathique: inoculation sans résultat.
Vii. . Pierre, âgé de 20 ans, entré le 20 juillet i835, salle 1,
numéro 28.
Il y a cinq mois, ce malade fut affecté d’une blennorrhagie pour laquelle d’abord il ne fitaucun traitement ; un mois plus tard , il contracta des chancres à la racine du gland ; alors il se soumit à l’usage des injections au sulfate de zinc et aux pansements avec le cérat saturnin ; aujourd’hui il se présente avec un bubon développé à gauche depuis trois semaines j la blennorrhagie et le chancre, dont on trouve encore la trace au côté gauche du frein et de la base du gland, ont disparu^ le bubon est indolent ; à travers la peau qui demeure libre au dessus de l’engorgement ganglionnaire , on sent quelques points ramollis ; on applique des cataplasmes.
Le 24 juillet , on ouvre un foyer circonscrit sans adhérence à la peau et paraissant avoir son
450 SECONDE PARTIE. ■ — TROlSlÈJiE SECTION.
siège dans un ganglion; il s’en écoule un pus épais qui est de vSuite inoculé à la cuisse droite.
Le 27 , la piqûre n’a rien produit.
Le 31 , nouvelle inoculation avec le pus d’un autre ganglion ; le résultat est encore négatif. Le malade sort, le 1 0 août.
Chancre du pre'puce j l>ubons sympathiques inocuie's sans résultat.
Pà. . 5 âgé de 22 ans, entré le 22 janvier i836, salle 2, numéro 10.
Six jours après un coït suspect, ce malade fut affecté de cliaiicre à la partie interne et.supérieure du prépuce; deux jours plus tard, à droite et à gauche, ont paru deux bubons qui ont marché avec une vive inflammation, malgré une application de sangsues faite avant l’entrée à rbôpitai. 11 n’y a pas de blennorrhagie.
Le 5 février, on ouvre les bubons et l’on inocule le pus de celui de droite à la cuisse gauche et le pus de celui de gauche à la cuisse droite.
Le 6 , les piqûres n’ont rien produit, et l’on est obligé de placer une mèche entre les lèvres de l’incision faite sur les bubons , afin d’empêcher la réunion et de faciliter l’écoulement du pus.
OBSlillVATiOîfS PRATIQUÉS, - — BUBONS. 15 i
Ici, les bords de la plaie ne se sont pas ulcérés comme dans les bubons chancreux. On inocule de' nouveau le 8 sans résultat ; on panse le chancre au vin aromatique, on cautérise au nitrate d’argent,* cataplasmes sur les bubons.
Le malade sort guéri, le 22 février.
Bubon ayant succédé à la blennori’hagie; abcès du haut de la cuisse: inoculation sans résultat j fausse pustule.
Mig. . . , âgé (ie 20 ans, entre le 5 octobre i336 , salle 2 , numéro 16.
Ce malade, dont nous avons rapporté l’observation, au n° 5 , même salle, au mois d’aoùt 1836, sortit de riiôpital, parfaitement guéri d’une blennorrhagie datant de dix-huit mois ; un bubon qui s’était développé depuis trois semàinés fut traité par les vésicatoires et la solution de sublimé; au jour de la sortie du malade, il avait presque entièrement disparu ; mais, par suite de fatigues et dé quelques imprudences dans le régime, il reprit bientôt de l’accroissement, et marcha vers la suppuration.
Il y a une dizaine de jours qu’un abcès superficiel s’est formé vers la partie supérieure de la
cuisse droite, à quelques lignes au dessous du ligament de Poupart.
Aujourd’hui le bubon gauche a suppuré et s’est ouvert spontanément il y a quelques jours.
On ouvre l’abcès de la cuisse droite.
Le 7 octobre , on inocule le pus du bubon à la cuisse gauche et le pus de l’abcès à la cuisse droite.
On applique des cataplasmes à droite et à gauche.
