DU MOULAGE APRÈS DÉCÈS
Bien que le cas soit exceptionnellement rare, il peut se trouver qu'éloigné d'un centre où se trouvent les mouleurs de profession, un amateur ait le désir de mouler le masque d'une personne qui vient de mourir en vue d'un buste à exécuter plus tard. Tout d'abord, il doit savoir qu'une opération de cette nature ne peut se faire qu'après déclaration préalable à l'autorité et en présence d'un commissaire de police ou, à son défaut, du juge de paix.
Pour mouler le visage d'une personne morte, on commence par soulever la tête et passer dessous un drap plié en quatre et on découvre le cou ; on graisse avec du beurre la naissance des cheveux, les sourcils et les cils, la barbe, puis, avec de l'huile d'olive, on graisse au pinceau tout le visage et l'on procède, pour l'application du plâtre, exactement comme il a été dit pour le moulage d'une main. Pour l'enlevage du moule, il suffit de faire relever un peu la tête par un aide qui passe les deux mains sous le drap plié en quatre et on retire le moule soi-même à deux mains, lequel étant de dépouille doit venir sans difficulté. Si l'on redoutait précisément une difficulté quelconque, soit le
rétrécissement à l'endroit des pommettes ou dans la cavité des yeux, on passerait un fil qui diviserait le moule en deux; ce fil partirait du sommet de la tête, suivrait le milieu du nez, de la bouche et du menton, et tomberait jusqu'à l'attache de la clavicule.