‹ Traité pratique du microscope, et de son emploi dans l'étude des corps organisésChapitre 10 sur 358 · III · texte numérisé non relu

III

En même temps que le microscope composé , le microscope simple , c’est-à-dire les lentilles , furent perfectionnées ; pour avoir les plus forts grossissements , on se servit des sphères ou globules. Le docteur Hooke exécutait ces sphères de la inanière suivante : Apres avoir, à la flamme d’une lampe, roule en boule une mince baguette de verre, il approch ait cette boule de la flamme , jusqu’à ce qu’elle se fondît en un globule. Ce globule était ensuite placé dans une petite lunette, de manière à ce qu’aucun rayon ne pût s’échapper entre le globule et la lunette qui l’enfermait; quelquefois on abattait la tête du globule et on polissait cette partie de la sphère.

Le Père Délia Torre , de Naples, confectionnait ces globules en les plaçant dans les petites cavités d’un morceau de tripoli calciné et les fondant ensemble, ce qui leur donnait une forme parfaitement sphérique. — M. Buterfield exécutait de semblables sphères en prenant à la pointe d’une aiguille mouillée un peu de poussière fine de verre et la réduisant en globules par la flamme d’une lampe à esprit de vin ; si la partie qui touchait l’aiguille n’était pas bien fondue , il ôtait le globule de l’aiguille, et le fixant d’un autre côté sur une aiguille mouillée , il le présentait de nouveau à la flamme de la lampe jusqu’à ce que le globule devînt une sphère parfaite. M. Sivright de àleggelland a fait des lentilles en plaçant de petits morceaux de verre dans de petits trous ronds de 2 à 5 millimètres de diamètre, pratiqués dans une plaque

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