‹ Traité signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 16 sur 71 · CESSATION DES FONCTIONS PULMONAIRES · texte numérisé non relu

CESSATION DES FONCTIONS PULMONAIRES

qui a mis beaucoup de soin dans l’étude de ces moyens, les a tous considérés comme inutiles.

«Les uns, pour découvrir s’il y a encore quel- » que mouvement de respiration, présentent d’une » main sûre la flamme d’une bougie à la bouche » et aux narines. Si la flamme vacille sans qu’on » puisse attribuer ce tremblement à quelque autre » cause , 1ls jugent que la vie n’est point entière- » ment éteinte. Îls pensent le contraire si la flamme » n’est agitée en aucun sens. D’autres font la même » expérience avec un brin très délié de laine car- » dée ou de coton. Îl n’y a personne qui ne puisse »se convaincre de l’insuflisance de cette épreuve »en modérant sa respiration. Ces signes ne sont » donc rien moins que certains. Nous en disons » autant de Fépreuve avec le miroir, puisqu'il » s’exhale de la bouche et des narines d’un cada- » vre encore chaud des vapeurs capables de ternir » la glace.

» Selon quelques personnes, on peut juger » qu’une personne n’est pas morte si l’on aperçoit » du mouvement dans l’eau dont on aura rempli » un verre posé sur l’appendice xyphoïde, le sujet » étant couché sur le dos, Il serait, je pense, » plus convenable qu’on fit cette expérience en » mettant le sujet sur le côté, de façon que l’ex-

» trémité du cartilage de l’avant-dernière côte füt » la partie la plus élevée, et sur laquelle on pla- » cerait le verre plein d’eau : il y serait mieux que » sur le cartilage xyphoïde pour apercevoir le plus » léger mouvement qui se ferait dans la poitrine ; » mais, deplus, ne sait-on pas que, pour entre- » tenir la respiration dans les cas dont il s’agit, il » suffit que le diaphragme ait du mouvement, etque »ce mouvement peut être assez doux pour n’en » causer aucun dans les côtes. Ainsi le repos de » la liqueur n’est pas une preuve que les fonctions » vitales soient abolies , et même l'agitation de » cette liqueur ne prouve pas qu’elles subsistent, » car Ja fermentation des humeurs pourrait exciter »ce mouvement dans un mort. Quels reproches » n’aurait-on pas à se faire si l’on abandonnait »un sujet sur lequel ces moyens auraient été » éprouvés sans succès ? On doit en tenter d'au- » tres qui sont efficaces pour rappeler d’une mort » apparente à la vie.

» El faut irriter l’intérieur du nez avec des ster- » nutatoires , des sels , des liqueurs pénétrantes , » de la moutarde, du jus d’oignon, d’ail, de rai- » fort sauvage, de l’ammoniaque, avec les barbes » d’une plume ou d'un pinceau, ete... (1). »

(A4) Winslow, Thèse sur l'incertitude des signes de La mort,

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