MOYENS DIRIGÉS SUR LE SYSTÈME NERVEUX CÉRÉBRAL
| Fm" ‘en divisant la mélancolie en deux espéces, une quil appelle sans matière, et une autre qu'il fait dépendre d’une altération dans les fonc tions du système nerveux, a jeté beaucoup de lumière sur le traitement des aliénations mentales. C'est lorsque ces aflections offrent de grands caractères d’altération du système nerveux, lorsque la lésion des fonctions de te système entre dans la nature du, trouble intellectuel, que les. moyens dont nous allons parler trouvent des indications urgentes. |
En parlant du siége des aliénations mentales, nous avons déjà fait entrevoir qu’il y a des folies absolument nerveuses, où les aliérations des fonctions, soit de la circulation du sang, soit des voies digestives et d’autres , n’arrivent qu’à la suite de ce dérangement primitif dans le système nerveux: Le cerveau est le siége de l’entendement ; il a des nerfs qui lui sont propres, et distincts des nerfs auxquels lui-mème il donne naissance : c’est lors-
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que le trouble intellectuel a pour cause une aberration dans les fonctions de ces nerfs, que la folie est connue sous le nom de nerveuse, et que les moyens qui agissent particulièrement sur le système nerveux trouvent une application étendue.
La cause du mal sera soigneusement prise en considération. Tantôt ce sont des sédatifs, tantôt des excitans de la sensibilité nerveuse qui produisent la folie: les moyens curatifs seront dirigés en conséquence. Le caractère du délire ne mérite pas moins d’étude. La complication de l’aliénation mentale avec une névrose proprement dite, telle que l'épilepsie, l’hystérie ou une autre, est une circonstance qui indique toujours Pétat nerveux. La périodicité du délire nous affermit encore dans cette opinion. Dans tous ces cas, les moyens qui agissent spécialement sur les nerfs trouvent des indications réellement utiles.
Des symptômes dénotent souvent une lésion spéciale et dominante des nerfs chez quelques aliénés : c’est encore le cas de porter ses vues. curatives sur le système nerveux. Ces malades sont d’une susceptibilité extrème; les objets les plus simples, les plus ordinaires se grossissent dans leur imagination ; la moindre variété dans la température de l'air, le bruit le plus léger, une nouvelle tant-soitpeu inattendue les met en agitation. Le cerveau étant dans une action continuelle est incapable de vepos ; il absorbe, à lui seul, l’énergie de tous les autres organes ; si même ces malades dorment, leur sommeil est agité; des rêves pénibles viennent en-
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core les accabler quand ils eroient se livrer au repos; et ces songes sont souvent tellemeut sinistres que plusieurs aliénés, comme le dit Esquirol, redoutent l'heure du sommeil. Ces phénomènes sont surtout remarquables dans le début de la monomanie, dans la monomanie religieuse, et dans lhypocondrie,
Que l’on soit cependant circonspect, pour ne point prendre le trouble des nerfs comme primitif, quand il n’est que secondaire à une autre maladie. Nous avons assez agité cette question, pour y revenir encore.
De lopium.
C’est un moyen auquel les anciens ont eu fréquemment recours dans la folie (1), et qui a été le sujet de vives discussions parmi les modernes, Quelques-uns redoutent l’action de lopium , d’autres n’y voient que des effets salutaires pour la cure de ces sortes de maladies: certes, dans des mains habiles, il peut être couronné de brillans succès ; mais il n’en demande pas moins du discernement de la part de celui qui l’emploie.
L’excitation vasculaire est une condition qui sera soigneusement étudiée, quand il s'agira de l’emploi de Popium dans l’aliénetion mentale. … Ce moyen , comme l’on sait, n’occasionne le calme, lindif-
fé-
(1) Aitius L. VI. Cap. 8. — et d’autres.
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férence, l'insensibilité la morosité et le sommeil qu'après avoir suscité , dañs l'appareil circulatoire et les fonctions intellectuelles, un état d’exaltation qui sans être absolument le même que celui qui suit l'introduction des corps spiritueux dans l’estomac, ÿ ressemble cependant beauconp. De K'; tant que le sujet sera pléthorique, robuste, que l’aliénation mentale se trouvera liée à une turgescence vitale de l’encéphale ou d’autres ‘organes l’opium pourrait donner lieu à des accidens graves, soit en excitant le système sanguin, soit en augmentant l'énergie des opérations intellectuelles et des passions. L’art possède des exemples d’aliénés qui, quoique -assez tranquilles, sont devenus furieux par l’usage de ce remède. La constipation et le ralentissement des exhalations «et des :sécrétions qui suivent de près l’administration de l’opium, doivent, avec non moins de soin, être prises en considération: en donnant ce remede à! un aliéné constipé, aflecté de vices organiques, d’obstructions abdominales, on ne ferait. qu'aggraver le mal.
La source d’où dérive Méelié natécnt mentale décidera également de l’indication de ce moyen. Une diathèse arthritique, une dartre rétropulsée, des évacuations supprimées, sont-elles causes du désordre intellectuel ,’opium, inaépendamment de ce qu'il n'apporte aucun bien, est un moyen dont Fagtion est en opposition avec le but curatif qu’on se propose dans ces aflections. k
Cependant de tels obstacles ne forment pas des
R eon-
tre-imdications générales et ne doivent pas éloigner de médecin de lPemploi de ce moyen. Quand il ichoisit bien le cas, quand ïl écarte tout ce qui pourrait entraver l’action salutaire de ‘e remède ; quand il consulte les forces, les systèmes organiques affectés, l’âge, le tempérament du malade, et la cause du mal, il peut avec confiance ÿ avoir recours. Ainsi, Popium donne-t-il lieu à la constipation, on fera usage d’un régime humectant, uni aux purgatifs doux, aux Javemens ; s’il y à pléthore, si le sujet est jeune, robuste, s’il y a suppression d’une évacuation sanguine , il est né cessaire de faire précéder l’emploi de ce moyen, par les déplétions sanguines générales ou locales, suivant le cas.
