ABSENCE DE LA CONTRACTILITÉ MUSCULAIRE
la nature irritable et sensible, le parti qu’on pourrait tirer, pour le diagnostic de la mort, de labsence des contractions musculaires sous l'influence des agents mécaniques. Mais ce résultat fut contesté. Alors d’autres médecins sont venus vérifier ces recherches, et leur ajouter celles qu’ils avaient entreprises sur l'influence des stimulants galvaniques ; ils ont pu démontrer que lorsque cette excitation, pratiquée d’une certaine manière, ne produisait aucun résul{at sur le tissu musculaire, c'est que la vie était définitivement éteinte.
Ainsi on peut dire : L'absence de la contrachilité musculaire, sous l'influence des stimulants électriques ou galvaniques, est un signe certain de la mort.
Les expériences avaient d’abord fourni des résultats très opposés. Quelques unes, faites par Volta, Mezzini, Vallé, Klein, Bichat, semblaient devoir limiter Paction des stimulants galvaniques aux muscles soumis à l’empire de la volonté.
Mais Humboldt, Fowler, Grapengiesser d’abord, Nysten et Hailé, qui répétèrent les expériences, ont démontré , et le fait est aujourd’hui reconnu par les physiologistes, que tous les muscles volontaires ou involontaires sont susceptibles d’être agités par les stimulants électriques.
On doit mettre à nu le muscle à l’aide d’une incision des téguments, dans une partie où cette plaie ne puisse avoir aucune influence fâcheuse, le muscle sera ensuite mis en communication avec un des pôles de la pile , et l’on portera le conducteur du pôle opposé sur un autre point du même muscle, ou mieux vers la moelle épinière. S'il ne se manifeste aucune contraction, c’est que la vie est éteinte. Si, au contraire, la contraction est sensible, ce n’est pas une preuve de persistance de Ja vie, mais il n’y a pas certitude de la mort.
Il faut dire, à ce propos, que les muscles conservent après la mort, pendant un temss variable, Ja propriété de se contracter spontanément, Ainsi, “sur les bœufs récemment abattus et dépouillés , j'ai toujours vu dans leurs muscles un frémissement dont nulle excitation, sauf celle de l'air, ne peut rendre compte. Le phénomène est surtout apparent dans le muscle peaucier qui tremble avec Ja plus grande force, comme s’il éprouvait une impression de froid. fl ne serait pas impossible que ces mouvements fussent en effet causés par l'influence de l'air atmosphérique. On sait que, pour dépecer l’animal, il faut insuffler son tissu cellulaire, et frapper son corps à grands coups de bâton, pour que l’air pénètre également partout,