ARTICLE IIL DU SYSTÈME RESPIRATOIRE DES INSECTES
§ I". Jnatoniie.
Le îîystèliie tfachéeri des infectes ressemble dans le principe entièrèmefitt à èehil des myriapodes chîlopOdes ; seulement la forme et la disposition des bratichefe ne sont pas les mêmes , et diffèrent d'une e^phcé à Fautre. Chez lestUis, les trachées tongitiulinaies pztient directement des trachées d'origine; chez d'autres, comme les Lùctistd , elles Se trotiveUt placées, au contraire, au bout de longues! branches qui &ë rendent des stigmates vers la ligne médiane supérieure et inférieiirfe , où fees branches S'ouvrent dans les trachées longitudinales, qui se tt*ouvént ainsi placées à une grande distance des stomates, fet dé ces trachées de communication longitudinale pàrteftt des brâtiches ânâstouiOtiques transversales qui se rendent sur la trdchée correspondante opposée.
Là stfûfetUre de ces vaisseaux est absolument la inême que chez les Stôl&peiutM* mais dans toute la famille deS LAMEtucoRNEs les petites trachées présentent une foule de renflements qu'on pourrait cotnparel* à des anévrysmeS naturels, formant des vésicules ayant sotivent plus dé vingt fois la longueur du diamètre du vaisseau. Ces rehflements soiit dêpourvlis du fil spiral qui forme la seconde tuniqi^e , et c'est probablemeUt là la cause de ces dilatations.
Les stigifiates sont toujours au nombre de neuf paires chez les i.vsEiCTES parfaits, de môme que dans la plupart des larves. Chez cellesci , oÛ le corps se divise en douze segments à peu près semblables, ces ouvertures sont distribuées ainsi qu'il suit : une paire sur le premier segment, qui devient le corselet de l'Insecte parfait; iioint sur les deui qui forment le thorax, et uue sur chacun des huit premiers Segments suivants J et le dernier en est également dépourvu ; thâfe djÉTns les ftiétânrorphoseS il s'ouvre un stigmate sur lé second
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segment ou le prolhorax, et le dernier de Tabdomen se ferme de manière que le métathorax en est réellement dépourvu. Cependant comme le premier segment abdominal se replie en dedans et disparait en grande partie , son stigmate se joint à la partie postérieure du métathorax , qui paraît par là en avoir un propre.
Les larves aquatiques qui respirent Fair, telles que celles des ATe/ia, n'ont qu'une paire de stigmates placée à Textrémité de l'abdomen , et prolongée eu un long tube que ces animaux tiennent à la surface de l'eau pour respirer ; et il en est de même pour les larves de Cuiex (cousins), qui vivent également dans l'eau. Mais dans les nymphes de ces derniers ce sont , au contraire , les deux stigmates du corselet qui sont seuls ouverts , et prolongés en deux petits tubes par lesquels ces animaux respirent
Les stigmates sont de petites ouvertures en forme de fentes allongées transversalement , imitant assez bien une boutonnière , et c(mtenus dans les téguments. Ils sont placés au milieu d'un disque enfoncé, entouré au niveau des téguments d'un cadre de consistance cornée qui les maintient Le stigmate est ainsi placé au fond d'une cavité à parois également solides , formant d'ordinaire une caisse ovale , dont le fond est parallèle au cadre. Les bords du stigmate proprement dit sont garnis de cils dirigés vers le bord opposé , servant à empêcher les corpuscules répandus dans l'air de pénétrer dans les trachées. Ces petites caisses , et surtout leur fond , sont formées d'une lame cornée très -mince, parcourue par des nervures irr^ulières, imitant assez bien celles des feuilles , et dont les troncs partent ou du cadre extérieur ou des lèvres du stigmate. Les intervalles des ramifications de ces nervures sont remplis d'une membrane extrêmement mince , dans laquelle il serait possible que se subdivisassent les nerfs olfactifs , si , comme je suis disposé à le croire , ces caisses remplissent les fonctions des cornets olfactifs des Mammifères et des anfractuosités de l'ethmoïde.