Le 12 , les deux piqûres sont rouges f celle de droite offre même du pus ; la gauche , acuminée , ne présente que de la dureté.
Le 1 4 , la piqûre de droite faite avec le pus de l’abcès de la cuisse, et qui, le 12 , était pleine de pus, s’estouverte; celle de gauche faite avec le pus du bubon, et qui, jusqu’à ce jour, était seulement rouge et dure , commence à suppurer, elle reste pointue.
Le 17, la piqûre de droite s’est séchée après la rupture , elle est presque cicatrisée ; celle de gauche est pleine de pus.
L’abcès de la cuisse est fermé , le bubon donne très peu de suppuration.
Le 20 , la dernière pustule s’est éteinte sans aucun traitement, comme la première, et sans jamais avoir pris l’asj.ect de Tulcère spécifique.
Le bubon est fermé et n’ulïi e pas d’iiiduratim à sa base.
Le malade sort guéri, le 23 octobre.
Chancres; bubons sympathiques : inoculation sans re'sultat.
Gam.. . âgé de 36 ans, entré le 28 juin 1 835, salle 2 , numéro 19.
Il y a six semaines que ce malade s’est aperçu de la présence d’un chancre à la base du gland, partie supérieure ; Fulcère avait déjà une assez grande étendue , et le coït dans lequel il avait été communiqué datait de quinze jours.
Trois semaines après l’apparition du chancre, à droite et à gauche , se sont montrés des bubons profonds dont la marche a été indolente.
Aujourd’hui le chancre paraît à la période de réparation ; les bubons sont énormes , très durs et à large base; on sent de l’induration jusque dans la fosse iliaque.
Le 3 juillet, on inocule le pus du chancre par deux piqûres à la cuisse gauche.
On place des vésicatoires sur les bubons, et l’on applique le pansement au sublimé.
Le 6, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit ; la piqûre supérieure avait, le premier jour, occasionné un peu de douleur attribuée à ce que, pour pratiquer l’inoculation, on avait tourné plu-
454 SECONOR PARTIE. - TROISIÈME SECTI03<.
sieurs fois la lancette dans la piqûre; mais la rougeur et la petite saillie qui avaient paru, le Wdernain, simuler la réussite ont disparu le troisième jour.
Au sommet du bubon gauche, on sent de la fluctuation ; on ouvre , il sort du pus épais et blanchâtre. A droite , on sent une fluctuation profonde et beaucoup d’em.pâtement.
Le 9, on ouvre le bubon droit, qui donne une très grande quantité de pus ; à travers l’ouverture, on voit une masse ganglionnaire , en quelque sorte disséquée par le pus.
Le chancre est guéri sous l’influence de la cautérisation au nitrate d’argent et des pansements à la pommade au calomel et à l’opium.
Le W , au dessous des ganglions agglomérés qui occupent le fond du bubon droit ouvert le 9, on sént de la fluctuation; on ouvre, et il sort une grande quantité de pus.
On prend du pus du bubon gauche , et on l’inocule à la cuisse gauche; le pus du foyer ouvert aujourd’hui est inoculé à la cuisse droite.
Le 48, les deux piqûres d’inoculation n’ont rien produit ; on inocule de nouveau le pus du bubon de gauche , par deux piqûres, à la cuisse gauche, et le pus du bubon de droite, par deux piqûres, à la cuisse droite.
Sur les bubons, on fait des pansements à l’eau
blanche ; ils sont beaucoup moindres en volume; les lèvres de la plaie d’ouverture ne se sont pas ulcérées, et, à gauche , une grande partie du foyer est recollée.
Le 1®' août, on inocule, par deux piqûres à la cuisse droite , le pus du dernier bubon ouvert , les piqûres faites le 1 5 n’ayant rien produit.
Le 3 , l’inoculation n’a rien produit ; le bubon gauche est fermé , le droit donne fort peu de suppuration.
Le 8 , le malade sort guéri.