L’opium est particulierement indiqué dans Paliénation mentale avec insomnie. (Cullen (1) et Bernard Huet (2) disent que ce rémède est très avan= tageux dans la manie, en produisant le sommeil. Nombre d’aliénés dorment peu vers le temps de leur convalescence ou restent éveillés par crainte, par jalousie, ou par méfiance: lopium, en ces cas, lorsqu’il n’y a point de contre-indication, devient un moyen indispensable. (On peut avoir recours de préférence à la préparation que le: Docteur Ma-
gen-
(1) Médec. pratiq. T. IL. pag. 492. trad, de Bosquillon.
(2) Voyez Wepfer hist Apopl. 2 À fin de
l'ouvrage.
gendie (1) vient de faire connaître sous le nom de sirop de morphine. Elle a, d’après lesexpériences de cet auteur, la vertu de provoquer le sommeil sans excitation préalable (2). |
Lorry (3) est très porté pour l’emploi de nine dans me 4 mentale périodique, quand, pour le reste, les fonctions sont en bon état.
Frank (4) prétend que l’opium convient particu= lièrement dans l’aliénation mentale survenue à ia suite de passions de l’ame. Cette manière de voir est trop générale: les passions diffèrent trop entre elles, pour pouvoir être rangées dans une même classe, quand il s’agit de moyens curatifs destinés à les combattre ; les unes, comme nous avons vu, demandent les sédatifs, les autres exigent une cure toute opposée à celle-ci.
Van Zwieten (5) prône l’usage de ce moyen dans la manie survenue à la suite de suppression des lochies; et cet écrivain observe avec justesse que le régime antiphlogistique doit toujours précéder,
dans de pareilles affections , l’emploi de Popium. : Es-
(1) Formulaire pour la préparation de ae dr. mé dicamens nouveaux. 1822.
(2) 11 se compose de sirop de sucre clarif & I, acétate de morphine gr.IV — la dose ordinaire est une cuillerée à café, de 2 en 2 heures. ÉRATEN
(3) Ouvrage cité. T. IL. pag. 132.
(4) Prax, medic, univers. Par. 2 Vol. I.
(5) Commentar. in aph. Boerhaav. Tom. III. pag. 532.
Esquirol (1) fait usage de l’opium dans la manie avec grande tension nerveuse, dans celle qui a lieu chéz des sujets très sensibles, et chez lesquels le système nerveux paraît essentiellement affecté.
Toutes choses égales d’ailleurs, l’opium sera très avantageux, comme le dit le Docteur Sneider , dans la monomanie caractérisée par des pleurs continuels, un état de tristesse, des soupirs etc. il veut qu’on le donne, à l’exemple du Nord, à de fortes doses. | - L’opium est exclusivement indiqué dans la folie des ivrognes; ce délire, parfois très furieux, se développe ordinairement par paroxismes. Dans le temps de la diminution des accès, le malade offre ordinairement une prostration de forces: état qui s’annonce par le tremblement des mains, la pâleur de la face, et la petitesse du pouls : de là, la dénomination de Delirium Tremens. Grand excitateur de Pénergie intellectuelle, lPopium, d’après nombre
écrivains, entre autres Sutton, Trotter, Gunther, Kriebel et Topken, est d’une efficacité reconnue dans ce délire,
L'état d’inflammation aigue est rare dans cette aliénation mentale; c’est ce qu’ont prouvé le succès d’une cure stimulante, et l’absence d’inflammation dans les cadavres d'individus succombés à cette affection. Il se présente des cas, comme l’observe très bien Hnfeland, où la face est rouge, injectée,
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(1) Art, mélanc, du Dict, des Scienc, médie,
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la constitation .foite et robuste, le ‘pouls dur'et plein ,et où l’on est forcé de mettre en usage le ré gime: antiphlogistique, aant:d’avoir recours à Po piaum. L'expérience a ‘appris que les saignées générales sont parfois. nécessaires, et plus fréquemment les. Sangsues à la ‘iète , les doux ‘purgatifs et:les: épispastiques. Cet état inflammatoire, cependant, ne parait Éci-que secondaire à une ‘altération primitive: dans les fo nctions du système nerveux: reste même à savoir, si les phénomènes inflammatoires dont: il s’agit ne se rattachent pas à un état passif des vaisseaux. Ou pourait même en faire dériver cette propension ve t l’apoplexie “qui est propre’ au délirinm treméns.' Si: le: sujet est faible, agé, pâle et défait, s’il offre un pouls fréquent et pétit,’ l’opium devient un excellent moyen. Il serait dif: ficile d'expliquer. l'action de l’opium dans cétte: aliénatiom mentale. Est-ce, comme le prétend le Docteur Kiebel de Berlin ,. en ‘provoquant Je som meil, et. par conséquent le repos de l’intelleet?” l’insomnie serait, d’après Kriebel , la cause détor: minante de ce délire. Le mode d'administration ? consisterait, d’après lui; à domner un grain d'opium toutes les: henres, jasqu'à la: manifestation d’un som: meil parfait. Vingt-six grains, en douze heures, s6nt' le maximum de la: dose employée par ce médecin. On trouve dans la zoonomie de Darwin (1) que le Docteur Buns a prescrit à un. aliéné deux serupu-
