C. DE L*ODORAT
Le sens de l'odorat paraît résider à l'entrée des stigmates. Je dis que cela parait être ainsi, car il semble évident qu'il doit se trouvera l'orifice des organes de la respiration, où se fait un courant d'air con-
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timmii Hce qm vieit à rappai àt cette «pnioa , c'et/t que ff « co «flJBt tjroa¥é DB p0lk apfMretl <mi i^oûi» deê UigmaUg, qai , ftr is structure et sa conformation, ne parait devoir servir qa*k rempir les Itioclîoos des eonteCscduBoiéMK des fertèbite* em servmc de ioatîen ^iitne OMflibraaeoUactive trèsnlétiée. CependasC, maJfiréles ioini qoe j*y ai ims« je n'ai jamais pu apercevoir ks oerfii qui doivent s'y ràidre» dans le cas où réeUement cette caisse serait le récepiacle de «e seiML Les stignates sont si écroitemeat eaveloppés de difféRDli orgiH aes» qu'il est extréiacmeot diflicile de saivre jnsqnli eux les faiUes nerfe qol s*y rendent; et quoique je Taie essayé nombre de fois, je ies ai constammept tronvés roippas. Unamreserapeat-êHeplBsheiuess.
J*ai dit plus kml ipi*on avait généralement admis qne les anUn^ nés étaient les organes actifs du toucher ; mais je crois, an coaCsaire, devoir les regarder plutôt conuue les oreiiUs des apiui aux Anricuiis, où elles remplacent Tapparcil acoustique propre aux Vertébrés , qui disparaît dans le second emfarancbement
Il est vrai qu'on ne trouve chez les noncm aocmi c ar acl iffe antomique cpii prouve d*uae manière certaine Topinioa qne j'ai traaoée à ce SQJet^ , mais bien chez les Cmstacés, ainsi qne je le Unà voir un peu plus bas. Les antennes servent évidenuneat I un eens, à en juger seulement par la groMeur très-oonsidéraUe des nerii qoi s'y rendent; nerCi beaucoup trop forts pour ne servir qu'aux petitsmuscles qui s'y trouvent Les caractères que ces organes çxé^ «entent ne sont, il est vrai, que népt^; usais ils n'en sont puur cda pas moins cooduants, indiquant qu'ils ne smraieut du moins pas- .être, comme on le pensait, des organes du toucher; tandis ifo» k farine de tige dirigée dans l'air rend les antennes très-propres \ pepcevoir les vibrations de Tëément andnant, et pour eela le nerf touitement embolie peut trè»-bien éprouver ces vibrations jusque êsûos leurs moindres variations, sans que ces organes aient besoin 4e présenter partout la même forme , leur modiicatîon pouvant n'uveb d'influence que sur le degré de perfection du sens.
Un fait anatomique qui vient k T^pui de cette opinion est que chez les JâUumê, «nimaiix chez lesquels l'analogue dé l'oreile des Vertébrés est arrivé à son dernier degré de décrsiasement , étant réduit à une simple ampoule qui parait représenter le vestibule , cet organe se trouve placé à la partie interne du premier article des gran-
« CêHili* fé»ér^^ Ole*, p* 415.
ORGANEft «Bi Mas «Sf IMECTES. 41 S
1^ 1^ â imw ia petit laHkide ieraié «Kléi^iireiMm p^ ime membrane jabce fepréacntMt à la imu h membrane de la fettÀre imtftriiine «t ie Êyapaft; et le med acturtfne qui «e rend 4mm cet «Italie ett «ae bcaBobe du med «ttteuud , émd ie tronc, ëeauoetjpçbii l«t, M proittige dam t»8Ce la iMigneor de i'aiKeioe. Cette dernière parait être ainsi une annexe de roi^;ane de l'ouïe, ou ^hrtèt un ■mwivii coexiitaKtde la iBâme laaoïioii, desiÉié è remplacer le premier jpfMneM lonMpt'â dkparaltrji aMièremeiit chez les Mrtres Am* niMiT articuiét.