Bubon scrofuleuA inoeulé sans résultat.
Lah ...... âgé do ?.4 ans , entré le 6 mai 1 836 , salle 8, numéro a .
Ce malade, d’un tempérament lymphatique à tendance scrofuleuse , a déjà eu des engorgements ganglionnaires du cou; il porte aujourd’hui deux énormes bubons qu’on ne saurait attribuer à une infection vénérienne ; car il ne s’est point exposé à des relations sexuelles depuis plus de quatre mois ; il n’a eu d’autre affection douteuse qu’un chancre guéri il y a un an sans laisser de; traces d’induration à son siège, et enfin
il a VU les deux tumeurs volumineuses se développer lentement et arriver à la suppuration par foyers séparés.
Le 7 mai, on ouvre des deux côtés, et il sort un pus épais , brun , qu’on inocule de suite ; on applique des cataplasmes émollients; on ordonne une potion avec l’hydrochlorate de baryte;, la tisane de houblon édulcorée avec le sirop de gentiane.
11 est bon de faire remarquer- que ce malade a déjà séjourné trente-cinq jours dans un autre service , où 'ori l’a traité par les pilules de deuto-iodure , sans obtenir la moindre amélioration.
Le 9 , les piqûres d’inoculation n’ont rien produit; on inocule de nouveau à la cuisse droite par deux piqûres.
Afin d’exciter les bubons, on place dessus des vésicatoires.
On continue le traitement interne par les antiscr fuleux.
Le 1 5, les inoculations du 9 n’ont rien donné; la maladie paraît ne pas faire de progrès ; mais on ne peut guère constater de mieux ; la suppuration est assez abondante.
Le 30 , il y a du mieux, surtout à gauche; on essaie la com.pression.
OBSERVATIOISS PRATIQUES. — BUBONS. 457
Le 10 juin, le bubon de gauche a presque disparu par la compression.
La santé générale s’améliore d’une manière notable.
Le 20 -, on applique la compression à droite ; le bubon gauche est cicatrisé j il reste très peu de dureté vers les ganglions profonds qui forment la base de la tumeur.
Le 30 , la résolution marche rapidement ; on continue l’usage des amers et des antiscrofuleux ; on a graduellement augmenté la dose de l’hydrochlorate de baryte jusqu’à douze grains par jour sans que jamais le malade en ait pu noter aucune action nuisible.
Le 12 juillet, les deux tumeurs ont disparu; il ne reste de chaque côté que la tension résultant de l’altération des tissus qui ont été le siège du mal.
Le malade sort.
Chancres ; abcès périade'nique inoculé sans résultat.
Fécas . . âgé de aO ans, entré le i4 novembre i835, salle i,
, numéro 5i.
Ce malade ne peut préciser l’époque à laquelle
il a contracté des chancres du gland, au côté droit du frein, et qui aujourd’hui offrent tous les caractères de la période de réparation. 11 y a une quinzaine de jours que, dans l’aine gauche, se fit sentir de la douleur , et l’on put noter un bubon au début. Le malade garda le repos le plus absolu, appliqua des cataplasmes, et la tumeur parut arrêtée dans son développement; mais, trois jours plus tard, le tissu cellulaire,' qui d’abord n’avait été pris que d’empâtement, parut s’abcéder, et la suppuration devint manifeste.
Le 16, on ouvre un abcès de l’aine qui donne beaucoup de pus crémeux, et l’on inocule par deux piqûres à la cuisse gauche.
Après évacuation du pus , on peut remarquer que les ganglions inguinaux ne sont que fort peu tuméfiés , et que la suppuration est seulement périadénique.
On cautérise les chancres et on panse à la pommade au calomel.
Le 18, les piqûres d’inoculation n’ont rien produit; la tumeur a presque disparu.
Le 24 , les chancres sont guéris et le foyer de l’abcès presque recollé.
Le malade sort guéri, le 30.
