VÉGÉTATIONS
Les végétations dont les formes peuvent varier et présenter différents aspects , qui leur ont valu les noms vulgaires de choux-fetirs, de crêtes de coq, de poireaux, de framboises, été., ne sémMent pas être la conséquence rigoureuse du virus syphilitique, attendu que, de l’avis de tous les bons observateurs, et comme on peut encore s’en convaincre tous les jours, on les voit naître dans des circonstances et sous l’influe^e de causes qui sont entièrement étrangères à là syphilis.
Dans le traitement des végétations , il faut avoir égard aux conditions suivantes : ou bien il ne s’agit que d’une hypertrophie des tissus , et sans addition épigénique, mal à propos rangée, par quelques syphilographes , parmi les végétations, et qui constitue les altérations auxquelles convient le nom de condylome; ou bien, au contraire, il y a vraiment production de nouveaux tissus, végétations proprement dites.
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Le traitement des condylomes se rapporte à celui des chancres indurés, ou à celui des tubercules muqueux.
Quand il s'agit de véritables végétations, ou bien il existe en même temps des indurations appartenant à un chancre, dont elles ont alors été la conséquence; ou bien encore elles ont pris naissance sur des tissus non indurés. Dans le premier cas, il faut d’abord faire disparaître l’induration spécifique par les traitements déjà indiqués, pour pratiquer ensuite l’excision, si les productions accidentelles ne sont pas tombées, ou ne se sont pas flétries pendant le traitement. Lorsqu’on premier lieu il n’y avait pas d’induration, c’est à l’excision qu’il faut recourir d’emblée.
L’excision se fait avec des ciseaux courbes sur le plat. Aussitôt que les végétations sont excisées, on enveloppfPla partie opérée de compresses imbibées d’eau froide, et l’on se contente du repos de l’organe et de.sji»ples lotions, jusqu’à cicatrisation. Dans quelques cas, les petites plaies venant à suppurer, on les panse soit avec un peu decérat simple, soit avec du vin aromatique. Quand l’excision qui doit entamer toute l’épaisseur de la peau ou de la muqueuse où siègent les végétations est bien faite, il est inutile de cautériser. Il -n’en serait pas de même dans les cas où il existerait un chancre à la période de progrès; ici il
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faudrait cautériser de suite pour éviter l’inoculation des plaies qu’on viendrait de faire. Du reste, pour moi, quand il y a des chancres encore inoculables, j’attends qu’ils soient cicatrisés pour opérer les végétations.
Sans doute que, par les caustiques seuls, le nitrate d’argentA^uelquefois,, mais surtout le nitrate acide liquide de mercure, on peut détruire les végétations ; mais, quand celles-ci sont bien pédiculées, l’excision est cent fois préférable. Ce n’est donc que dans les cas où les végétations sont plates , à base large, ou que les malades redoutent l’instrument tranchant , que j’ai recoujs à ces moyens ou à d’autres, tels que la boue d’o-^ pium , ou Fopium brut , le calomel , la poudre de Sabine, etc. .
Quant au traitement antisypbilitique proprement dit, il n’esi indiqué que lorsque d’autres symptômes concomitants le réclament; contre les végétations seules , surtout les végétations réellement épigéniques, sans induration spécifique, il reste sans effet, nuit ou, tout au moins, ne sert qu’à faire perdre du temps.
Les anciens préceptes étaient ceux-ci : « Faites d’abord un traitement général méthodique; c’est à dire prenez, pendant un temps donné, une certaine quantité de mercure. » Les miens consistent
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à détruire d’abord les végétations, et à guérir souvent mes malades en trois ou quatre jours, sauf à faire ensuite le traitement que d’autres accidents pourraient réclamer.
P.mjlQ31S ET EAa.iPfllSiQSIS.