DEUXIÈME CLASSE INFLAMMATIONS LOCALES
Celte seconde classe comprend les inflammations de la peau qui constituent une maladie locale, indépendante d'une cause diathésique spéciale. Le type le plus parfait de cette classe se trouve dans les inflammations de la peau artificielles, provoquées par des frictions ou des applications de substances irritantes ; la cause est ici presque traumatique, et la maladie qui se développe est bien une inflammation locale, une véritable dermite. Mais à côté de ces maladies simples et incontestablement locales, il en est d'autres caractérisées principalement par des phénomènes inflammatoires cutanés et qu'on ne peut rattacher d'une manière bien évidente à aucune diathèse spéciale : tels sont certains cas d'érythème, l'ecthyma, le zona, le pemphigus. Quelques auteurs ont voulu les considérer comme des fièvres éruptives, et il est évident que certains érythèmes généralisés, pour ne parler que de ceux-là, sont, comme la variole et l'érysipèle, de véritables fièvres éruptives, que Bazin a heureusement qualifiées de pseudo-exanthèmes. Mais, dans l'état actuel de la science, je ne crois pas qu'on puisse en dire autant de l'ecthyma, du zona, du pemphigus et de l'acné, qui sont caractérisés principalement par des phénomènes inflammatoires siégeant à la peau, et dont les symptômes généraux, lorsqu'ils existent, paraissent être sous la dépendance de l'inflammation locale, et sont ainsi consécutifs et non primordiaux, comme dans les maladies générales. Malgré les critiques faites contre cette classe d'inflammations locales de la peau, je crois
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donc devoir la conserver, et j'y placerai d'abord les derrnites simples, maladies artificielles ou provoquées, puis Yérythème, Vecthyma, le zona, le pemphygus, Yacné9 le strophultLS, le prurigo et la dermite exfoliatrice.
§ 1 . — Éruptions artificielles provoquée^. a. Éruptions artificielles par action locale.
Dans ce chapitre d'inflammations cutanées tout à fait accidentelles, on doit d'abord placer les lésions traumatiques de la peau, les érosions, les plaies qui résultent de Faction d'une cause physique ou mécanique, de même que les brûlures et les gelures consécutives à l'action du calorique ou du froid. Mais ces maladies sont du ressort exclusif de la chirurgie, et je n'ai pas à en parler ici ; je dois seulement indiquer que chez les individus atteints d'une dialhèse, et particulièrement chez les herpétiques, la lésion traumatique peut être le point de départ occasionnel d'une éruption spéciale qui se manifeste alors avec ses caractères propres. C'est là une complication des plaies et des contusions qu'on a occasion d'observer assez souvent. Le traumatisme, dans ces cas, a sollicité le réveil de la diathèse, ainsi que le professeur Verneuil Ta si bien démontré.
Mais à côté des lésions traumatiques de la peau se trouvent des maladies, également de cause mécanique ou physique, qui sont le résultat de frottements, de frictions simples ou d'applications de substances irritantes, médicamenteuses ou autres, telles que l'alcool camphré, la térébenthine, l'iode, l'huile de croton, la pommade stibiée, les linimenls ammoniacaux ou autres, les emplâtres de poix de Bourgogne, de thapsia, etc. Ces affections sont inflammatoires et se rapportent habituellement aux diverses variétés de l'éry thème. Quelques substances
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