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(1) Ouvrag, eités Ti EV: pags 83. °°
pules d'opium solide, en: une. dose, eb Vingt grains de la mème. subsianee, quatre. heures. après, et qu’ik a ainsi guéri ce malade, :On. y lit:également que, le Docteur. Brandreth. fit «prendre. 400. gouttes de laudanum à un maniaque furieux, de,sorte qu’ au bout de quelques héures, il dévint tout-à-fait calme et raisonnable (x) , Ces faits vraiment eurieux et instructifs mènent à des, raisonnemens qu’il n’est. pas. de notre intérêt d'aborder ici je dirai seulement que des. observations pareilles doivent être -eonnués, de tous ceux, qui croieht voie inva— riablement dans l’aliénation mentale et notamment. dans: la manie, un état inflammatoire, Dans les eas que! je ;viens de rapporter, une dose énorme d’opium ahrait. été: meurtrière, sk:: la’ fureur: de cé: malade ; avait eu .sa source. dans üne inflammation. des tissus. Je suis cependant loin de vouloir faire. passer la pratique: du Docteur Brandreth pour gé-. néralément. admissibles. mais il sera, facile à con-. cevoir. que, dans plusieurs eas,.une-eure si témé-: raire. serait Suivie, des résultats les plus déplore bles. Si la, ,inaladie date ..de long. tèms > IS: le .SYS—: ième sanguin :pérd , de.jour en jour, de $on éhergie, €t. que la. cause, n’est ni une. dartie rétropul-, sée, ni une hémorragie, supprithée ; ou qu’on n’a; que des ‘syimptônies «nerveux, à combattre; . je! ne: tarderai point d’avoir,recours,à l’opiuñ. :, 2 . La, quantité, d’opium.que, Pen:donne: aux hisée ; doit
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OPEN PART en VRP
(a) Medic, PERS 1794 pag. 384 D$ED TU)
doit être bien plus grande que celle’ que supporterait un homme dont les fonctions intellectuelles: seraient intègres. Il n’est toutefois pas convenable d’en donner, en une seulé fois , une forte dose; il vaut mieux, comme je le remarquerai à l’article vomitifs , procéder graduellement dans l’administra= tion de ce moyen, pour en étudier les effets; on commence par deux grains, et la dose est augmentée jusqu'à dix, à quinze, ou à vingt, selon le cas. Cullen en a toujours donné de fortes doses: van Zwieten ne va point au delà de ‘quinze. grains. | a di hui:
L’opium n’est pas toujours administré seul son: le joint à d’autres médicamens, C’est ainsi que Fériar fait grand usage, dans la monomanie avec: abattement de l'énergie musculaire, d’une combinaison d’opium et de quinquina. L’opium uni au’ vinaigre parait encore doué de beauvoup d’eflica-, cité dans Ja manie et la monomanie. Van Zwie+: ten (1) rapporte qu’un cas fortuit a fait connaître’ l'efficacité d’un tel moyen. Une fille maniaque avala, par. mégarde, un mélange d’un scrupule d’opium dans du vinaigre: cette méprise fut cause: qu’elle guérit Je ne déciderai pas'si la guérison: dans ce cas doit être attribuée à la combinaison - . de l’opium avee le vinaigre, ou bien si elle est le: résultat de l’action du premier. Ce qui est vrai, : comme nous avons vu, Cest que les acides sont | fort
(1) Ouvr. cité. Tom. 1Il, pag. 533.
fort utiles dans la folie, et que l’opium, à son tour, y est également nn moyen non moins efficace, étant bien adapté au cas.
Sydenham a fait grand usage de la #Aériaque d’andromaque combinée avec les amers, dans la démence survenue à la suite de fièvre intermittente prolongée. “| à |
On a proposé d’employer l’opium en fumigation dans l’aliénation mentale. Frankenstein dit y qu'administré de cette manière, ce moyen produit un état d’assoupissement , et de sommeil. Etmuller (1) employa les fumigations d’opium dans la folie avec convulsions , chez les mélancoliques , pour produire le sommeil; et chez les furieux, pour calmer l’exirême slalisé musculaire. Un tel moyen ne pourra toujours être que dangereux.
Le Docteur Dunne veut, pour ajouter à l’efficacité de l’opium ; qu’on l’unisse au camphre.
On a encore joint l’opium aux errhins. Je ne saurais établir jusqu’à quel point ‘cette espèce de traitement est efficace.
dJusquiame, ou hyoscramus niger;
Willis prétend que l’opium peut avantageuseiment être remplacé, dans l’aliénation mentale, par lHyosciamus. Sous..bien des rapports, ce moyen ressemble, par son mode d'agir, à l’opium; sous
d’au-
4 SERA mp D
(1) Voyez Schneider ouve cité,
d’ autres , d ‘s’en distingue. L’exaltation “dés fo rées devance toujours le repos et l’ affaissément des fonctions qui suivent l’ingestion de lo: ium dans l’économie animale. L ‘hyosciamus pris à l’intérieur n’est point accompagné dans son action de symptômes d” excitements il diminue la sensibilité, » Sans excitation préalable; il n’arrête point, comme T'opium, les sécrétions et les exhalations ; cu ne ‘donne pas, non plus, lieu à à la constipation ; mais îl laisse toujours, à sa suite ; un grand SR En bien supérieur 4 ‘celui qui résulte de l'opium : un imprime ‘également au moral une teinte de tristesse et d’abattement: l opium , comme nous Savons, ‘dispose aux .Passions gaies.
