DT OL PSE PTS
Journal de Nasse: nous avons seulement fait connaître ici les points essentiels à notre sujet. Une observation du Docteur Æeuze, consignée dans le Journal de Hufeland (1), confirme encore ce que nous venons de dire sur le colon: il s’agit d’une femme aliénée suicidé, chez qui on trouva un rétrécissement considérable au co- Jon-transverse, et celui-ci tellement jeté Lors “de sa position naturelle, qu’il formait un triangle dont le sommet correspondait à l’ombilice. Aumoment où je fins la rédaction de cet article, je.reçois l'ouvrage du Docteur Muller de Wuxzburg, die irren Anst. ce. 1824: j'y vois. egalement la description de sept aliénés, chez lesquels ce pratücien renommé a remarqué un rétrécissement considérable du colon-transyerse; d’autres altérations du tube alimentaire, de “RAGÉP AS et des organes
thorachiques. i L'existence d’un dote d'é tat a. L Co lon est donc confirmée ; les ouvertures cadavériques ue nous venons d’exposer sont décisives, et.l’observation! faite précédemment sur les autopsies du Docteur Esquirol peut trouver place ici. Mais le: rétrécissement, et le déplacement du colon, sont des vices qu’on rencontre rarement sans qu’ils soient accompagnés d’autres altérations des tissus. Dans presque tous les cas que nous venons de citer
(1) 1822. Sept, pag. 351.
‘er, où à pu rémarquer, le ramolissement, lex tension, ou la grande contraction du cœur; des altérations ‘dans les sécrétions, dans la couleur et la ‘consistance du tube alimentaire, ainsi que des vestes ‘d’inflammation plus où moins prononcés. Une Iÿmphe coagulée , ayant Paspect de verre fondu (glassehleim), couvre souvent, au rapport de Bérgman GS | péritome et les intestins, ou se trouve en forme de fausse membrane à l’intérieur du tube alimentaire ; ; ‘des adhérences multipliées
s ’Hbservent ‘sur les intestins ; souvent ces parties
sont adhérentes au péritoine; les poumons le sont fréquemment à la plèvre costale, ou les membranes dù cerveau entre elles, Ou avec les os du crâne. Une ‘autre altération que Bergman a itonjoms vi marcher de pair avee la constriction eolique, c’est Ja pléthore abdominale et encéphalique ; la disposition aux hémorroidess les gonflemens de la vate, du foie, de la matrice :° les vaisseaux du cer veau distendus par un sang noir et épais.
Les signes auxquels on reconhait une alté ration du colon: sont surtout dignes d'étude. Les maladés atteints: de cette affection éprouvent , au je pport de. nôtre: observateur, un sentimént de pulsation, d? ondulation dans Pabdomen ; ce bruit ‘est surtout sensible dans la régioir Re et a beaucoup d’analogie avec les battemens du pouls. Souvent, le ventre est dur, et on remarque sur son extérieur différentes tumeurs, variables par leur figure et leur consistance; une douleur plus ou moins, prononcée se fait sentir dans: la région du colon-
trans
transverse. Cette région est très sensible; mais, plus l’aliéné se rapproche de l’état de démence, moins ce sentiment est prononcé. La position du malade est courbée; sa marche est lente et incertaine; il éprouve une anxiété précordiale ; souvent il y a une grande excitabilité des organes sexuels. La peau est d’une couleur bleuâtre et très froide au toucher: e'est d’après Bergman un symptôme caractéristique. Il yÿ a constipation opiniâtre; les excrémens sont durs; des nausées et des vomissemens ont souvent lieu. Il y +. comime nous avons pu voir par les observations précédentes, un tremblement, une grande mobilité des membres, parfois des convulsions, l’épilépsie. Gctte agitation des muscles est surtout sensible quand le malade va à la selle. Souvent, à éprouve un désir in- ‘surmontable pour la boisson; il est sans sommeil. L’aliénation mentale qui correspond à ces affections ést ordinairement du genre des chimériques; le malade croit avoir des grenouilles, des sérpens dans le ventre; il est tourmenté par des rêves bizavrés, des images fantastiques. Le mal dégénère en manie, et de là en démence, Quand le malade se trouve dans ce dernier état, le centre des perceptions est insensible aux souffrances, et l’affection abdominale ne se laïsse plus reconnaître qu’à des mouvemens désordonnés des membres. Le tremblement du corps, l’état convulsif, mème tétanique, l'épilepsie, des frissons continuels, la diarrhée, uné difficulté d’uriner, sont les avant-coureurs de
la mort. | H 4 L’exis-
{ xLo ?
L'existence des vices organiques au colon est donc dûment constaté pour quelques cas d’ aliénation mentale; on n’a pas, cependant, établi la nature, la cause prochaine de ces affections intestinales. Ce changement d'état, cette construction, ces déplacemens, sont-ils le résultat d’un mouvement convulsif de l'intestin et prenent-ils leur. origine dans les plexus mésantériques comme Bergman cherche ä linsinuer ? Je ne le crois pas: il
me semble que la constriction et le déplacement
coliques doivent admettre une toute autre nature, Il est vrai que l’affection du système nerveux peut, en quelque sorte, être envisagée comme le trouble
primitif dans la formation de ces anomalies s mais
l'effet secondaire qu'il produit dans la texture de l'intestin, le rétrécissement et le déplacement, me paraissent constituer une maladie toute autre qu’une névrose: je les considère comme l’effet d’une inflammation chronique des plans musculeux du co lon, et compare cet état, à une atrophie des membres résultant d’un rhumatisme chronique. Les plans museuleux enflammés tendent toujours à la contraction; leurs vaisseaux capillaires s’engorgent, se distendent, et deviennent incapables d’exercer leurs fonctions: c’est l’image d’un rhumatisme chronique: c’est aussi celle d’une phlegmasie chronique de membrane musculaire des gros intestins. Je crois pouvour baser cette opinion sur les raisonnemens suivans 1. Les faits que nous venons d’énumérer, et ceux dont nous allons bientôt ‘parler, démontrent que la constriction, et le rétré