‹ Traité pratique des maladies vénériennesChapitre 27 sur 56 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

On a VU, par les considérations qui précédent, que, si nous avions un critérium incontestable pour distinguer et diagnostiquer à coup sûr l’accident primitif de la vérole, il n’en était plus de même pour ceux qui résultent de Tempoisonnement général. L’antécédent bien caractérisé et reconnu, en l’absence de toute autre cause appréciable; la forme, dans tous les cas; la marche particulière; les concomitants et les résultats de certains traitements, conduisent, le plus ordinairement, à un diagnostic rationnel, mais bien souvent contestable, lorsqu’il s’agit de symptômes que des causes autres que la syphilis peuvent produire ou considérablement modifier, tels que certaines affections cutanées, glandulaires, osseuses , etc. Cependant, s’il est vrai que le dia-

gnoslic ne soit pas toujours univoque^ il reste également prouvé, pour tout observateur, qu’il est des accidents pour lesquels aucun doute ne saurait être élevé. Est-il possible, çn effet, de méconnaître, quand on l’a vu une fois, le tubercule muqueux bien caractérisé? Existe-t-il des circonstances, autres que celles dans lesquelles agit le virus syphilitique, qui puissent le produire? Y a-t-il un traitement qui soit plus puissant contre lui que le traitement mercuriel; et, de tous les symptômes transmis par l’hérédité , n'est-il pas, avec la syphilide lenticulaire encore si caractéristique, celui qu'on retrouve presque constamment ?

Du reste, soit qu’on les ait expliqués par Faction du virus syphilitique ou par la doctrine gratuite des sympathies, tous les sypbilographes sont restés d’accord que les accidents dits vénériens primitifs pouvaient donner lieu à des lésions consécutives des différents tissus de l’écononiie, mais plus particuliérement de la peau,, des muqueuses dans certains sièges, du tissu cellulaire, du système lymphatique, fibreux, osseux, pileux; des yeux, des testicules, etc.

A moins d’hérédité, il n’y a pas de v^érole constitutionnelle d’enrblée; dans les cas qu’on a crus tels , les accidents primitifs avaient échappé , comme cela arrive souvent chez les femmes; on

SYPHILIS eoxSTITHTIQMSELLE.

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avaient été cachés par les malades, dans des conditions où il leur était dangereux de les avouer, circonstances dont il faut toujours tenir compte, chez les nourrices en particulier, pour ne pas être trompé.

Pour ne point m’écarter du cadre que je me suis tracé, et sans entrer dans des discussions déjà agitées aiitre part, ou qqi ne doivent pas trouver place ici, je vais m’occuper de la question de savoir s’il existe, pour les accidents généraux, pne ipédic^tion vrpinient prophylactique.

sn.

TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE

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