C. DE l'odorat
Quoique la membrane pituitaire soit loin d'être aussi étendue chez les oiseaux que chez certains mammifères, plusieurs de ces animaux paraissent cependant jouir d'un odorat assez fin , surtout ceux qui se nourrissent de chair corrompue. Ces oiseaux se rendent souvent à de très-grandes distances sur les lieux où se trouve le cadavre de quelque animal pour le dévorer.
Je ne crois pas toutefois qu'aucun oiseau soit en état de sentir lapiste des animaux comme le font les chiens.
Chez le Dindon {Meieagris Gaiio-Pavo) , les narines , percées comme d'ordinaire sur les côtés du bec, donnent chacune directement dans une première fosse peu profon^le , n'étant qu'un simple enfoncement borné .en dedans par deux replis fibro-cartilagineux fort épais revêtus de la muqueuse , dont l'un , partant du bord inférieur de la narine , se porte obliquement en dedans en se recourbant en haut, et dont l'autre, correspondant au cornet inférieur des Mammifères, se dirige du bord supérieur du même orifice obliquement ea
bas et en dedans , croisant le repli inférieur en passant à sa face interne, de manière à fermer presc(ue complètement la fosse nasale, dont rentrée est une simple fente formée par Tadossement des deux replis dont je viens de parler , et le véritable méat antérieur se trouve en dedans du cornet , séparé de celui du côté opposé par la cloison mitoyenne du bec.
Cette seconde partie de la fosse nasale se prolonge en arrière, un peu plus loin que la saillie extérieure de la couverture de la narine ; là elle se continue directement avec le méat ^inoyen, placé à la suite et un peu plus haut sous Tos nasal, et dans lequel est logé le cornet mot/en , repli cartilagineux enroulé , formant une coque oblongue à convexité tournée en dessous et en dedans en adliérant en haut à Fos nasal et à Tunguis.
Cette troisième partie de la fosse nasale communique à son tour sous rextrémité postérieure du cornet qu'elle renferme par une large ouverture avec une autre, ou méat postérieur, cavité impaire trèsaUongée, commune aux deux fosses nasales, et placée dans la voûte du palais , en s*ouvrant dans la bouche par une très-longue fente située au-dessus de la glotte, et formant l'arrière-narine.
Au-dessus du cornet moyen la fosse nasale forme encore une quatrième dilatation assez peu étendue, ou méat supérieur, placée sous l'os du nez en dedans de l'unguis , et renfermant le cornet supérieur , plus petit et plus court que les deux précédents, n'étant qu'une simple saillie arrondie de la paroi postérieure. Cette cavité communique ensuite par un canal vertical étroit et court situé immédiatement au-devant de la partie antérieure de l'orbite avec le sinus sphénoîdal , et par celui-ci avec les autres.
Outre ces parties principales des fosses nasales , il en existe encore d'autres qui en sont des annexes correspondant aux sinus des Mammifères. La plus grande de ces cavités, l'analogue de V antre d'Highmor, est placée latéralement au-dessus du palais , où elle s'étend depuis le milieu à peu près de l'orifice de la narine jusque sous l'extrémité postérieure de l'orbite , séparée des méats moyen et postérieur, placés en dedans, par le sac lacrymal, ainsi que par une cloison fibrocartilagineuse , et du globe de l'œil , situé au-dessus , par une membrane simplement fibreuse, complétant l'orbite en dessous.
Cette cavité latérale communique avec deux autres plus internes placées au-devant de l'œil, et dont l'inférieure et postérieure assez petite, correspondant au sinus sphénoîdal, est ménagée entre la partie antérieure de la membrane qui forme l'orbite en dessous et le plafond du méat moyen ; et la supérieure plus grande, ou sinus frontal, est située derrière le méat supérieur entre le moyen et l'os coronal , séparé de Finférieur par une doison membraneuse transversale.
3M MkGANES WÊM «XSi.
Les corsets Moyeos H 9i^)érktirs paraiBsaiit, 4*api^ ks e^^ de ScAiPA, recefoir des hrâiches dès serfs olfiKtift, et les devx î^erieurs seidemeat des raneaux de la câaqoîèaie paire, ce saïasi mm- UHste pense q«e Todoral ne réside que dans ceux-là. D*aprésle mèaK anteur, ce serait daas ]*ordre suivant qn*il fandrak r afcr les Oâseam relativement à la finesse de leur odorat : les échassieiis, les FAuvà- BBS, les BAPACis, le Connus Piea^ les passcieaux et les caujhac^. Maïs je pense qu'on peut placer to«l legeare Gorvas as preaaîerraig.
D. DE l*oijIe.
SiTimfedesoBBAiJx n'est pas aussi &ie que celé de certak» Ma»mifères , elle est du moins infiniment plus juste ; \n qmt ce B*cst qat daas cette classe seulement qu'on trouve des aoîi&anx vérilafaicflMnt musiciens, et qui le sont même bien plus que ïkamm» qnoîqne r^)pareil auditif soit moins compliqué.