La science possède peu de que qui attestent l'efficacité de la jusquiame dans l’aliénation mentale. On la préconise exclusivement. dans ces affections mentales qui tiénnent à ‘des dérañgemiéns du. système nerveux. Ne pourroit-on nds en ten ter lus usage ‘dans la folie joyeuse ? 1
Un aliéné turbulent à qui le doctéur qe ‘de Würzburg fit prendre l’hyosciamus, devint plus RO de sous l'influence de ce moyen re
Céraphre
"Le mode d'agir de ce médiéaiént ru ptl th core bien condu ; ‘tout ce qu'on en “sait” de “positif c’est
dm nn hp ' me RÉ
(1) Nasse Zeitsch. 1825.
c’ést qu'il agit sur la peau, qu’il pousse les sueurs, et qu'il est très efficace pour diminuer l’état d’érétisme des parties sexuelles. Quelques auteurs, entre autres Reil, prétendent que le camphre donné à petite dose est un stimulant, et, qu'à grande dose, il entre dans la classe des sédatifs.
Le camphre a été fréquemment mis en usage dahs l’aliénation mentale, et grand nombre de médecins n’ont cessé de précomiser les avantages qu'ils en ont cru obtenir dans ce genre de maladies. Le docteur Consbruch (1) veut qu’on donne cette substance à de fortes doses: un scrupule, jusqu’à deux dragmes. Dopson (2) a donné à un maniaque furieux trois dragmes de camphre, en vingt-quatre heures (un scrupule à chaque prise); le jour suivant, la même quantité fut consommée, et le malade parvint à ‘un entier rétablissemént. Auenbragger (5) a particulièrement employé le camphre dans l'aliénation mentale avec rétraction du membre viril, « duriusculuim leniter ad an-
? où le scrotum parait vide et
«teriora flexum :
les testicules retirés vers le pubis ; où tout lappareil génital est frappé de froid. Chez les fémmes, dit Avenbrugger, le camphre est indiqué, dans
“ l'alié-
LS
(1) Klin. Tasschenb. II B. 5 Aufl. S. 94. |
(2) Samml. f prac. Acerzte B. xiij. pag. 647. Heinroth Seelenst. |
(3) Experimentum nascens de remedio specilico sub
signo specifico in mani.
l'aliénation mentale, quand les mains sont froides, contractées et tremblantes; symptômes qu’on rencontre également chez le sexe viril.
Hufeland (1) guérit une femme aliénée en nt injecter dans une deses veines un mélange de quatre grains de camphre, et autant de tartre stibié , avec deux dragmes de mucilage de gomme arabique; ilen augmenta graduellement la dose. Viborg, Schonheyde et Schneider ont également fait connaître les succès du camphre dans l'aliénation mentale ; mais Perfect peut être cité comme en ayant le plus fait usage dans ces sortes de maladies; ïl le prescrivait à presque tous ses aliénés indistinctement. Cependant, des 108 cas d’aliénation mentale que cet auteur rapporte, et qui presqne tous,sont des guérisons, il est impossible de reconnaître si la raison a été rappelée par l’usage du camphre, ou par un autre moyen; puisque la saignée, le camphre, le séton, le vésicatoire, et le vomitif sont toujours employés chez le même individu, et presque tous à la fois: aussi, Perfect n’a-t-il que fort peu dis-tingué les cas où le camphre convient, de ceux où il n'est que nuisible. Voici quelques histoires rapportées par cet auteur.
Deux scrupules de camphre, aveë quinze gouttes de teinture d'opium camphrée, furent prescrits à une femme atteinte de mélancolie avec aménorrhée. Elle avait fait usage de beaucoup d’autres moyens,
| mais
(1) Journal Bd. XXIIT. H. 1. S. 178.
(1557 ) .mais sans succès. Par l'emploi de l’opium et du camphre, elle récupera la raison, et les règles pa- ‘rurent également (1).
Mme, S. B., femme mariée, d’ un tempéra- ‘ment leucophlegmatique devint mélancolique. Son teint était pâle ; l’uxrine rougeâtre ; la langue sèche ; le pouls contracté, dur, et inégal. Après avoir saigné et émetisé la malade, Perfect prescrivit deux scrupules de camphre à prendre matin et soir. Il se manifesta, sur toute la superficie du corps, une éruption, et les règles, qui avoient été supprimées pendant tout Île temps de sa maïadie, reprirent leur cours naturel. On ajouta le nitre au camphre, et la malade se rétablit parfaitement bien (2).
Une femme, après avoir été guérie d’un catharre contagieux qui régnait en Angleterre, en éprouva des rechutes périodiques. On lui donna le quinquina; elle perdit lesprit, et, dès ce moment, se plaignit d’anxiéiés et d’inquiétudes continuelles ; les pupilles étaient dilatées ; l'extérieur de la malade était pâle et défait; elle parlait à voix basse et sans cohérence ; sa respiration était pénible, et, sur plusieurs endroits de la peau, se manifestèrent des éruptions. Perfect fit prendre à La malade le camphre aïnsi que le musc, et appliqua un vésicatoire à l’épigastre. Après avoir fait, pendant qua-
tre
(rt) Annals of Insanity. pag. 22.
(2) Pag, 24e 7 3
tre semaines, usage de ces RO YEUS) la malade fut rendue à la raison (1). : hé Un homme, agé de quarante- cinq ans, à structa élevée, aux fibres lâches, après avoir fait excès dans les spiritueux, fut atteint de palpitations de cœur, de difficulté de respirer, de vertiges, et de défaut d’appétit. L’mtelligence devint vacillan- Le malade éprouva un accès épileptique, etune douleur se fit sentir dans l’hypocondre droit. Quand Perfect vit, pour la première fois, cet individu ,il observa que les pupilles, étaient fortement dilatées et que les yeux étaient remarquables par une excessive mobilité. Le malade n'avait pas eu desommeil pendant sept fjours consécutifs. La face était rouge, le pouis fréquent et plein. Il y avoit constipation. Le malade fut saigné, émétisé et purgé; mais le trouble mental n’en persistait pas moins. On prescrivit d’abord un liniment volatil, et ensuite un vésicatoire pour une espèce de paralysie dont le malade était atteint à la jambe gauche. Il éprouvait aussi de fréquentes douleurs spasmodiques dans le bras. Un séton fut mis entre les épaules; mais le malade ne revint à la raison qu'après avoir fait. usage d’un bol composé de SHMEÈre , de valériane et de moutarde (2).
