‹ Traité pratique du pied-bot (volume 2)Chapitre 35 sur 43 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Quelques mots sur les Causes, le Diagnostic et le Pronostic.

On aura pu voir, en lisant les observations que nous avons rapportées plus haut, les causes les plus fréquentes sous l'influence desquelles peut se développer le torticolis curable par la section sous-cutanée des muscles raccourcis, ou par les machines. Nous allons les rappeler ici très-brièvement, en signaler quelques autres, et dire quelques mots sur son diagnostic et son pronostic; ensuite nous aborderons le traitement, la partie la plus essentielle de ce court travail. Nous parlerons plus lard dans notre journal , la Revue des Spécialités et Innovations médicales et chirurgicales , du torticolis dépendant des maladies de la région cervicale de l'épine, que quelques auteurs ont appelé torticolis articulaire. Nous accompagnerons ce travail de planches qui aideront beaucoup a en faire comprendre la partie descriptive.

Comme nous l'avons déjà dit, les trois causes les plus connues du torticolis entretenu par la

rétraction musculaire, sont, 1° la rétraction musculaire active , native ou consécutive , les contractions spasmodiques de l'un ou des deux muscles sterno-cléido-mastoïdiens , ou de Tune des portions des muscles trapèzes. Cette cause est le plus souvent mise en jeu par les convulsions auxquelles les enfants sont si exposés; alors , l'inclinaison de la tête a lieu du côté où siège la maladie , sa première cause ; la tête , dans ce cas , a été attirée par le muscle rétracté. C'est à cette cause que la plupart des auteurs rapportent le plus grand nombre de cas de torticolis. Mon expérience n'est pas en rapport avec cette manière de voir : sur plus de soixante cas de torticolis que j'ai eu occasion de traiter, j'en ai rencontré plus de la moitié qu'il fallait attribuer à des engorgements des ganglions lymphatiques du cou , engorgements qui avaient forcé le malade à incliner sa tête du côté opposé à leur siège. Il avait suffi que cette position forcée eût duré pendant trois ou quatre mois pour que les muscles mis dans un état de relâchement se fussent rétractés passivement et d'une manière permanente. Aussitôt cette rétraction opérée, le torticolis avait existé. Comme on peut le voir , je suis loin d'être d'accord avec un de mes confrères en orthopédie qui regarde presque toutes ces difformités comme dépendant de la rétraction musculaire spasmodique, suite d'une lésion de l'appareil cérébro-spinal. Le

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