XLI. HYDRO-CYANATE d’aMMONIAQEE
On ne fait usage de ce réactif que dans l’analyse des substances salines. Il peut arriver, par exemple, qu’un liquide contienne à la fois des sels neutres à bases alcalines , et des sels métalliques. Dans ce cas , l’hydro-cyanate de potasse ne serait pas d’un emploi convenable pour séparer les sels métalliques , parce que alors , il serait difficile de s’assurer si les sels alcalins étaient, ou non, originairement présens dans le liquide. Mais, il ne peut résulter aucune ambiguïté de l’emploi de l’hydro-cyanate d’ammoniaque; car, il ne faut que précipiter les sels métalliques seulement par ce réactif , et les terres, par du carbonate -
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d’ammoniaqne, à une tempéralure de 82 degrés centigrades, ou au delà, pour que la décomposition des sels magnésiens s'ensuive ; effet, que ce carbonate ne peut produire à froid. On peut, alors, après avoir filtré la , liqueur, l’évaporer jusqu’à siccilé , et exposer ensuite le résidu desséché à une chaleur telle , qu’elle suffise pour chasser les sels ammoniacaux. Par cette application de la chaleur, on se débarrassera aussi de tout excès de carbonate d’ammoniaque , qui aurait pu retenir en dissolution, soit de l’yttria, soit de la glucine, ou de la zircone. Les sels alcalins peuvent être séparés de ces terres, en faisant bouillir le mélange dans de l’eau, et en évaporan t la liqueur après l’avoir filtrée , les sels à bases d’alcalis fixes, n’ayant pas été volatilisés, resteront. On ne pourra , à la vérité , s’assurer, en procédant de cette manière , si les sels ammoniacaux étaient originairement présens ; mais il devient facile de le reconnaître , en ajoutant de la potasse au sel qu’on examine , avant sa dissolution dans l’eau; car, au moyen de cette addition, si le sel contient de l’ammoniaque, l’odeur particulière de cet alcali se manifestera.