Perfect a guéri beaucoup d’aliénés; mais personne n’a été plus empirique que lui. Il entassait un net A ASS (1) Pag. 98.
(2) Pag. 229.
un grand nombre de moyens ensemble, et, ne s’attachait à, aucun. en particulier. in eflet, est-ce à l'opium, ou au camphre, que nous. devons, attribuer la, guérison de cette mélancolie citée, à, la tête de. ces faits?, Mad. $. h. revint-elle à la raison par. la, signés; par. le camphre, par l’éruption qui lui, suryint. à la peau, où par les règles. qui venaient de couler ? Fut-çe le camphre, le muse, ou le vésicatoire. appliqué à l’épigastre qui rétablit la raison chez la personne qui fait le sujet de la troisième histoire que, nous venons de voir 2 Et dans le dernier cas, doit-on attribuer le retour de la santé à la moutarde, ou bien au camphre que prit le malade ? | | Le succès du camphre, dans l’aliénation mentale, n’est pas généralement approuvé, par les, hommes de, l’art Cox (1) dit qu'il a vu passer la, mélancolie en manie furieuse, par l’em ploide.ce médicament en petite quantité, et qu’à grandedose, on a vu qu'il produisait parfois la mort. Jamais, Cox ne vit les bons eflets qu’on attribue à ce médicament dans l’aliénation mentale, Muller de Würzhurg (2) a donné le camphre, à grande dose, et n’en a obtenn d'autre, eflet qu'une augmentation de calorique sur toute la surface cutanée, ainsi qu’une plus grande énergie e dans les pulsations du cœur, Jai fait, à l’hospice des hommes aliénés à Gand, quel-
40 Practic, observ. trad. all. pag. 149.
(2) Zeïtsch. von Nasse. 1823. Heft, [. s, 22e. Z 4:
quelques expériences avec le camphre, et je ne saurais rapporter aucun cas où ce moyen alt produit un effet avantageux marquant. Rancon, aliéné en démence, par onanisme , prit le camphre pendant un temps fort long, sans le moindre succès. Van Laar, atteint de manie,en fut soumis à usage pendant six semaines, etn’en éprouva ancun changement au moral. Je donnai encore le camphre, à grande dose, à un mélancolique qui offrait toutes les indications données par Auenbrugger et Bursérius (1) pour l’emploi de ce moyen, tels que la pâleur de la face, le froid des extrémités et des parties génitales, et la lenteur du pouls; mais le malade, après avoir pris ce remède, pendant quarante jours, n’offrait pas, dans tout son individu, le moindre changement remarquable. |
On a combiné le camphre avec le vinaigre, le nitre, l’opium et le Musc.
. Musc.
Grand excitateur des propriétés vitales, | le muse demande de la circonspection dans son application à l’aliénation mentale. Jamais ce moyen ne peut convenir lorsqu'on a à redouter l’exaltation de Vappareil vasculaire. Il paraît qu’on l’a donné, avec avantage, dans les désordres de l’esprit provenant de rétrocession de quelque exanthème, et dans ceux
acC—
(21) Institut medic. prac. Vol. LIT. pag. 180.
accompagnés de mouvemens convulsifs. Van Zwieten (1) a donné ce médicament avec succès à un jeune maniaque.
Locher (2) dit avoir calmé les transports furieux d’un maniaque par 15, À 20 grains de musc par jour: ayant donné ce medicament à six autres maniaques , il n’en a obtenu aucun succès (3).
Digitale pourprée.
Au rapport de différens écrivains recommandables, la digitale pourprée peut être employée très avantageusement dans l’aliénation mentale. Cox ne cesse d’en relever les vertus curatives. Il n’envisagerait point l'aliénation mentale comme incurable, s’il n’avait fait usage de cette plante.
Fanzago (4) rapporte aussi des faits d’aliénation mentale guérie par la digitale. La folie, 4 son dire, avec exaltation de la sensibilité, en demande particulièrement l'usage; et un état de débilité est, d’après l’avis de ce médecin, une contre indication pour l’emploi de ce moyen.
D’après Frank (5), elle est particulièrement indiquée
dans
(1) Ouvr. cité. T. IT, pag. 524.
(2) Heinroth Seelenst, pag. 125. Bd. IT.
(3) Schneider ouv. cit. pag. 351.
(4) Voyez Nasse. Zeitschi. Heft. III.
(5) Prax. Medic. Part. II. Vol, 1. pag. 819.
dans la manie récente qui n’a point sa source dans un vice, organique.
Sous le rapport des nausées que ce moyen sus cite, il peut également être avantageux. Willis (1) affirme qu'il en a vu parfois. de bons effets.
La digitale pourprée a été recommandée dans l’aliénation mentale avec scro phules.