Bubon d’emblee ; inoculation sans i-esultat.
Çliis. , âgé de i8 ans, entré le 7 octobre i836 , salle 8, numéro lo.
Ce malade n’a jamais eu de ciiancre ou de blennorrhagie ; trois semaines après un coït suspect^ il s’est aperçu de la présence d’une petite tumeur dans la région inguinale droite, indolente dés le début; elle s’est développée lentement.
Aujourd’hui son volume est considérable; elle a son siège dans les ganglions profonds, et, àtravers les parois abdominales, on sent de l’engorgement jusque dans la fosse iliaque; la masse est partout adhérente; au sommet, on sent de la fluctuation obscure; on applique des cataplasmes.
Le 14, la fluctuation est manifeste; on ouvre le bubon et l’on inocule, par deux piqûres sur la cuisse droite, le pus recueilli au fond du foyer; on prend du pus dans un tube.
Le malade garde un repos absolu, on pratique des frictions mercurielles sur la tumeur , la peau ayant pris une teinte érysipélateuse.
Le 1 6 , l’inoculation n’a rien produit; la rougeur de la peau a disparu ; l’engorgement des ganglions diminue rapidement ; on applique la compression.
Le 17, on inocule le pus du bubon à la cuisse droite et le pus conservé dans le tube à la cuisse gauche.
Le foyer donne fort peu de suppuration.
Le 19, l’inoculation du 17 n’a rien donné; du reste, la plaie d’ouverture ne s’est pas ulcérée.
La rapidité de la résolution ' est remarquable pour des bubons indolents. Il n’y a plus d’engorgement de la fosse iliaque.
Le 21 , on continue la compression; on applique des compresses imbibées d’eau blanche.
Le 27, le malade sort guéri ; la tumeur a presque complètement disparu ; la marche et la compression suffiront pour résoudre le léger engorgement qui persiste.
On renvoie ce malade quelques jours plus tôt que d’ordinaire , à cause de son tempérament lymphatique qui s’accommode mal du régime et de la vie d’hôpital.
11 est revenu à la consultation en février; tout a disparu; il reste à peine la trace de l’ouverture du bubon.
Bubon d’emblée inoculé sans résultat.
Pe. . . , âgé de 17 ans , entré le 26 avril i836, salle 8 , numéro 22.
Ce malade^ depuis deux mois, ne s’était point livré à des relations sexuelles, lorsque, dès le lendemain d’un coït suspect, il éprouva de la douleur dans l’aine à droite , et un bubon commença à se développer, mais lentement. On peut noter chez ce sujet un tempérament lymphatico-sanguin.
11 n’a pas été fait de traitement ; la tumeur est aujourd’hui volumineuse; elle a son siège dans les ganglions profonds ; sa base est large on sent; de l’engorgement à travers les parois abdominales; il y a trois semaines que le bubon a paru; la moitié de la masse est abçédée.
On ouvre, et il sort beaucoup de pus blanc crémeux; on inocule, par deux piqûres sur la cuisse droite, le pus recueilli au fond du foyer ; on applique des cataplasmes.
Le 29 , les inoculations n’ont rien produit ; il y a bien moins d’engorgement; la suppuration est assez abondante ; on enlève un lambeau de peau qui parait impropre à la cicatrisation; puis on panse avec de l’onguent mercuriel, afin d’amener k fonte des ganglions engorgés.
462 SECONDE PARUE. - XUOISIÊME SECTiON.
Le 30 , la suppuration a augmenté; on inocule de nouveau à la cuisse gauche.
Le 40 mai , Finoculation n’a rien produit; on cesse les applications d’onguent mercuriel.
Il y a moi dé moins d’engorgement; mais la surface de la plaie se couvre d’une espèce de membrane pultacée.
On cautérise au nitrate d’argent et l’on panse au cérat saturnin.