Sur le pourtour intérieui' du fond de cette caisse s'insère la trachée d'origine, qui se dilate plus ou moins immédiatement pour former un renflement j duquel partent les principaux troncs trachéens. Entre ce renflement et le fond de la caisse se trouve un organe faisant les fonctions de glotte, pour intercepter le passage de l'air lorsque l'animal veut suspendre sa respiration ; mais cet organe varie considérablement, non-seulement d'après l'espèce de l'insecte, mais encore sur le même sujet, suivant la paire de stigmates à laquelle il appartient Tantôt c'est un simple anneau corné qui entoure la trachée , et qui , étant tiré en dessous par un muscle spécial , produit l'oblitération de la trachée ; d'autres fois cette occlusion est produite par un mouvement de torsion qu'un muscle analogue fait éprouver à un anneau disposé à peu près
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de inêHie ; dans d'autres cas encore, deux petites plaques cornées, placées dans les parois de la trachée d'origine , se fléchissent sur la fente du stigmate pour fermer cette ouverture. La forme et la disposition de ces parties ne pouvant être expliquée qu'au moyen de figures, je renvoie à ce sujet à mes Considérations générales sur i'anatomie comparée des animaux articulés, etc. , p. 320.
Quelques larves d'insectes ont des modes de respiration qui leur sont exclusivement propres.
Celles à'Ejjfiemera vivant dans l'eau, la nature, toujours si ingénieuse dans ses moyens, a su faire concorder ensemble la présence des trachées remplies d'air et distribuées dans tout leur corps , comme dans les Insectes parfaits, avec une respiration réellement aquatique ; ce qui semble au premier abord deux conditions xpji s'excluent réciproquement ; et , pour faire accorder ces deux faits , il a suffi d'un moyen bien simple , mais dont il fallait que Tcffet fût connu : c'était d'adapter à chaque stigmate un appendice foliacé extérieur , dans lequel se prolonge le tronc trachéen de l'intérieur, qui s'y subdivise eu un nombre considérable de ramuscules. Par là , le stigmate se trouve d*une part fermé , et l'eau ne saurait y pénétrer ; et de l'autre , les trachées extérieures font les fonctions d'une espèce de branchie trachéenne, que je nomme tracho-hranchie , par laquelle l'acide carbonique que produit la respiration est absorbé par l'eau , tandis que l'oxygène contenu dans ce liquide est absorbé par le gaz qui remplit les tradiées.
Pour que ce double effet se produise avec efficacité, ces petits animaux agitent continudlement leurs tracho-branchies afin de renouveler l'eau qui les baigne ; et lors de la dernière métamorphose, ces derniers organes tombent avec la peau de la nymphe, et VEph&mera respire l'air.
D'autres larves , tdles que celles des LiéeUuia , respirent de la même manière l'eau, mais en la faisant entrer et sortir avec force par l'anus, où se trouvent des espèces de tracho-branchies intérieures.
S IL Dissection et conservation.
. On |H*épare les trachées des insectes absolument comme celles des Myriapodes , et elles se laissent tout aussi peu injecter ; et là où l'on réus»t, on ne fait jamais qu'un ouvrage fort imparfait Si l'on n'a, en conséquence, pas à sa disposition des individus frais pour ce genre de recherches , il vaut encore mieux tâcher de préparer ces vaisseaux à vide. Je suis parvenu à suivre, de cette manière, des trachées jusque dans des ramifications qui n'avaient pas un dixième de millimètre de grosseur.
166 0BiiAh9Ui DK lA M»»i»ATl#fii.
En coupaut ou eu déchirani les tracts ^o travers, ^ p^ ^ùiéuieut dérouler par la iractioo le ù\ spiral placé eatre ^mu deu}c Umiques meoibraaeuses , et voir eusuite celles-ci péiparéraom. {^ plui» interne , ou la puiqiieuse , peut même assez Cicileip^t ètf^ Ijuise à découvert dans les tracbéei» d'origine; et oo en tmuve mmi un bout sur les téguments des larves qui ont mué , une |¥urtie d» la UUè¥S»^ «*arracbaBt avec la peau k laquelle eHe reste fixée,
ARTICLE IV