Le docteur Muller de Würzburg a fait beaucoup d’expériences avec cette plante. Il l’a donnée à grande et à petite dose, dans la manie furicuse. Cinq grains administrés, matin et soir, ont produit le vomissement, et quelque calme au moral. En en donnant deux grains, toutes les deux heures, ces phénomènes n’ont point eu lieu. Il a observé « que la digitale produisait des momens lucides 5 Inais. quand on en continuait {li usage , que le défaut d’appétit, la maigreur, et des accidens très graves, en étaient, le résultat. Il a cependant remarqué que le moral perdait, sous l'emploi de ce moyen, beau coup de son énergie ; et Muller conclut de ses expériences que la digitale est un moyen qui nest pas à rejeter dans la manie furieuse.
Je viens de donner la digitale à un maniaque chez qui tous les symptômes demandaient l'emploi de ce moyen. Le pouls était d’une vitesse remarquable; la manie étoit périodique, et le malade avait par intervalles, la figure rouge et boursoufflée. Il prit la digitale, à raison de çinq grains par jour; mais, aucun
chan-
(1) Frank Reize nach etc. Te II. S. 160.
changement re se fit remarquer au moral ni au physique; le pouls conserva toujours la même fréquence. |
Il serait inconséquent de vouloir révoquer en doute, par ce fait seul, les succès que Cox, Currie ,, Jones, Parkinson, Halleray, Nord, Zwédiaur, Fanzago et d’autres, ont obtenu de ce moyen.
J’aime à croire, avec Muller, que la digitale , étant bien adaptée au cas, peut donner des résultats avantageux ; et le fait suivant ù qui vient de se passer sous mes yeux, me détermine à voir, dans cette plante, des propriétés salutaires.
La femme de Smet, agée de trente-trois ans, jerdinière , sanguinc-lymphatique, d’une structure de corps colossale, et mère de plusieurs enfans, éprouve; à chaque grosssse, un œdème aux extrémités inférieures qui se dissipe après sa délivrance.
En 1825, elle fut enceinte de son septième enfant, et l’infiltration des extrémités abdominales devint très considérable ; la respiration était embarrassée, et tout annonçait un hydrothorax. Vers le septième mois de sa grossesse, elle accoucha d’un enfant mort: l’hydropisie disparut et la mère se rétablit.
En Avril 1824, la femme de Smet se dit derechef enceinte. Le gonflement œdémateux des extrémités inférieures se mortre dans les premiers jours du mois de, Juin, (7tieme mois de sa grossesse). La respiration est dificile; Pœdème devient en peu de jours considérable ; La malade ressent d’intolérables douleurs dans Les pieds; elle ne peut plus
vVa-
vaquer 4 ses affaires , elle n°a pas de sommeil, elle est agitéeet se trouve dans l'impossibilité de se tenir dans une position horizontale. Bientôt ces symptômes alarmans procèdent d’une manière effrayante.
Je fais placer des vésicatoires aux jambes et produis, par ce moyen, une évacuation de sérosité assez copieuse. Les symptômes morbides restent quelques jours stationnaires, mais reprennent, bien vite, une marche très rapide. La malade passa trente jours sans le moindre sommeil. Elle accoucha, au bout de ce temps, d’un enfant mort, près du huitième mois de sa grossesse. La difficulté de respirer diminua aussitôt, et le volume desextrémités s’affaissa rapidement. La malade était tourmentée d’une toux violente et continuclle.
Le cinquième jour après la délivrance, il se déclare une manie. la malade chante, rit, et fait mille extravagances. Le pouls est d’une célérité remarquable; la température cutanée n’est pas accrue, et il-n’y a pas le moindre signe d’inflammation abdominale. La toux cesse avec l'apparition de la folie. Aucune apparence de sécrétion lactée ne s'annonce. Les yeux sont ternes, et la malade présente un aspect fort égaré: il n’y a pas de rougeur à la face.
Afin d’étudier la merche de ces symptômes, j’abandonnai le tout à la nature; mais voyant, après une attente de huit jours, la folie devenir, de plus en plus, intense, je résolus d’agir sur le système nerveux, et, guidé dans mes indications par
la vitesse du pouls sans fièvre, je donnai un demi grain
grain de digitale le matin, et autant le soir. Après avoir pris ces deux poudres, la malade éprouva des nausées: suivies de vomissement. Elle dit avoir des vertiges et la nuit fut très agitée. Le lendemain , elle avala de bonne heure, une troisième dose d’un demi grain de digitale; mais à peine l’avaitelle prise, que tous les symptômes de l’empoisonnement se declarèrent d’une. manière aussi prompte qu’effrayante. Les vomissemens étaient continuels ; la soif était inextinguible:; la malade sé here d’ardeur et de sécheresse de la gorges la déglutition était difficile, et la prostraion musculaire bientôt si forte, que la malade était dans l’impossibilité de mouvoir ses membres. Elle éprouva, dans la nuit, différentes syncopes, et l'urine coulait involontairement. Croyant qué la melade allait mouir, on lui apporta les derniers secours de sa religion. Le lendemain, les signes de l’empoisonnement diminuèrent d’intensité; mais la soif était toujours extrême. La malade prit une énorme quantité de boissons acides. Vers le soir, un état soporeux, en tout semblable à à celui qui est propre aut fièvres typhoïdes, se manifesia tout à coup. La malade répondait cependant plus juste aux demandes qui lui étaient faites. Cet état d’ivresse comateuse dura, à peu près, trente six heures et se dissipa insensiblement. Le rétour de la raison fut si rapide , que le cinquième jour, après la prise de la première dose de digitale, la malade était déjà parfaitement raisonnable. L’appétit se déclare; le sommeil est paisible, et tout annonce, eñ ce
| 5 °n 4 Kio.