>Un amre ûât ^cgaûrme égetemeat celle opimoA «6t ^|«e les ni- «Ben» ëneMHtt gteéndement; leurs «i^iennes lorsque écourteat, ab* flolumeiit com^Bom les UtoamUères dressent leurs <)reMes dans les mêmes icÉnewMtances; ce^iiii indique «me analogie «»tre ces deux «v pnes, et que les antennes sont destinées à faire conaallre ks olijefts à jÉistattce 9 coume c*£st le cas pour ées ^M*eifies.
hoa f&ms. éès ixsbctbs, qnoiqne £omés snr le même m o dèle ^pie oemc des Viertéfcités^ «en dtSèrent cependant omistdérafaiemeBt, étairt Jieancoiip plas aim(ries« tout; ce qui constiUie les parties «ictâ'ieiires 4W globe ayant disparu^ ainsi qne les cfaambres antérieure et postérieure de «e «dermeir^ de maaière que le crùtaUm «M ex!lérîe«r, etfiÎH^ewQDt reomweit immédiatemeat; par ia tmi^etive, à k^ ^loeUe il adhère pw^ut; «t ^ie«même n'«8t qu*4iQe partie transpandDte des t^wnemsigénéraux^ étant dm resie ooniée et ^ure comme «HT le retfie éa corps.
Pom* bien établir le déoralssement qui a lieu des feux 4es ¥<er«ê* iicés supérieurs à «oenx des wmci» , M laudra imerposer cevx des G%ibakpodâs et «eux de oertainsCIrufitacés^ comme des Décapodes et des Dapbnides, qui font le passage des uns aux autres.
iM yimt des inseciss, étant ainsi rédiuts à la «eide cayké poitéjneme deoenx des Verléfaés, «et aérant «tt^Mmséquence éperdu les musdes« sont idemaïus fixes ; mais pour remé di e r à TkKoiMrémeBt qm rémdte de lemr immabililé, la sature y a su^sléé par le nombre, ea. damMnt à ces animmiT nae rpi— lilé yodigîôuse d'yeux dirigés daig ions les «eui et remis en deux pmipes : ce qm eonstîtue des yeux €wmi;Mia^,4antchAqne<OBil«m{^o«^aa0l«i«l<arme ua organe indéfi^damtdelouslesautrea. Mm^fMÊe cesdeux^ieux composés^ eon*wtmtÊ ckes «kms les «sbcecbs «t placés lanéndement om* le ^rflne , iftfës enveloppent quelquefois presqu'en entier, certaines espèces, telles que les HYMENOPTERES, Ics Ctcada, etc. , en ont encore deux ou trois simples, nommés stemmatu^ |dus|;ros qneiesiooehis, placés sur le mificu4
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da Iront, et non entièreiiient contigQS, oomne ces dernien; mus, da reste, il n'y a pas de différence entre ces deux eq[ièees.
Chaque ceU simple, lesecelns ansd bien que lesstenunates, est formé d'un cristallin , recouvert immédiatement par les tégwnaitd, d'une hunuur vitrée remplissant la scUrotû/ue^ d'une choroïde et de la rétine.
Dans les yeux composés, les globes amples des ocdiK, étant i^nessés les uns contre les autres, deviennent naturellemait bexa^^onaux , ou carrés; et les cristallins, toujours de forme laiticulake, convexes à leurs deux surfaces, prennent la même forme, se soudent entre eux, et formait ensemble une calotte convexe , {dus ou mœns hémîq^érique , recouverte immédiatement par les téguments qui «e moulut sur eux , de manière qu'à l'extérieur cet œil ainsi composé présaite une surface chagrinée.
