‹ Traité pratique du microscope, et de son emploi dans l'étude des corps organisésChapitre 55 sur 358 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

USAOR DE LA CUAMDRB CLAIRE POUR DESSINER ET MESüRBIf. '

, La chambre claire , inventée en 1804 par Wollaston , appliquée au micro'scope par Amici , et perfectionnée' dans ces derniers temps par Charles Chevalier (1) , est maintenant très répandue parmi les micrographes en France’, et elle le sera bientôt, nous l’espérons, aussi à l’étranger. Son application au microscope offre à l’observateur les mêmes avantages qu’elle donne, sous une autre forme, aux artistes pour le dessin des paysages, des monuments^ etc. ; elle permet de vaincre avec facilité la difficulté que présente la fidèle reproduction de la forme et des proportions relatives des parties de l’objet observé. Nous nous abstiendrons de parler de la théorie optique de la chambre claire (p. l9), qu’on trouvera développée dans Wollaston (2), Amici (3), et dans tous les ouvrages modernes de physique ; nous donnerons seulement quelques détails sur la construction de cet instrument, afin de faire mieux comprendre son usage Ne voulant pas faire ici l’histoire de la

(1) Application de la chambre claire à l’art du dessin , Paris , 1838. Chez

l’auteur, Palais-Royal', 163. ^

(2) Pliüosophical magazine, t. XXVIII, p. 343.

(3) Annales de physique et de chimie, t. XXII p. 137.

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chambre claire, nous renvoyons le lecteur aux méinoires clics, pour connaître les différentesi modifications que cet instrument a subies à diverses époques, êt iléus parlerons seulement de la. caméra lucida d’Amici, ainsi qu’on )a troûve actuellement jointe aux microscopes de M. Chevalier.

La chambre claire, ou caméra lucida, si l’on préfère ce nom à l’expression française, s’applique à l’oculaire du microscope au moyen d’un anneau. La combinaison d’un miroir métallique percé et d’un prisme rectangulaire, constitue cette machine de l’usage le plus commode (fig. 22, a)j fixé devant l’oculaire, l’appareil peut, par un mouvement latéral, être placé de côté et remis devant l’oculaire, sans qu’on soit forcé dé l’ôter du microscope. Pour avoir le plus grand champ possible, on approche l’instrument lé plus près dé l’oculaire ; on fera attention que les surfaces du miroir percé, ainsi que du prisme en verre, soient toujours luisantes, et sans lamoiridre tache; la plus petite impureté détruit proportionnellement la pureté de l’image réfléchie. L’axe du miroir percé doit coïncider avec l’axe du microscope ; s’il y a un dérangement quelconque dans le mécanisme de la chambre claire qui empêche cette coïncidence , on verra de suite naître , de l’un ou de l’aiitre côté du champ , un bord large, très coloré , qui ne disparaît qu’avec la juste position du miroir. Si le butoire (la pointe latérale qui soutient précisément la chambre claire dans une position telle tjue son axe coïncide avec celui du microscope) est dérangé, de sorte que l’appareil reste dans une situation trop élevée ou trop basse devant l’oculaire , une partie du champ est couverte et limitée, comme nous le disions tout à l’heure, par un bord coloré. On peiit obvier très facilement à cet inconvénient en faisant fixer cétte pointe de manière qu’une dislocation ne puisse plus avoir lieu. .

Pour dessiner connnodément, on applique la chambre claire au microscope horizontal d’Amiçi, ou à tout autre qui se trouve dans une position horizontale. L’image réfléchie par la chambre claire tombe alors sur la table portant le microscope (fig. 22, b) ; cette image sèra , d’apres la nature de l’appareil ajipliqué, seulement réfléchie pour l’œil qui sc trouve devant

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