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DU CHAUFFAGE DES MAGNANERIES

L'assainissement et la ventilation des magnaneries ne sont pas chose nouvelle. Déjà Olivier de Serres, ce patriarche de l'agriculture, considérait la mauvaise tenue des chambrées et les émanations des vers comme l'une des plus grandes causes de mortalité. « Ce sont, « disait- il, des pellicules de leurs dépouilles et leurs charognes

« mêlées parmi les litières d'où vient toute la puanteur et non de ces « nobles animaux. » Il donne ensuite sur l'hygiène des préceptes qu'on croirait dictés aujourd'hui et qui, faute d'être observés, ont engendré les épidémies qu'on a décorées de noms divers, tout comme on a trouvé pour l'homme des variétés de fièvres jaune, intermittente, typhoïde et pernicieuse, toutes choses qui ne sont que les conséquences d'une seule et même cause, l'infection de l'air par des ferments organiques.

De nos jours, c'est vers 1824 que les maladies des vers à soie commencèrent dans le Dauphiné à inquiéter sérieusement les sériculteurs. Camille Beauvais fit en 1828 les premiers essais sérieux de ventilation aux bergeries de Senart. Après lui, D'Arcet dans un voyage qu'il fit dans le Midi, constata l'insuffisance des moyens employés alors, c'est-à-dire, les simples ouvertures placées dans les planchers et les plafonds et n'agissant que lorsqu'il y avait une notable différence entre la température intérieure et extérieure. Il amena une véritable révolution dans les idées de l'époque en insistant sur la nécessité de la ventilation forcée et fit parfaitement comprendre la supériorité du tarare ou système de propulsion, pour commander à l'aération, en le combinant avec des cheminées d'appel et des bouches d'extraction de diamètre proportionné à leur éloignement de l'appareil propulseur. Il fit sentir aussi l'inconvénient des systèmes préconisés alors et qui établissaient l'entrée de l'air d'un côté de la chambre, pour sortir du côté opposé, de telle sorte qu'au fur et à mesure qu'on approchait de l'issue de l'air vicié, les vers recevaient toutes les émanations des claies précédentes, ce qui a lieu beaucoup moins si la ventilation a lieu verticalement. La fig. 268 indique la disposition qu'il proposa alors : A est un calorifère placé en sous-sol [et envoyant l'air extérieur préalablement chauffé à travers la gaine B, dont les trous vont en augmentant de diamètre à partir de l'entrée : de là, l'air s'élève et sort par la gaîne C sous l'appel d'un tarare D placé à l'étage supérieur. Dans les temps ordinaires, un registre placé en E permet d'utiliser la cheminée comme appel unique sous l'action de la chaleur du foyer. Lors des grandes chaleurs, le frigorifère D donne admission à l'air frais des caves dont on abaisse la température en le faisant passer à travers des paniers de glace ou une succession de linges mouillés.

L'une des grandes erreurs de nos éleveurs a été de tout temps de

ne pas attacher assez d'importance aux questions de ventilation et de chauffage. Contrairement à ce qui se pratique en Chine, au Japon, en Asie Mineure, on accumule chez nous dans un espace clos et dans une atmosphère mal renouvelée, des milliers d'êtres vivants qui, comme tous les êtres organisés, vicient à la fois par la respiration, par la transpiration et par leurs déjections, le milieu où ils sont emprisonnés. Puis, on s'étonne de voir apparaître des maladies épidémiques particulières, les morts-flats, la pébrine et la muscardine. Hais ce qu'il y aurait d'étonnant, c'est qu'il en fût autrement I A cela

Fig. 268.

l'on ajoute la pernicieuse influence d'un chauffage insalubre, s'éloignant ainsi de plus en plus de l'état naturel où doivent être placés de précieux insectes, qui, tout aussi bien que l'homme, ont besoin pour se développer de se trouver dans de bonnes conditions hygiéniques. Aussi, quels résultats obtient-on en France dans Tune de nos premières industries? En faisant ce qu'on appelle des éducations industrielles et en oubliant les mœurs et l'hygiène ordinaire des vers on produit de véritables épidémies et Ton arrive précisément aux mêmes conséquences que dans toutes les agglomérations humaines.

Et cela est si vrai, que si Ton consulte les rapports officiels sur l'enquête agricole, on y lit, à l'article « Sériculture, » que le Gouvernement crée, dans les départements intéressés, des primes à l'effet d'y multiplier « les petites éducations». Or, quelle différence y a-t-il entre ce système et celui qu'a conseillé la Société de Chirurgie de Paris, c'est-à-dire, la création de petits hôpitaux et leur éloignement des centres de population, pour éviter la contagion et assurer aux malades l'inestimable bienfait d'un air pur?