Le 44 , l’aspect de la plaie est très satisfaisant; partout les bourgeons charnus de la période de réparation se montrent rosés ; on cautérise su- ' perfiçieliement, puis on applique des compresses imbibées d’eau blanche et la compression.
Le 20> il ne reste presque plus d’engorgement; la surface du bubon, rétrécie des trois quarts, est près de se cicatriser.
On cautérise superficiellement et d’une manière siccative.
Le 25 , le malade sort guéri.
Euî)on d’emblée ; inoculation sans résultat.
Lef. . . , ügé de i8 ans, entré le ï2 juillet i83G, salle 3, numéro n .
Trois semaines après un coït susjmct, un
bubon s’est développé du côté droit ; sa marche a été sub-aiguë.
A la verge, il n’y a pas de traces d’ulcération; le canal de l’urétre ne présente aucun point induré; il n’y a pas de douleur en urinant; enfin l’ensemble des organes génitaux examinés avec le plus grand soin n’olFre aucun symptôme de maladie.
Aujourd’hui le bubon, dont la base est large et offre de l’empâtement, est en suppuration ; on remarque que la tumeur parait embrasser les ganglions profonds.
Le 18 juillet, on inocule le pus du bubon à la cuisse droite par deux piqûres.
Afin d’obtenir la résolution de la base,, on applique de l’onguent mercuriel, puis des cataplasmes.
Le 22, les piqûres d’inoculation n’nnt rien produit; on continue les pansements; la résolution est notable.
On inocule de nouveau à la cuisse droite.
Le 24, on cesse les pansements à l’onguent mercuriel.
Les piqûres d’inoculation faites le 22 n’ont rien fourni.
Afin d’obtenir le recollement du foyer, qui est toujours large et montre peu de tendance à la ci-
catrisation, on met des vésicatoires et l’on introduit de la poudre de cantharides.
Le 6 août, mieux marqué^ des bourgeons charnus se sont développés ; une partie du foyer s’est recollée; on applique des compresses imbibées d’eau blanche et une compression méthodique. Le malade sort guéri , le 1 2.
Bubon d’emblée : inoculation sans résultat.
Ma»ï. . Fr-IlKCois, âgé de 19 ans , entré le 4 juillet 1835, salle i , numéro 47.
11 y a deux mois que ce malade, après plusieurs excès de [table et quinze jours après un coït , vit deux tumeurs .se développer dans l’aine : la tumeur de gauche eut une marche plus aigue et fut ouverte à FHôtel - Dieu,, où la maladie, qualifiée de bubons vénériens, fut traitée par l’onguent mercuriel et les cataplasmes, pendant trois semaines.
Aujourd’hui le bubon gauche est presque guéri et le droit est en pleine suppuration.
U Le 6 , le bubon est ouvert, et l’on inocule le pus par deux piqûres à la cuisse droite.
Le 8, les piqûres n’ont rien produit; les lèvres de riiicision, rapprochées et intactes, indiquent que
OBSERVATIONS PRATIQUES. - BURONS. 465
le pus du bubon, dont la base est sans induration, n’a pas de caractère syphilitique primitif ; on applique des cataplasmes.
Le 10, il n’a plus de suppuration; le foyer paraît fermé ; on applique des compresses d’eau blanche.
Le malade sort guéri , le 1 1 .
Bubon d’emblée; inoculation sans résultat.
CosA...,.., .Igé de 20 ans, entré le 28 octobie i83G, salle 3, numéro 23.
Ce malade n’a jamais élé affecté de chancre ou de blennorrhagie; il y avait deux mois qu’il ri’avait eu aucune relation sexuelle, lorsqu’à la suite de fortes courses, il se développa un bubon dans l’aine droite; sa marche fut aiguë et très douloureuse ; il fut traité à l’hôpital de l’École de Médecine, où il resta deux mois ; le bubon fut ouvert, on donna la tisane de squine et de salsepareille , le sirop de Cuisinier et les pilules de deutochlorure.
