‹ Traité pratique du microscope, et de son emploi dans l'étude des corps organisésChapitre 32 sur 358 · TRAITÉ PRATIQUE DU MICROSCOPK · texte numérisé non relu

TRAITÉ PRATIQUE DU MICROSCOPK

avec les mesures connues des canaux sécicteurs de ruilne.

Au moyen d’une légère pression, on voit les comparlimenls dont se composent ces canaux se séparer et nager isolément. Le noyau de chacun d’eux offre environ 0,0033 de ligne de diamètre.

L épithélium en paillettes et celui en cylindre ne forment jamais que des couches simples. L’épithélium en pavé se présente aussi en couches simples sur les membranes séreuses, sur laface interne des vaisseaux, dans les petits canaux des glandes, et sur la membrane muqueuse fixe qui tapisse l’oreille moyenne ; mais partout ailleurs, sur les membranes muqueuses et sur la peau extérieure, les couches des cellules épidermoïdes en pavé sont multiples et stratifiées ; elles se développent dans la profondeur et se serrent les unes à côté des autres à mesure qu’elles approchent de la superficie.

Dans la couche la plus interne, le noyau des cellules est d’un rouge jaunâtre et ressemble en partie aux globules du sang; et la membrane des cellules est si fortement appliquée contre le noyau , qu’elle est presque imperceptible ; peut-être y manque-t-elle complètement. Un peu plus vers la superficie, le noyau devient plus granuleux, plus pâle et plus grand, et surtout la cellule prend plus d’ampleur; plus en dehors encore, le noyau et la cellule s’a]>latissent et finissent par devenir tellement comprimés, qu’ils ne ressemblent qu’à de petites écailles. Les cellules, arrondies dans le principe, deviennent polygonales par la pression qu’elles exercent les unes contre les autres, et finalement, tout-à-fait irrégulières. Dans les couches les plus superficielles de l’épiderme, le noyau des cellules ne peut plus être distingué, et les écailles sont tellement serrées, qu’on ne devinerait jamais comment elles ont été formées, si on n’avait suivi leur transformation successive et si on ne les avait soumises à quelques préparations artificielles.

Les lames se dessèchent comme une sorte d’écorce, de même que le tissu cortical s’écaille dans les plantes. Il résulte donc, évidemment, que l’épiderme ne doit plus être considéré comme un produit inorganique du tissu réticulé de la peau.

En général, l’épithélium est d’autant plus mince, que la

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