Quand des faits aussi patents et des vérités aussi claires sont connus de tous, comment se fait-il que l'on continue, même dans les régions officielles, à prendre la question à l'envers, c'est-à-dire, qu'on ait cherché des remèdes dans des sélections de graines, dans des importations d'œufs étrangers? c'est comme si dans une épidémie à laquelle n'ont résisté que des natures vigoureuses, où la concurrence vitale des principes morbides n'a pu avoir prise, on ne cherchait de remèdes que dans l'importation d'une autre population! Non, le remède n'est pas là : on s'attaque aux effets et non pas aux causes ; le remède est moins dans la sélection de graines saines que dans l'observation des lois naturelles de la vie, lois imposées à tous les êtres vivants et dont on ne s écarte jamais impunément. Quelques esprits éclairés le comprennent si bien, qu'ils cherchent à faire des éducations en plein air, absolument comme dans nos hôpitaux encombrés où en présence des insuccès navrants des opérations chirurgicales les plus habilement faites, on en est venu à dresser des tentes en plein air pour y soigner les opérés et éviter ainsi les complications provenant de l'atmosphère empestée des salles.

On ne saurait donc trop le répéter : chacune des espèces organisées a des parasites, des ennemis spéciaux, qui luttent contre leur principe de vitalité et qui deviennent une cause de maladie, dès que les conditions normales de la vie n'existent plus. Chaque plante a son Kermès, son puceron lanigère, son oïdium, provenant presque toujours de l'épuisement du sol ou de mauvaises conditions de culture, que ces conditions soient appliquées à la plante elle-même ou à des espèces semblables et voisines qui répandent alors la contagion. De même* chaque animal a sa pébrine, son virus scrofuleux, son parasite, son principe de destruction. Pour lutter contre ces causes de maladies et faire dominer le principe de vitalité, dans cette concurrence de la vie et de la mort, cherchons à nous mettre dans les conditions hygiéni-

ques rationnelles, les vers à soie aussi bien que nous. Ces conditions sont d'abord et avant tout : un air pur et une température convenable. Comment y arriver?

Les divers procédés de ventilation sont bien connus, et c'est là le cas de rappeler ici, qu'après la ventilation des mines, c'est la ventilation des magnaneries qui, la première, a attiré l'attention sérieuse de nos savants. Aussi ne peut-on pas plaindre beaucoup les éleveurs qui s'adressent au Gouvernement, aux Commissions scientifiques, pour trouver un remède à leurs maux, au lieu de chercher dans l'observation des lois de la nature, la réussite de leur industrie et la vie qu'ils veulent développer autour d'eux.

Mais les questions de chauffage sont plus délicates ; dans le monde savant lui-même, il y a doute et ce n'est que dans ces derniers temps, que l'Académie des sciences, saisie directement de cette question, a fait faire par plusieurs de ses membres des expériences directes pour étudier l'influence hygiénique des divers modes de chauffage. Ceux que cette question intéresse trouveront dans les brochures du docteur Carret, dans les mémoires de l'Académie des sciences et dans les annales du Conservatoire des Arts et Métiers, tous les documents publiés à ce sujet.

Y a-t-il lieu d'employer, pour le chauffage d'animaux aussi délicats que le ver à soie, les transmissions métalliques, comme on le fait avec la plupart des poêles modernes, ou les transmissions céramiques, comme on le fait dans les pays du Nord, comme on le faisait chez les riches à Rome et comme on vient de le faire à Paris à la Chambre des députés ? Voilà la question à résoudre, en ce qui concerne spécialement le ver à soie plus encore que l'homme.

La réponse à ces questions se trouvera dans les études qui précèdent ce chapitre sur la valeur et l'emploi des divers modes de chauffage. On comprend qu'avant tout, ce qu'on doit rechercher ici, c'est la salubrité de l'air : or, l'appareil qui combine au plus haut degré la salubrité, c'est-à-dire, la ventilation avec le chauffage, c'est la cheminée que nous avons décrite en détail (fig. 150 à 152) et qui se prête à l'emploi de tous les combustibles.

On a dit avec raison que le problème résolu par une cheminée ordinaire, était d'envoyer sur le toit, sous forme de fumée, le plus d'argent possible. Ici, le cas est bien différent : il faut chauffer, mais surtout ventiler ; or, cette deuxième partie du problème, ce deuxième résultat, il

faut l'acheter ; c'est pourquoi il est indispensable d'avoir une large prise d air extérieur et un libre passage autour de l'appareil, pour renouveler d'une manière rationnelle l'atmosphère de la pièce.

Dans les grands établissements, on devra employer de préférence les calorifères à transmission céramique et à large passage d'air. Le chauffage à l'eau ne pourrait s'appliquer ici qu'avec des dispositions spéciales pour la ventilation, car nous avons affaire à des milliers d'êtres organisés, viciant de plusieurs manières le milieu où ils sont plongés. Soit donc qu'on adopte le calorifère en briques ou le chauffage à l'eau chaude, il faudra établir avec soin des sorties d'air vicié d'après les principes rationnels décrits en détail dans nos études sur la ventilation.

