‹ Traité pratique du développementChapitre 15 sur 25 · Méthode de la surexposition. — Le lec · texte numérisé non relu

Méthode de la surexposition. — Le lec

leur doit être convaincu maintenant des ressources nombreuses et variées qu'il possède, grâce à la souplesse du développement. La première remarque qu'il fera certainement, c'est qu il peut impunément dépasser la pose reconnue nécessaire et arriver néanmoins à d'excellents résultats. En un mot, la détermination du temps de pose n'a plus besoin d'être faite avec exactitude; il jouit, au contraire, d'une latitude très grande. Ce résultat est loin d'être à dédaigner; car, à l'heure présente, il faut bien le reconnaître, il n'existe pas d'instruments pratiques pour déterminer l'intensité chimique de la lumière et, par suite, le temps de pose nécessaire dans telle ou telle hypothèse. Dans ces conditions, les méthodes actuelles de développement, qui permettent des écarts relativement considérables de pose, auront une grande importance au point de vue de la sûreté du travail. On doit même tirer de ces faits une véritable manière d'opérer, qui sera appliquée dans la majorité des cas et qui permettra d'éviter bien des insuccès et des déboires.

Nous voulons parler de la méthode de la surexposition qui consistera à dépasser d'une manière certaine la pose supposée ou reconnue nécessaire (62). Lorsqu'on fait un cliché quel qu'il soit, il existe pour chaque sujet un temps de pose que l'on pourrait appeler temps de pose normal et qui correspond à une impression complète à tous les points de vue. Si le temps normal est diminué, il

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y a action insuffisante de la lumière, d'où cliché incomplet; s'il est dépassé, il y a surexposition. Et Ton comprend facilement que, si, dans un cas, il ne peut appartenir à l'opérateur de faire apparaître ce que la lumière n'a pas produit, il lui sera, au contraire, toujours possible de retenir par un développement approprié une image surexposée. Le jour où un instrument nous donnera d'une manière pratique et précise le temps normal de pose, cette manière de faire n'aura plus de raison d'être; mais jusqu'à nouvel ordre ce sera la seule que nous puissions recommander en toute conscience, car elle seule peut donner des résultats constants. Donc surexposez toujours, sauf, bien entendu, dans les cas tout spéciaux où, à cause du modèle ou du résultat cherché, vous désirez obtenir des effets particuliers par suite d'une pose réduite avec intention. En principe, une surexposition de deux ou trois fois le temps normal sera plus que suffisante pour parer à toutes les erreurs d'appréciation; elle peut même être beaucoup plus considérable sans inconvénients. Le lecteur se demandera peut-être comment il pourra déterminer la surexposition, puisque celle-ci doit être un multiple du temps normal de pose que rien ne peut lui donner exactement. La question est évidemment spécieuse, mais nous ne lui ferons pas l'injure de penser qu^il s'est lancé dans la voie photographique sans guide aucun, sans études. Les données qui entrent en jeu pour

ladétermination du temps de pose sont nombreuses. Ce sont, personne ne l'ignore, la nature de l'objet, la saison, l'heure, l'éclairage, l'ouverture de l'objectif, son foyer, la nature des plaques, etc., etc.

Qu'il se procure un bon Traité de Photographie et il verra la conduite à suivre (^). îl arrivera très vite ensuite, connaissant les instruments dont il se sert, à savoir à peu près exactement le temps de pose nécessaire dans la plupart des cas. Non pas qu'il puisse obtenir rigoureusement ainsi le temps normal de pose, mais il ne s'en éloignera guère. Qu'il double ou qu'il triple alors ce résultat, et il sera à coup sûr dans la période de surexposition.

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