‘moment, que la femme de Smiet pourra, sous ‘peu, vaquer à ses occupations, |
Indépendamment du grand succès que j'aiobtenuici, cette cure est tout-à-fait rémarquable sous le rapport de la Lu 2) dore que les symptômes d’empoisonnement ont mise à se développer , après lingestion d'une si modique quantité de digitale (un grain ‘et demi). On ne saurait attribuer ce phénomène étrange qu'à l’extrême susceptibilité de Ta femme, qui, comme il est prouvé, augmente si considérablement à l’époque de la délivrance.
Siramoine ,; ou pomme ‘épineuse.
Stork est le premier qui ait fait usage de la stramoine dans la folie. Il a employé ce moyen dans deux cas de manie, ct il prétend en avoir obtenu des succès. Au rapport de Engelhart (1), Smaltz a guéri, par la .Stramoinc, une demoiselle alternativement atteinte de manie et de mélancolie. Bergius cite des guérisons opérées par ce moyén sur différens maniaques. Grandidier parle aussi d’un cas où le stramonium a produit les résultats Îles plus avantageux.
On lit, dans le Journal de, Nasse , le cas suivant, Une femme mariée, agée de 50 ans, d’un tempé rament colérique, atrabilaire, saine de corps et d'esprit, avait éprouvé beaucoup de revers, et dans
le
(1) Diss. de datura stramonio. Ultraj. 1822.
le cons! de an 182:,se trouve aiteinte de cholera= morbus. Cette affection la jette dans une débilité extrême, suivie d’une convalescence longue. L'âge critique /se fait sentir; sa santé se détériore de jour en Jour, et insensiblement ‘des symptômes de démonomanie se déclarent. 4 docteur Schneider,
xapporteur du fait, ‘trouva cette femme dans une tristesse extrème; elle poussait des cris et des sanglots continuels ; avait les yeux rouges, toujours
remplis de larmes; la peau froide et ‘humide, et ‘soutenait, ‘avec ie déehce à la faim, la soif et le froid. Elle était excessivement craintive ; ; croyait sentir et voir des démons: et se “disait indigne de la miséricorde divine. pe ie sa conversation se rap portait aux tourmens de l’autre monde; elle était effrayée de tout, ét‘ne dormait pas ; elle désiroit des boissons, mais refusoit tout aliment. La constipa- ‘tion dévint bientôt opiniätre. Le langue conser-
“vait toujours sa netteté, le pouls étoit régulier, Vuxine peu copieuse , et des douleurs dans l’abdomen se faisoient sentir de temps en temps.
Les ‘déplétions, les évacuans, les toniques, la belladone , furent tour à tour mis en usage, mais sans succès. Le docteur Schneider eut fiñalement recours à la téinture de stramoine de Hufeland 68 en fit prendre à la malade, quatre fois par jour, vingt gouties. Cette femme, dans l'intention de se
guérir bien vite, en avala trente à quarante gouttes à la fois. Aussitôt, elle éprouva une: prostration ‘de forces extrême ; : peu s’en fallut qu’elle n’y .succombât. On réduisit la dose à vingt gouttes, et: les
pro-
progrès vers le rétablissement furent frappans : ins sensiblement la malade récupera le libre exercice de sa raison. (1).
us pa doëteur Schneider rapporte encore e (2) le cas d'une manie puerp érale guérie par la teinture de stramoine, Il en donna quinze à vingt-cinq g gout-
tes, deux où trois fois par jour. La malade avoit fait usage de toutes sortes de moyens, sans le moindre avantages mais l'intégrité des fonctions intel lectuelles füt rétablie par l'emploi de ce remède, La maladie avait duré, dépuis le mois de Mars 1621; jusqu’en Février 1822. Une abondante menstrua tion suivit de près cette cure heureuse, | La teinture dont nous venons de parler se com pose comme suit (3):
Ro. Pulv. sem. stramoni 25 Vin. bis pan 3 vi Spirit. vini Zi — digere per aliquot dies leni calore et filtra. La dose ést de 6, 10, 20 gouttes. Read fait cette préparation d’une autre maniè= re (4): il prend . Pulv. semin. datur. stramon. 3ÿ Alcool vint diluti fi Digere leni calore per aliquot dies et filtra. La dose est de 10 à 20 gouttes.
Reil dés | (1) Voyez Nasse. Zeitsch. 1823. Heft, IL S. 430. (2) Idèm. Heft. 1, S. 172.
(3) Hufeland Journal.
(4) Treat. of the ai meédic, soviet, Vs ii 1817. |
Reil (1) “dou le stramoniüm en extrait, à la dose d’an ss par jour, en l’augmentant graduellement jusqu’à dr. v, en 24 heures.
Le strämoninm conviendrait=il dans là manie avec épilépsié? Storck a fait grand usage de cé moyen dans cétte espèce de convulsion, et Rasoux, Adhel et Widenberg en confirment également les bons succès dans l’épilepsie,
D'après ce qu’on vient de voir, la stramoine est un remède dontl’administration exige des précautions dans son application à la cüre de la folie, La sécheresse de ia gorge, l'anxiété, les vertigés, une altération dans la voix, la diminution de la vue, de l’ouie, la petitesse du pouls, le froid des extrémités, la paralysie des membres, l’insomnie, l’altération intellectuelle sont des phénomènes propres au mode d'agir de la stramoine, quand on n’en donne qu’une dose faible; si elle est plus forte, lPindividu qu’on ÿ expose, est Lg de délire furieux, suivi de léthargie , de mort même. Ghez quelques individus, des monvemens convulsifs se manifestent; chez d’autres, une espèce de danse a lieu. La dilatation de la a est encore un symptôme qui appartient à l’empoisonnement par cette plante.