Aujourd’hui le bubon fournitbeaucoup de pus; il y a un vaste décollement, qui oblige à exciser les lambeaux de peau, qui ne sauraient servir à la cicatrisation et forment un clapier au dessous
466 SECO^'DE PARTIE. — ' TfiÜlSlÈJlE SECTION.
duquel le pus séjourne ; le fond de la plaie est rouge et à la période de réparation.
Le 29, on inocule le pus recueilli au fond du bubon sur la cuisse gauche; on panse au cérat opiacé.
Le 31 , la piqûre n’a rien donné; on panse au vin aromatique, on cautérise au nitrate d’argent: la plaie offre partout des bourgeons charnus.
Ce malade sort guéri, le 1 8 novembre.
Bubon d’emblée inoculé sans résultat.
Hçjionï. âgé de 24 ans, entre; le 7 octobre i83G, salles, numéro 24 .
Trois jours après une nuit de débauche, pendant laquelle ce malade exécuta sept fois le coït, lise développa, du côté gauche, un bubon, dont la marche a été sub-aiguê.
Les organes génitaux, examiné^ avec le plus grand soin, n’offrent la trace d’aucune ulcération; le canal de l’urètre est sain.
Aujourd’hui le bubon a suppuré; il y a peu d’engorgement à la base de la tumeur.
Le 12, on ouvre le bubon et l’on inocule , par deux piqûres à la cuisse droite, le pus verdâtre çt filant.
OBSBRVATIONS PRATIQUES. ~ BUBONS. 467
Le* foyer offre beaucoup de décollement; on applique des cataplasmes.
Le 16 J les piqûres d’inoculation n’ont rien donné , quoique les bords de l’ouverture paraissent comme ulcérés; mais le peu de vitalité des tissus amincis par la suppuration, et qui, au moment de rouyerture, étaient bleuâtres, suffit pour expliquer cet état.
On prend du pus au fond du foyer et l’on ino-!cule à la cuisse gauche par deux piqûres.
Dans le bubon, on introduit l’huile de cantha'rides, afin d’exciter à la production de bourgeons charnus. ^
Le 20, les dernières piqûres d’inoculation n’ont rien produit.
Le bubon va mieux, i’iiuile de cantharides a produit de l’excitation, et le foyer a un peu diminué d’éteiidue.
Le 28, on cautérise le bubon, dont le fond s’élève.
On applique l’huile de cantharides.
Le 4 novembre , le malade sort guéri.
Bubon d’emblée inoculé sans résultat. .
Rti . . AxTOiîiE J âgé de aS ans , entré le 28 juin i835, salle t, numéro 35.
Ce malade n’a jamais eu de blennorrhagie; il y a quinze mois, il contracta un chancre sur la partie externe du prépuce. L’ulcération fit peu de progrès , céda très promptement à une médication appropriée , et laissa seulement à sa place une cicatrice saillante qui indique par son aspect que le mal n’avait pas entamé toute l’épaisseur de la peau. Depuis lors le malade n’a éprouvé aucun accident qu’il pût rapporter à cette infection.
Il y a trois semaines que, huit jours après un coït suspect, il s’est développé deux bubons, dont la marche a été sub-inflammatoire; il y a un peu de rougeur à la peau. Il y a dix jours que le bubon gauche s’est ouvert spontanément; le foyer assez large fournit une grande quantité de pus dont l’écoulement se fait mal par une ouverture trop étroite.
On enlève quelques lambeaux de peau décollée et amincie; le pus est inoculé par deux piqûres à la cuisse droite, le 4 juillet.
Le 8, les piqûi’es n’ont rien produit; on ou-
vre le bubon droit. Sous l’influence du repos, des cataplasmes et de quelques applications d’eau blanche , la guérison arrive sans entraves, et le malade sort le 17 juillet. Il ne reste ni dureté ni engorgement ganglionnaire.
