MONSIEUR
» Le fait sur lequel vous me demandez des renseignements et rapporté par {Ordre de Limoges du 21 avril, n’est pas arrivé dans la commune d’Angoisse, mais dans celle de Lanouaille, voisine de la nôtre.
» Il paraîtrait qu’en effet il est décédé dans cette commune un jeune homme qu’on a enterré après les vingtquatre heures ; qu'en recouvrant la fosse , le fossoyeur, pris de vin, aurait cru entendre du bruit et aurait pensé que l’individu n’était pas mort. L'autorité, informée de cela , aurait ordonné }’exhumation, et on se serait COnvaincu , d’après l'examen du cadavre , que rien ne pouvait faire croire que le décédé eût donné le moindre signe de vie après l'inhamation. Cest donc à l’état d’ivresse du fossoyeur qu’il faut attribuer la fable rapportée par le rédacteur de Z'Ordre, qui, comme vous le voyez, a été renseigné tout différemment que moi,
» Recevez, etc,
» LAFON-LAPOUYADE, p Maire d’Angoisse (Dordogne). »
La précision de cette lettre ne laisse rien à désirer. Elle rend inutiles tous les commentaires et réduit à sa juste valeur l’une des histoires rapportées par M. Leguern. Le même sort est réservé à plusieurs autres faits publiés ultérieurement et que doit atteindre notre rectification officielle.
On lisait le 5 décembre 1846 dans la Presse :
« La semaine dernière a eu lieu à Cluny (Saône -ct- Loire) un cas d'inhumation précipitée qui heureusement n'a pas eu de suites fâcheuses. Un ouvrier tailleur de pierres, que l’on allait enterrer, s’est tout à coup réveillé de son sommeil léthargique au bruit de la terre tombant sur son cercueil. On dit que l'impression produite sur cet homme par cet événement à été telle, qu’il s’est levé brusquement et s’est enfui en escaladant le mur du cimetière. »
Huit jours après, le maire de Cluny m’écrivait
en ces termes :