De quelques expériences, il semble résulter que là désinfection des graines par le chlore a donné des résultats satisfaisants. Cela confirme mon dire de l'origine de la maladie et de ses causes. Qu'on cherche la sélection de graines saines, qu'on évite la consanguinité, tant qu'on voudra, ce sont là d'excellents moyens, mais on ne changera pas les lois de la nature et de l'hygiène qui ordonnent pour les vers à soie, comme pour les hommes, qu'on évite l'encombrement, qu'on désinfecte les salles, qu'on les ventile convenablement, qu'on adopte un chauffage salubre, enûn, qu'on enlève les déjections, les feuilles fermentées, puis finalement qu'on fasse de petites éducations ; tout cela est l'A B C de l'hygiène pour tous les animaux grands et petits, et sera vrai après, comme avant et toujours quoi qu'on fasse.

Pourquoi les essais d'éducation en plein air tentés à Bordeaux et à Lausanne ont-ils réussi? c'est qu'on a remis le ver à soie dans son état nature] et qu'on l'a affranchi des effets de l'encombrement.

Il est assez singulier qu'on trouve, en fait de magnanerie, les mêmes contradictions scientifiques apparentes que sur les hôpitaux. Ainsi, consultez les tables de la mortalité à l'hospice Lariboisière, qui résume les plus récentes applications de la science de l'Ingénieur, avec la mortalité des autres hôpitaux établis d'après les anciens usages de la construction et l'on ne trouvera pas une grande différence. D'où l'on conclut, au dire de quelques médecins entêtés, que la science n'a pas fait un pas et que tous ces beaux systèmes si dispendieux et si compliqués de ventilation, sont inutiles. Les fenêtres largement ouvertes, disent-ils, et les feux de cheminée, ne sortons pas de là 1 Sans doute, c'est le moyen par excellence, mais est-il

toujours praticable, surtout en hiver, pour toutes îes maladies et dans de grands hôpitaux? On oublie seulement trois choses : 1° Pour tirer des faits observés des conséquences positives, il faudrait savoir quelles sont les maladies traitées dans les hôpitaux dont on compare la mortalité. 2° Les systèmes de ventilation, qu'on y a établis, sontils suffisants? On se confie à leur efficacité, ne néglige -t- on pas un peu aussi les moyens naturels? Enfin, n'y a-t-il pas à Lariboisière, comme ailleurs, un état de choses primordial, qui s'oppose à tout progrès sérieux, c'est-à-dire, l'encombrement des malades ? On est bien sévère, il me semble, pour les ingénieurs : leur science est née. d'hier, et, comme toutes les autres, elle a sa période d'enfantement. Elle n'a pas la prétention de repousser toute observation et tout progrès, ou d'être née tout d'une pièce, comme Minerve. • Mais revenons aux magnaneries. Si l'on demande aux éleveurs si les maladies des vers à soie sévissent plus cruellement dans les chambrées des paysans conduites d'après les anciens errements que dans les établissements modèles, ils répondront que les résultats ne diffèrent pas sensiblement; la cause de cette anomalie est fort simple et nous retrouvons ici ce que nous voyons dans les hôpitaux, c'est que les grandes éducations comportent une grande agglomération d'insectes et, par conséquent, sont plus exposées : la réussite tient surtout aux soins très-réguliers de propreté, à la régularité des repas, à l'enlèvement des feuilles fermentées et des excréments, toutes choses bien plus difficiles à obtenir quand on élève un grand nombre d'animaux, quels qu'ils soient; en outre, la contagion dans les grandes magnaneries est bien plus à redouter. Là, il est indispensable de subdiviser les chambrées de telle sorte qu'elles n'aient aucune communication par les corridors ou autrement, pour que les exhalaisons de l'une ne puissent communiquer avec l'autre.

Les beaux travaux de M. Pasteur sur l'hérédité, sur la puissance contagieuse du mal et sur la nécessité de se procurer des graines saines, provenant de papillons sains, tout cela est clair, logique, conforme aux lois de l'hygiène et ne fait en somme que confirmer pour une classe particulière d'animaux tout ce que nous avons à faire pour l'espèce humaine. Cela prouve une fois de plus que les lois de la nature s'enchaînent et ne forment qu'un tout merveilleux de sagesse et d'harmonie.

Une chose bien curieuse en ce qui concerne les systèmes compara-

tifs de traitement, ce sont les expériences que l'on a faites sur le ver à soie élevé isolément en plein air, avec des individus provenant de sources identiques, mais élevés par les procédés ordinaires. On a fait absolument de même pour les malades et les blessés dans les hôpitaux : on en a traité dans les anciennes salles et dans des tentesbaraques. Eh bien, les résultats sont encore ici les mêmes; les vers comme les hommes se guérissent mieux isolés et en plein air. N'estce pas la chose la plus logique et la plus simple et ne prouve-t-elle pas la nécessité des petites éducations et des petits hôpitaux?