Il est important de noter que , lors de l’infection chancreuse il y a quinze mois, le malade n’eut aucune espèce de tension ou engorgement ganglionnaire.
Bubon d’emblee inoculé sans résultat; le pus conservé dans un tube à vaccine ne s’est pas inoculé , non plus , après quatre jours de conservation.
Th . , âgé de 22 ans , entré le 4 octobre i836 , salle S ,
numéro i .
Ce malade affirme n’avoir jamais eu d’autre affection vénérienne qu’une blennorrhagie il y a cinq ans : elle dura à peu près deux mois , parcourut les divers degrés d’acuité et de chronicité; puis traitée alors convenablement par les injections et le copahu , elle disparut sans que, depuis, on%it noté aucun symptôme qu’il fût possible de rapporter à une maladie syphilitique , la santé s’étant conservée dans le meilleur état possible.
il y a dix-sëpt jours qu’un bubon superficiel s’est développé à droite; depuis sept semaines, le malade n’avait pas eu de relations sexUélîes.
La base de la tumeur paraît empâtée ; oîi ouvre ; le foyer est large et paraît avoir envahi lé tissu eeliulaire profond inter-gaUglionnaire; on pratique rinoclilation à la cuisse droite par deux piqûres. ‘
Le 8 , les piqûres d’inoculation n’ont rien produit; la tumeur est affaissée, mais il y a du décollement. Nouvelle inoculation à la cuisse droite; on prend du pus dans Un tube de verre ouvert à ses deux extrémités.
Le 11, on inocule le pus conservé dans le tube; sur le bubon on n’a mis que des cataplasmes; le foyer paraît se recoller; la plaie d’ouverture estdemeürée sans ulcération .
Le 19, la piqûre faite avec le pus du tube n’a riën produit. Ainsi , darîs tous leS cas , l’inoculation a manqué ; le foyer a diminué.
Le malade ayant un tempérament à tendance scrofuleuse , on lui donne la tisane dé houblon, le sirop antiscorbutique et le proto-iodure de fer à la dose de douze grains par jpur.
Le 30 , presque tout le foyer est recollé ; il né vient que quelques gouttes de pus séreux.
Le 7 novembre, le malade sort guéri.
OBSÈRVAtidNâ PRATIQUES. — BÛBÔIN’S. 471
Chanctes; biiBon symptomatique; inoculation avec résultat; pustule poussée iusqu’à la cinquième génération .
Loe. . âgé de i8 ans, entré le 5 janvier i833, salle i, numéro 3i
Trois jours après un coït suspect, ee malade s’àpèreut de la présence d’un chancre au prépuce, partie latérale gauche et interne. L’ulcère négligé s’agrandit, et j que le jours après son début, üh bubon se montra à gauebe ; sa marébe a été sub-aigüë, et, malgré un traitement par les sàngsüës , ronguent mereüriel et un emplâtre dèVigo> la suppuration est aujourd’hui complète.
Le 6, le bubon a percé pendant la nuit; les ehàncrès de la verge paraissent à l’état de progrès ; on les cautérise et on panse au cérat opiacé.
Le 21 , la peau amincie qui recouvrait lé foyeê du bubon a été détruite par l’ulcération. L’ulcère est à nu et présente l’apparence des chancres ; on inocule le pus du bubon à la cuisse droite par deux piqûres ; on cautérise le foyer ulcéré et l’on panse au cérat opiacé ; les chancres de la verge sont cautérisés au nitrate d’argent et pansés avec le cérat-calomel.
Le 24, les pustules d’inoculation sont formées; on les ouvre et Ton inocule leur pus par une piqûre sur la cuisse gauche.
Le 27, les inoculations du 24 ont donné la pustule caractéristique; on panse la première inoculation avec le cérat-calomel.
Le 45 février, les chancres de la verge ont disparu ; la première inoculation est presque guérie, la deuxième persiste à la période de progrès.
Le bubon marche bien ; sa surface se couvre de bourgeons de la période de réparation.
