IXOCÜLATION DANS LES SYMPTOMES SECONDAIRES
dépasser, et qu’elle ne présente pas la marche incertaine, sous le rapport delà limite, en gagnant versles centres circulatoires, que présentent si souvent et si malheureusement les inflammations veineuses, on est déjà porté à reconnaître que les lymphatiques seuls peuvent présenter ces conditions ; mais si, comme je l’ai fait, on dissèque les parties malades, Fanatomie pathologique ne laisse plus aucun doute. Du reste, quand elles viennent à suppurer , ce qui n’est pas très rare, et que les abcès s’ouvrent ou qu’on les ouvre, on trouve du pus qui n’est jamais mélangé au sang, soit en caillots, soit autrement, comme cela a lieu dans les phlébites.
Toutefois, si tous les bons observateurs sont restés d’accord sur ce fait de la non-possibilité d’inoculer, à la lancette , le pus ou la matière morbide fournie par les accidents secondaires', ainsi que les différentes sécrétions normales ou anormales des individus réputés affectés de syphilis constitutionnelle, quelques hommes ont pu être trompés, de bonne foi, par des symptômesqui, àcause de leur siège et de l’époque à laquelle ils s’étaient développés, pouvaient être, par un examen superficiel, rapportés à l’infection générale ; c’est ainsi que j’ai trouvé des ulcères primitifs des lèvres, de la langue, du pharynx même, qui avaient été contractés directement et par des voies
illicites, et qui , de' nécessité, fournissaient Uii pus inocuiablè ; symptômes dont les malades avaient clierché à cacher la véritable cause, ou la manière dont ils en avaient été infectés , et cela , peut-être plus encore, pour les affections primitives de l’anus. Chez les individus affectés de gale et de prurigo, pendant la durée d’un chancre, et qui, en se grattant, s’inoculaient sur différents points du derme, et déterminaient , au milieu de l’autre éruption, la production de la pustule primitive des chancres, on a pu croire à l’existence de l’ecthyma et du rupia syphilitique secondaire, qui offraient, dans cette circonstance mal appréciée, le fait, en apparence contradictoire, de la possibilité de l’inoculation des symptômes généraux.
Des faits relatifs à l’inoculation dans les symptômes secondaires , on doit conclure :
1°. Que, dé ce qu’un symptôme ne s’inocule pas, il n’est pas dit pour cela qu’il ne soit pas syphilitique, attendu que le virus, modifié par l’absorption veineuse et susceptible d’empoisonner l’économie , perd cette propriété en conservant celle de l’hérédité seulement j
2°. Que , toutes les fois qu’un symptôme , quels que soient son siège et sa forme apparente, s’inocule encore, il est, de nécessité, le produit d’üne contagion directe et non le résultat d’une