Si on lit dans les traités spéciaux les soins à prendre pour élever des vers à l'abri de la maladie, on y verra exactement les mêmes précautions que pour les ambulances, c'est-à-dire : désinfection préalable des locaux avec du bi-oxyde de manganèse, du sel marin, de l'eau et de l'acide sulfurique en quantité égale ; le lavage à la potasse, ou l'eau phéniquée, des murs, plafonds et planchers ; isolement des chambrées; suppression des tables de jonc, vrai foyer d'infection, et leur remplacement par des grillages en fil de fer; enlèvement prompt et destruction par le feu des litières, surtout quand elles ont fermenté ; renouvellement de l'air par les fenêtres et par des feux flambants. Tout cela n'est-il pas aussi ce que demande l'espèce humaine ?

Une erreur encore assez généralement répandue, c'est que la péhrine est une maladie nouvelle. Gomme tant d'autres affections, elle était connue fort anciennement, mais par des cas rares et isolés. Seulement aujourd'hui, elle a revêtu la forme épidémique : on l'évite en partie, en rejetant toutes les feuilles de mûrier ayant un commencement de fermentation, ou provenant de lieux bas et humides, puis en veillant à l'aération, lors des temps chauds et orageux. On comprendra l'effet de la première cause, quand on se rappellera que chez le ver la transpiration est énorme, parce que ses excréments sont secs et fermes, tandis que sa nourriture contient près de 80.°/° d'eau. C'est pourquoi le ver est si sensible aux brusques variations de température, comme le serait un homme après un exercice violent.

On oublie que le ver à soie est une chenille comme les autres, qu'originairement il a vécu sur les arbres, en plein air et à la lumière, que par conséquent on doit le mettre dans des conditions qui le rapprochent de son état de nature. Il faut donc éviter les lieux sombres, bas et humides, choisir des pièces avec fenêtres opposées

de manière à pouvoir les ouvrir au nord et au midi, suivant le temps et la direction du vent; la cheminée sera celle que nous avons décrite (fig. 150), ou une cheminée à laprussienne, avec prise d'air extérieur, permettant un feu clair et une extraction abondante de l'air de la pièce, par un tuyau de fumée de m ,20 à n ,25. Si la pièce est grande, on mettra des cheminées aux deux murs opposés et mieux dans les 4 angles, en utilisant la fumée pour l'appel de l'air vicié. Dans les murs, sous chaque fenêtre et de chaque côté, on ménagera des ventouses de 2 à 3 décimètres de section avec planchettes à coulisses et toiles métalliques contre les animaux rongeurs. Au plafond et aux angles où séjourne l'air vicié, on établira des gaines aboutissant au toit et fermées par des trappes mobiles manœuvrées par des poulies. On y mettra un foyer d'appel qu'on allumera lors des « Touffes », c'est-à-dire cet état de calme complet de l'air, joint à une température très-élevée. Pour éviter le soleil, on placera dans les fenêtres des cadres mobiles garnis de canevas très-clair, laissant passer l'air et amortissant la force du vent. Dans le plancher de la pièce, on disposera une trappe par laquelle on jettera immédiatement toutes les litières pour éviter qu'elles ne séjournent à l'intérieur et pour les enterrer rapidement, absolument comme on le fait dans les hôpitaux pour les linges à pansements. Enfin, on ne cherchera pas à masquer les mauvaises odeurs d'une chambrée en y brûlant des plantes aromatiques, comme on le fait à tort dans les chambres de malades : cela ne sert qu'à masquer le mal, c'est-à-dire, l'infection de l'air, sans la détruire.

Ici encore, nous aurons à répéter ce que nous avons dit déjà dans bien des chapitres, en parlant du thermomètre, de ce malheureux instrument qui donne sur l'air et sur la chaleur des idées si fausses au point de vue de l'hygiène. On se préoccupe toujours du degré de chaleur de l'air et jamais de sa composition : c'est là une très-grave erreur, quand il s'agit de la vie animale, surtout chez les vers à soie. Ce n'est pas la température de la pièce qui doit préoccuper, c'est son aération et son aération constante : mieux vaut cent fois de l'air à 40° avec un renouvellement, que de l'air à 20° sans ventilation. Si on réunit des vers dans une magnanerie, c'est pour les préserver de leurs ennemis, contre les accidents de la vie sauvage, c'est pour faciliter la récolte des graines et en simplifier l'éducation ; mais par contre, ne les exposons pas à tous les inconvénients et surtout à l'encombrement

de notre vie confinée, que nous appelons si improprement vie civilisée.

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