On prend du pus de la dernière inoculation et on le porte, par une piqûre, sur la cuisse droite.
On remarque de l’induration à la base des chancres de la cuisse , et sur le corps des taches indiquant le début d’une syphilide lenticulaire; on prescrit le traitement parles pilules de protoiodure de mercure , le sirop et la tisane sudorifiques.
Le 4 7, l’inoculation du 4 5 a réussi et a fourni la troisième génération.
Le bubon est guéri.
Le 27, on prend du pus dans le chancre de la troisième génération et on l’inocule sur la cuisse gauche.
Le 4 " mars , la quatrième génération est produite.
Le 47, on prend le pus de la quatrième
inoculation, et on le joorte sur la cuisse droite.
Le 20 , la cinquième génération est produite ; la guérison des chancres d’inoculation marche d’une manière régulière d’après l’ordre de leur ancienneté.
Le 30 , la syphilide n’a pas fait de progrès.
Oûcontinuele traitement parle proto-iodure de mercure.
Le 1" avril, il ne reste aux cuisses que deux ulcères ; la base s’est relevée et forme saillie ; on cautérise et l’on panse au calomel et au chlorure de soude.
Le 17 mai , le malade sort guéri ; il ne reste nulle part d’induration.
La santé générale s’est maintenue dans un fort bon état, depuis le traitement.
Chanri't! <ln col utérin; bubon symptomatique : inoculation donnant la pustule caracte'ristiquc.
Dl'r. . Marie, âgée de ai ans, cntre'e le le"" avril iS34, salle i, numéro 35. ,
11 y a un mois que cette malade contracta une blennorrhagie qui n’occasionna aucune douleur; au début , la matière de récoulement était peü abondante ; quinze jours plus tard, un hiibon se montra à droite; sa marche a été aiguë.
474 SÈCÔNbE PARTIE. - TROÏsiÉME SEeTIGN. -
Aujourd’hui le bubon est complèlement ramolii ; il a son siège dans les ganglions superficiels ; la matière del’écoulemént qui se fait par la vülvè est blancbàtrëp on ne voit, aux partiés externes de la génération , aucune trace d’ulcération jfon ouvre lé bubon, qui donne beaucoup de pus mal lié et sanieux.
Le 2 , les bords de l’ouverture du buboii pàraiséaient s’être ulcérés.
On applique des cataplasmes ; on fait des injections émollientes.
Le 10, l’ouverture du bubon a décidëmënt pris l’aspect chancrëiix ; dh preiid du pus aü centre du foyer, et on rinocülë siir là ëuissè droite.
Oh càutérisë rulcèrë avec le liitratè d’argent; on panse avec la pommade aücalomèl èt à l’ôpium.
Le 1 4, l’inoculation du 1 0 a réussi et a produit une belle pustule.
On donne les injections à l’eau blanche ; sur le col , on voit deux ulcères à fond gris, à bords taillés à pic ët irréguliers.
Le 1 9 , on inocule sur la cuisse gauche le pus recueilli dans le centre de rulcêre de la cuisse droite.
Le 25, rinoculation du 19 a produit là pustule caractéristique.
On panseles ulcères avec la pommade au calomel.
On prend du pus sur le col, à la surface d’une ulcération à fond gris , et l’on inocule à la cuisse droite.
Le 28 , l’inoculation du 24 a réussi et a produit la pustule caractéristique. •
Le bubon est presque guéri.
Les ulcères du col se sont détergés après une cautérisation au nitrate d’argent pratiquée le 24; celui de la lèvre supérieure est granulé , et son fond paraît s’être élevé au niveau des parties voisines. ’
Le 6 mai, la première et la seconde inoculation sont guéries, ainsi que le bubon; il n’y a presque plus d’écoulement.
Le 15, tout est guéri; il reste seulement, à la lèvre postérieure du col, quelques granulations superficielles.
Le 23 , la malade est complètement guérie.
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