Tous les oeBAvx manquent d*oreille externe en ferae de pcrilon saiUant, partie réduite chex quelques-uns d'eatre eux, tels qœ les Slrix , à une simple excavation membraneuse latérale de la télé» an centre de hquelle est le trou auditif; et cette conque est recouverte de pluaaes à barbes écartées et raides» formant ensemble «ne ea|^ d'opercole à travers lequel l'air pe«t facilenMnt passer ; et ckea d'antres CHseanx cette conque manque même complètement » et le cand auditif externe entièrement membraneux s'ouvre à fleur de tête. Dans le Dindon {Meieaffris Gaêio-Pa^ » par exemple, ce conduit proportionnellement fort large se porte directeme«H en dedans et se dilate en une ampoule membraneuse dont le fond est occnpé par k t^^mpmn, membrane ovale fort grande, faisant f^e en dchor» et en desmiius avec son grand diamètre dans la dnrectrôn verticafe , et fermant la caisse en dehors. Mais cette membrane ne tient ancu Du n tl à Tos emrré qne Cvvin considère coflnne le reiurésentant du cadre dn tympan des Mammifères.
La roMse fort grande , et à peu près hémîsphériqne , fonne dans sa partie infira-aniérieure nn profond enfoncement dirigé en dedans et en avant, divisé dans te focd en deux canaux , dont l'inférienr est la trompe df Eu^Ubehiiuê , qui s'ouvre dans la fosne gnttvrafe sons h partie postérieure dn corps dn spbénoide, et dont le supérieur cktnne dans des cavernes du corps dn mèmeos^
Vers le mffîeu^e la partie postérieure de la caisse est une owertm« (^ale formant l'or^ce d'un canal commnn venant des feniirt» coekiéairt et vestiéuiorire qui s'y ouvrent ; c'est-à-dire dans le fond de ce canal est une petite traverse osseuse, oblique de bks en haut et en arrière, formant k bord de h doison des deux rampes du
OBGANE» AfiS SSKS B£» OISEAUX. ^9
limaçon.; et ces cavkés donnent ùnsi toules les deux dm» le canal commun, en lace de Torifice de ce dernier , et la fenêtre vestibulake donne par enJiaut dans la rampe antérieure ou la plus grande, et non directement dans la caisse comme chez les Mammifères. Enfin à la partie supra^-posténeure du même canal commun , mais plus en dehors, se trouve une antre ouverture, orifice d'une caverne creusée entre les canaux semi-circulaires.
AuHlessus de L'entrée du canal commun des deux fenêtres , et un peu plus en avant , est un autre trou fort grand communiquant d^s les cavernes de Fos squammeux et du pariétal, cavités qui se prolongent jusqu'au milieu du crâne, où elles communiquent avec celles du côté opposé.
Les osselets de Touïe se réduisent à Vétrier^ qui prend la forme d'un clou à tête ronde et fort large ; cette pièce pénètre dans le canal commun aux deux fenêtres, et ferme avec sa platine l'entrée de la rampe antérieure, sans arriver à l'orifice du vestibule ; et la tige de l'osselet, dirigée en dehors, a[^uie par son extrémité contre le tympui, qu'elle repousse en lui faisant prendre une forme de cône très-oli^us.
Cet osselet est lié à cette membrane par une petite tige ligamenteuse représentant le marteau, pièce en forme de T, contenue par sa longue apophyse dirigée en arrière dans la membrane, et les deux courtes branches dont l'mie dirigée en haut et l'autre en bas s'y in*sèrent par leurs sommets seulement, tandis que l'étrier s'articule au point où les trois se rencontrent.
Le iimaçon , beaucoup plus simple que chez les Mammifères, est une cavité l^ècement conique , un peu arquée , à parois de matière ébumée, et se trouve {^acé dans la partie infra-latérale des os du crâne, . où il est entièrement plongé dans du tissu cellulaire osseux, sans faire aucune saillie ni dans la caisse ni dans 4a cavité crânienne. U est dirigé des deux fenêtres cochléaires en dedans en se courbant en dessous^et en arrière , et sa cavité est bien encore divisée en deux ra^npes par une cloison oiweuse incomplète , partant de la petite traverse qui partage la fenêtre cochléaire , mais la rampe postérieure est très-courte, et Fantérieure communique en haut dans sa partie la plus externe avec le vesiibule placé au-dessus par la fenêtre vestibulaire , grand trou rond , qui ne donne ainsi pas directement dans la caisse, et n'est pas non plus fermé par la platine de l'étrier, ainsi que cela est chez le» Manuntfères»
Le vestibule est une cavité fort irrégulière, communiquant m. our tre avec les canaux stmi^rcudaires^ également au nombre de trois «omme dbez les- Mammifères, et de même entièrement formés de matière osseuse ébumée, plongés dans un tissu spongieux très^léger.
L'un de ces canaux ou le verticai supérieur est placé en dedans
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fusant saOlie dans la cavité crânienne, où fl contourne une profonde cavité. Il est dirigé d*avant en arrière et en dedans. Sa branche antérieure s'ouvre isolément dans la partie antérieure du vestibule, et la postérieure s*unit d*abord à la supérieure du canal vertical postérieur. Ce dernier est placé derrière le vestibule, et sa convexité est dirigée en arrière et en dehors. Son extrémité supérieure s*unit, ainsi qu*il vient d'être dit à la postérieure du premier, et s'ouvre, par une portion qoi leur est commune, dans la partie supra-postérieure du vestibule, et l'inférieure dans rinfra-postérieure de la même cavité. Le canal horizontal est dirigé en arrière et en dehors, en croisant le précédent qui le contourne en s'appliquant sur lui ; sa branche antérieure s'ouvre dans la partie antéro-externe du vestibule, et la postérieure dans la partie postéro-interne, entre les deux orifices des deux canaux verticanx.