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DES RAYONNÉS

$ I. 0LASSIFICAT80N

Les rayonnés forment le quatrième et dernier embranchement du règne animal, ce sont les moins compliqués de tous.

On subdivise cet embranchement en cinq classes, qui sont :

lre classe, les Echinodermes ,

2e — les Helminthes ou vers intestinaux ,

3e — les Acalèphes ,

4e — les Polypes ,

5e — les Infusoires ,

Les Èchinodermes forment trois familles, qui sont :

1° Les astéries ou étoiles de mer ,

2° Les échinides ou oursins ,

3° Les holothuries (genre unique).

Les helminthes ou vers intestinaux se divisent en deux familles bien distinctes, qui sont :

Les vers aplatis et les vers ronds .

Les genres principaux dans la première famille sont.0

Les ténias ou vers solitaires , les douves, etc.

Ceux de la deuxième famille sont :

Les ascarides , les strongiles , les füaires les hydatides .

De tous les êtres qui composent le règne animal, aucuns, même les reptiles, ne nous inspirent un dégoût, une répulsion aussi grands que les vers.

Néanmoins, les ténias semblent destinés par la nature à ne vivre qu'au dedans de nous, et, malgré notre fierté e t nos prérogatives , nous sommes soumis comme tout le reste des animaux à la loi générale qui fait que, pour équilibrer constamment rharmonie qui règne entre les éléments qui circulent, chaque être doué d'existence sert de pâture à quelque autre créature; rien dans la nature n’est exempt de cette règle, et en conséquence doit fournir de son existence pour concourir à en conserver d’autres !

Ainsi s’enchaînent les lois immuables que l’Etre suprême a imposées à la nature et devant lesquelles l’homme n’a qu’à s’incliner, en re-

connaissant, malgré son orgueil, tonte son impuissance. Les vers intestinaux causent chez Lhomme et les animaux de tels ravages dans l'intérieur que souvent* ils abrègent considérablement son existence»

Mais, hâtons-nous de le dire, la science médicale, qui, dans ce siècle, a marché à pas de géant, a découvert des vermifuges dont l'efficacité, désormais incontestée, diminue de beaucoup le danger de posséder d’aussi terribles hôtes.

Il y a deux espèces de ténias : les ténias sans armes , c'est-à-dire non munis de dents, et les ténias armés qui sont munis de crochets à triple pointe.

Les acalèphes, nommés aussi orties de mer, se divisent en deux familles, qui sont :

Première famille . — Les acalèphes libres. Exemple : les béroès , les porpites , les méduses dont Michelet a fait une description si saisissante dans son ouvrage intitulé la mer.

Deuxième famille . — Les acalèphes fixes. Exemple : Les zoanthes , les actinies , etc.

La classe des polypes se divise en deux ordres, qui sont :

1° Les polypes nus ,

2° Les polypes à polypiers.

Le principal genre dans les polypes nus sont les hydres ou polypes à bras .

Les polypes à polypiers se divisent en trois familles, qui sont :

Première famille. — Les polypes a tuyaux. Ex. : les tubipores , les sertulaires .

Deuxième famille. — Les polypes a cellules. Ex. : les cellulaires , les corallines.

Troisième famille . — Les polypes corticaux. Ex. : les lithophytes , les éponges , etc.

Les infusoires sont des animalcules si petits, que Y étude ne peut en être faite qu'au moyen du microscope; nous n'avons pas à nous occuper de leur préparation microscopique; on trouve dans le commerce des séries toutes prêtes et à bon compte de ces sortes de prépations, qui deviendraient trop dispendieuses si on voulait s'en charger soi-même, sans qu'on pût compter sur un résultat satisfaisant.

Les principaux genres d’infusoires sont :

Les rotifères , les vibrions , les monades.

La conservation des animaux qui forment le quatrième embranchement du règne animal est assez facile à exécuter, tous les animaux aquatiques, mous, charnus ou gélatineux, se conservent dans des liquides préparés à cet effet. Le liquide du docteur Gh. Ozenne est très-

bon pour ces préparations; il ne brûle pas les couleurs comme fait l’alcool et est bien moins dispendieux. On commence par laver dans de beau ordinaire, puis dans de beau étendue d’alcool, ensuite on l’essuie et on le met dans une éprouvette à pied ou long tube, on passe un fil avec une line aiguille , dans une partie qui ne détériore pas les organes propres à bétude, et on se sert d’une boule de suspension, pour maintenir l’animal aussi développé que la longueur du tube , pour cela on prend des boules d'une grosseur relative à la pièce qu’elles doivent maintenir en suspension. On lute son flacon, c'est-à-dire que bon bouche hermétiquement avec du liège, ou un disque de verre que bon recouvre avec du mastic ou de la cire.

Les Astéries ou étoiles de mer se conservent dans le meme liquide ou se font sécher ; si l’astérie est volumineuse, on fait une incision en dessous des branchies; avec un petit crochet on retire le plus possible les parties mucilo-gélatineuses, que bon remplace par du coton imbibé de préservatif, et, quand la dessiccation est complète on passe au vernis blanc.

Les Oursins. Après les avoir mis à dégorger dans beau douce pendant quelque temps, on les retire, ou fait une petite ouverture à la membrane qui entoure les dents de l'oursin, afin de livrer un passage d’expansion au liquide con-

tenu dans l’intérieur, et on met sécher dans un courant d’air. Si on doit enlever les épines qui garnissent la surface de l’oursin, on laisse macérer plus longtemps, et elles tombent pour ainsi dire d’elles-mêmes.

Les Holothuries se conservent dans le liquide, ainsi que tous les acalèphes.

La famille des Polypes ne demande pour préparation qu’à être débarrassée des sels qu’ils peuvent contenir, ce qui se fait en les laissant dans l’eau douce pendant quelques jours ; si un polype se trouve chargé de matière étrangère, on Fen débarrasse facilement en acidulant F eau parFacide sulfurique.

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