Derrière chaque cristallin est un petit globe pyriforme iormk par une sclérotique ouverte en avant, et dont le bord de l'ouverture adhère au pourtour de son cristallin. Dans l'intérieur de ce globe se trouve une cavité nécessaire pour que la rétine soit placée à une certaine distance du cristallin , c'est-à-dire à son foyer, afin que l'image puisse se former sur cette membrane nerveuse ; et la cavité est remplie par une humeur liquide analogue à la vitrée, qu'on peut voir prise en masse coagidée en faisant macérer ces yeux dans de TalcooL Ces petits corpus^ cules ont déjà été figurés anciennement par divers micrographes , et entre autres par Swamiibrdah, qui n'avait pas reconnu leur nature; et récemment M. J. Muller ^ , professeur à Berlin , a cru devw les considérer comme les vrais cristallins, en ajoutant cq)endant luimême qu'on ne les voit que chez les individus qui ont séjourné dans l'alcool : ce qui prouve que chez les insectes frais ils ne sont pas jsdides; et c'est la raison pour laquelle j'ai simplement s^nalé l'existence de cette humeur dans mon anatomie des MeUdotUha vutgaris^ sans en donner la figure à l'état coagulé.
Le nerf optique commun des yeux composés , en arrivant dans la cavité , se renfle en un gros ganglion qui égale qudquefois le cerveau lui-même et remplit en grande partie la portion extraie de cette cavité. De la surface externe de ce ganglion partent ensuite un nombre peu considérable de colonnes nerveuses, fort courtes, d'environ vingtcinq à trente chez le MeMontha vuigaris^ qui rayonnent vers la convexité de la cavité; mais bientôt ces colonnes se réunissent de nouveau à leur extrémité en une membrane nerveuse, cmicaitrique à k -cornée ; et de cette membrane enfin partent les nerfs optiques sinqiles
* Ànn, des Kientts nat.fi. xvm, p. 73 et 463»
ORGANES DES SËKS I^ES INSECTES. 4lX
qui se rendeot chacun dans un des petits globes si nombreux des ocdus de ces animaux.
Immédiatement en dehors de la membrane nerveuse générale se trouve un pigmentum d'un rouge foncé, presque noir, formé d*une quantité de petits corpuscules filamenteux , constituant une espèce de choroïde destinée à absorber les rayons de lumière qui peuvent, à raison de Textrême petitesse des parties, traverser les globes desocelus et irriter le nerf optique commun.
Entre chaque globe et son cristallin on remarque une autre choroïde de même couleur, qui semble remplacer Tuvée et sert à intercepter les rayons lumineux qui, irrégulièrement réfractés, traversent obliquement les cristallins et pourraient altérer la netteté des images dans les yeux voisins.
F. d'un sens INOiTERMINÉ.
Certains insectes, ont leur abdomen terminé par des filets mnltiarticulés, appendices du dernier segment , et que la dégradation progressive des pattes dans la chaîne des animaux articulés indique comme appartenant à la série de ces organes. Ces filets surtout fort longs chez les Lepisma, les Orylio-Taipa, les. Ephemera, etc. , et moins chez beaucoup d'autres espèces, sont composés d'un nombre plus ou moins grand de petits articles simples qui les font ressembler h des antennes. Ces filets ne contenant d'autres organes qu'une substance en apparence* graisseuse, quelques rudiments de muscles, et un énorme Ironc nerveux formant la partie terminale des cordons de la moelle épinière , il devient évident que ce gros nerf y remplit une fonction sensitive ; mais il est impossible de déterminer quelle espèce de propriété le sens qui y réside signale à l'animal
J'ai déjà fait remarquer, en parlant des Scoiopendra ^ que leurs pattes postérieures , plus grandes que les autres et ne servant évidemment pas à la marche , reçoivent également des nerfs beaucoup plus gros qu'il ne le faudrait pour porter la vie dans les muscles inactifs que ces pattes renferment , et sans aucun doute ces membres , les analogues des filets terminaux de l'abdomen des insectes, servent à la même fonction.
chez les Lepisma il y a trois de ces filets , dont celui du milieu , impair , parait être le représentant des segments postérieurs de l'abdomen.
S IL Dissection et conservation.
La préparation des organes sensitifs des insectes est excessivement difficile , d'une part à cause dé leur extrême petitesse , et de TOM. ir. 21
4\È OlIGAAÈ» HBft MHS.
