TJIAITK PRATIQUE DU MICROSCOPE
le miroir percé 5 on la voit au-dessous du prisme rectangulaire de la chambre claire. On place un morceau de papier à cet endroit, et pour être plus à Ifen îiise, on fait sortir le tiroir de la boîte du microscop'e (fig.S8,x),qui sert alors de table à dessiner, en y plaçant le papier qui est destiné à recevoir le dessin de l’objet.
Pour exécuter le dessin à l’aide de la chambre claire, on s’y prend de la manière suivante : on place la chambre claire de côte, et on met l’objet qu’on désire dessiner au point de la vision la plus distincte ; le papier doit se trouver à sa place, et on sera muni d’un crayon très pointu ; en mettant la chambre claire maintenant devant l’oculaire, on s’aperçoit que le foyer estunpeu déplacé, et on amènera de nouveau l’objet au point convenable. Si l’œil est bien placé devant la chambre claire, on verra en même temps l’objet et le crayon qu’on tient dans sa main; on tracera, sans aucune difficulté, les contours de l’image sur le papier , comme si on voulait le calquer. Toutefois pour que ce dessin s’exécute facilement, il faut le concours de plusieurs circonstances qu’on peut aisément produire , si l’on a connaissance de la cause ; mais en négligeant leur juste appréciation , plusieurs personnes n’ont pu arriver à faire usage convenablement de la chambre claire, etont dès-lors conçu des idées mal fondées sur les difficultés qu’offre cet instrument.
Il faut d’abord que l’objet et le papier sur lequel on veut dessiner , soient également éclairés ; si la lumière qui tombe sur l’objet est plus vive que celle qui éclaire le papier, on ne verra pas la pointe du crayon qui doit tracer les contours; si, au contraire, le papier est trop blanc, trop éclairé, l’image sera d’une telle faiblesse , qu’on ne pourra guère produire un dessin fidèle. Il est très facile d’obvier à cet inconvénient par une modificalion convenable de la lumière; et c’est pourtant précisément là qu'ont échoué plusieurs personnes. Si le crayon disparaît, on peut parvenir à le voir de deux manières : ou en diminuant la lumière qui éclaircit l’objet, ou en augmentant celle qui tombe sur le papier ; il sera plus facile de diminuer la lumière de l’objet, mais il ne faudra pas amener cette diminution à un point tel, qu’elle ôte quelque chose soit à la clarté,