‹ Traité sur l'aliénation mentale et sur les hospices des aliénésChapitre 31 sur 39 · À dot @ 440 oi nu bon acoxet (ees · texte numérisé non relu

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ces malheureux abandonnés à leurs tristes : idées. On ne saurait trop redoubler de soins, d’affabilité et d’attention: des compatriotes pourront fournir ici les consolations les plus efficaces.

Quand le délire provient de la perte d’un. objet chéri, cette méthode sera également indispensable. Pinel (1) a gueri de cette manière un jeune homme qui devint aliéné par suite de la perte de ses parens. «La taciturnité sombre de cet aliéné , son « abattement, son air pensif et concentré, quei- « ques propos. décousus qui lui échappent sur ses « malheurs ;: laissent entrevoir lPincohérence de ses «idées, le ‘principe de sa manie; on le console, «on Jui parle avec intérêt de son sort, ét. on « parvient, peu à peu; à: Rs be sa défiance om- & brageuse.?” :

Quand l'aliénation mentale provient des amour malhenreux, il est nécessaire de mettre dans: les consolations toute la prudence possible: on commence par s’accorder avec le. malade sur ses plaintes « placeat illi primum reciprocis amantium quæ- «relis patientem aurem præbere, easque ut genui- « nas et reales accipere,”? dit avec justesse Frank (2). A cet effet, on écoute avec intérêt, tout ce que le malade raconte, sur son amour malheureux; on le questione ; on lui rappelle même les brillantes qualités, les charmes de l’objet pour lequel il soupire. b fix c’est

a) De la Manie. pag, 98. veu :#l :(2) Praxeos. med. un, præc. Part. 2, Vol. L pag: Géo.

c’est en lui arrachant des larmes qu'il se sent sou-. lagé, et que souvent on devient le dépositaire de ses secrèts,

Si le chagrin a sa source dans le bc d’un bien considérable, d’un patrimoine ou d’un autre malheur de cette nature, on fera sentir au malade en quoi consiste Île vrai bonheur; on lui fera voir que la santé et une médiocre fortune laissent plus d’agrémens qu’un amas d’or, qui n’est souvent propre qu'à rendre notre existence ou inquiete, ou insupportable à nous-mêmes et à la société.

On retire des consolations non moins efficaces de la religion (1): c’est en adressant des prières ferventes à l’Être suprèmez c’est en se pénétrant de la toute-puissance divine, que Jaliéné sent renaître le calme dans son ame attristée. Ge mobile sera parfois plus puissant que toutes les consolations que pourrait meitre en usage un médecin, un ami, Ou tout autre. |

Les anciens ont fort bien connu Mo des idées religieuses sur le moral de l’homme. Chez les grecs et chez les romains, des temples furent consacrés au culte divin et à la cure des maladies. De tout temps la médecine fut associée-à la religion ; et l’antiquité nous a laissé maintes preuves de leurs effets étonnans snr l’homme, De nos jours mê-

me ;,

(1) Cox Pract. obs. on insanity. Esquirol Dict. des Scienc. méd, art, Mélanc, et Démonomanie. Frank. Prax, Med.

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