Taatre parce qn'ih mm géoéralemeiit rerêtos de téguments oMéi qu*OD est obligé d*cntanier.
Ponr ce qui est des pattes , des antennes , des palpes ^ des filets abdofflinaui, la uieifleure manière de les préparer est de les hnprimer dans une masse de cirp , où ils se fitent assez solidement pour qn'on puisse enlever atec le tranchoir une lame de leurs tégumèiits; mm il faut avoii* soin de lailler danb la direction de Tèxtrémité Ters la base s*il y a des muscles , afin de ne pas les rebrousser ; et de la base Ters Textrémité s'il n'y en a pas, dans cette direction la taille étant (dus facile.
Pour étamioer les caisses qui accompagnent les stigmates ^ on peut les enlever avec une partie atoisinante des téguments * dont ils sont une dépendance , et les porter sous le microscope. Mais si l'on TcmWt les préparer en place pour voir les nerfs qui peuvent s'y rendre , il faudrait avoir soin de faire mouvoir le moins possible les segments les uns sur les autres , afin de ne pas déchirer les organes qui avmsinent les stigmates ; ce qui arrive très-facilement et d'autant plus que ces derniers se trouvent souvent dans le fond d'un pli que l^abdomen fait latéralement dans les bandes membraneuses qui le longent.
Le meilleur moyen est de détacher sur un insecte entier de suite la partie latérale du thorax et de l'abdomen , en conunençant à faire une incision dans les téguments le long du dos et du ventre, de couper ensuite avec des ciseaux indistinctement tous les organes intérieurs pour achever la séparation de la partie longitudinale latérale du corps , et de la porter ensuite sous le microscope en la fixant avec des épingles sur un plateau. Enlevant ensuite petit à petit tous les débris d'org9nes qui recouvrent les stigmates , on finit par mettre ceux-ci entièrement à nu avec leurs c«isi>es et les troncs des nerfs avoisinants. Biais il faut avoir soin de n'exercer aucune traction un peu forte sur les parties voisines, de crainte d'arrachée les ner& qa'on veut conserver. Je recommande ces précautions; car, malgré le soin que j'y ai mis, je n'ai , ainsi que je l'ai déjà dit, jamais pn parvenir à suivre les nerfs jusque dans le fond des replis deà téguments , où sont placés les stigmates chez les Meloiontha.
Maïs il est probable que c'est principalement dans la première paire de stjg.'nates , placée entre le cervelet et le prothorax , que se trouve l'appareil olfactif, ces stigmates, avec les caisses qui les accompagnent, étant d'ordinaire les plus grands.
Les yeux sont , sans contredit , les parties les plus difficiles à préparer , à cause de l'extrême petitesse des ocelus. Pour bien voir ces derniers, il faut couper avec un tranchoir bien aiguisé, tel qu'un rainir , une tranche très-mince d'un obH composé en taiUant de dedans en âeh(M*s , safis scier fortement et d'an 6eià trait , en tâchant que k
OHGANES DES SENS DES CRUSTACES. 4l9
coupe soit parallèle aux nerfs optiques simples , entre lesquels elle passe. On portera cette lamelle sous le microscope , où on la maintiendra au moyen du microphore , qu'on ûxera à la portion du nerf optique commun. On enlèvera de chaque côté les parties superficielles brisées pour mettre en évidence les nerfs optiques simples avec leurs globes respectifs, (Jûi n'ont pas été endommagés.
Pourvoir la distribution des nerfs dans l'intérieur des organes de la bouche , il faut ouvrir ces derniers en taillant vers la surface buccale , dans laquelle Jes derniers ramuscules nerveux se répandent » c'est-à-dire dans les mandibules et les mâchoires , de dehors en dedans ; à la lèvre , on enlève l'écâille inférieure pour suivre les nerfsi par en dessous. La langue , on la prépare également par en dessous , où elle est naturellement ouverte. £iifin, pour voir le mieux les nerfs du labre , on enlèvera les téguments supérieurs.
ARTICLE IV