Belladone:
Le belladone est egalement un moyen qui agit puis- | sa-
*: {1} Fieberl. Bd, IVi
Aa
( ya )
samment sur le système nerveux cérébral, et dont l'usage a été préconisé dans l’aliénation mentale, Murray (1) l’a donné à la dose de einqg grains, avec autant de rhubarbe, dans un cas de folie, et il prétend en avoir obtenu de bons effets,
Muller de Würzburg a vu des effets satisfaisans de ce moyen. Une femme agée de quaranté ans, était depuis un an atteinte de manie furieuse; il lui donna la bélladone, «et elle gnérit en faisant usage de la racine pulvérisée de cette plante; il en augmentait la dose, jusqu’à trente-six grains par jour , et la diminuait ensuite ou en cessait l’emploi, quand des signes d’empoisonnement se déelaraient, tels que la cécité, les vertiges, la dilatation de la pupille &c. (2).
Münech (3) parle de la belladone comme F1 excellent remède dans la mélancolie, la manie et l'épilepsie. el
Frank la recommande dans Din: 0 mienid le avec visions phantasiiques (4), et dans celle accompagnée d’épilepsie. Nous devons, eependant, dire que les succès de ce moyen, dans ce dernier cas, sont peu connus : d’ailleurs, Paliéna-
tion mentale avec 6 pilepsie est presque toujours , comme nous l'avons déjà observé, une maladie in
(1) V. . pag. 450.
(2) Nasse. Zeitsch. 1823.
(3) Observ. practice. cirea usum belladona, . - (4) Prax. medic. univ, præcept, T. IE V, I. pag, 816.
inéurable. Lé bon air; imié occupation $outéniteÿ le travail , les promenades , üne nourriture saine is de facilé digestion, de la vigilanéé de la part de ceux qui soignéènt ces malades, l'entretien des forces dans ün juste équilibre sont presque ; dans toué: les cas; les seuls io yens auxquels on peut avoir. recours , Lan tre cette complication facheuse vient se pee à l’aliénation mentale.
Eau de Lauro-cér “ASUS.
{On di qde ce mé ment est d’une gran= de efficacité dans plusieurs variétés de la monomanie et notamment dans l’hypocondrie, Il diminue considérablement les battemens du cœur ét aurait, par conséquent, quelque analogie avéc l’aétion de a digitale Une remiarqué qu'on ne peut pas perdre de vue, c’est que l’emploi de presque tous les moyens qué fous venons de passer en Ffevue à été souvent cause de folie: par conséquent, uné gril prudence est exigée dans leur adininistration.
“Plusieurs autres Mmédicimens dirigés suf les fonc-
tions du système férveux ont été employés dans l’aliénation mentale ; ‘tels sont: l'aconii; là ci gué; l’ather sulfurique et nitrique: la valériane ; la serpentairé. de virginie: l’oxiule de zinc; l’oxide de bismuth; le safran : la liqueur de corne de cerf l'huile de Dipel: le castor; Pacide prussique; l'arsenicz le nitrate d'argent Cle. ; mais on n’a pas, jusqu’à ce jour, publié le résultat qu’ont produit ces moyens dans Aa 2 la
la folie. Je dois cependant recommander à lattens tion des praticiens 4e Borax, remède . employé par le docteur Monro (1} à larges doses dans l’in-: somnie, pour provoquer le sommeil et le repos des organes. Le docteur Muller de Wäürzburg a fait des essais avec ce moyen; mais il n’en a obtenu aucun succès: : | HET"
Je dois également renouveler une observation déjà émise par van Zwieten (2).concernant l’emploi des vomitifs comme moyens narcotiques dans l’aliénation mentales (Cet auteur nes rhodé que le sommeil le plus profond saccède souvent à lintroduction du tartre-émétique dans les premières voies lorsque, bien entendu, cette substance ne produit point le vomissement. Un jour j’ai vérifié cette observation sur un sujet empoisonné par des moules enveminées. Une telle médication est ineer= taine. puisqu'on possède des moyens plus eflicaces administrés dans un but pareil.
Kramer (3) propose le paosphore dans l’aliénation mentale, et Muller de Wüxzburg (4) a fait des expériences avec ce moyen, sur un aliéné en, démence. Îl en a continué l’usage jusqu’à, ee-que des symptômes d’inflammation de gorge sé mani-
. fes
(1) Voyez l’homme consid. dans l'état d'atiénation
mentale par le docteur Dunne T. I. pag. 70: ESS by (2) Tom. IL pag. 524. | |
(3) Comm. Norimburg pag 180. Lotens 4
(4) Nasse. Zcitsch,1823 : à 1: à st M
festassent ; mais Pintelligende n’a rar y par cet agents. aucune amélioration.
: De PElectricité, du Galvanisme et du DIODES Magnétere animal.
‘Je ‘pourrais m’étendre fort loin sur cet article, en rapportant tout ce que les auteurs ont écrit sur le mode d’agir de ces moyens: mais de telles remarques seraient déplacées ici: bornons nous à notre’ objet. Au rapport de différens écrivains, l'électricité et le galvanisme auraient été employés avec succès dans la folie, et dans diverses variétés de la monomanie, Esquirol (1) en recommande surtout l’usage dans la démence chronique.
On possède quelques faits qui démontrent l’efficacité de ce moyen. Perfect donne la rélation de trois cas d'aliénation mentale guéris par l’é ectri= cité. Hufeland parle d’une fille, agée de dix-huit ans, devenue aliénée MER, et qu’on guérit par le galvanisme. , Le, doct. Most guérit également un hypocondriaque par le galvanisme (2)... AC
Quant au magnétisme animal, les résultats que l'on en a obtenus sont peu satisfaisans ; c’est un moyen ayec lequel on doit être sur ses gardes; plus d’une fois, il a produit le désordre de l’es= prit (3). | | L’élec-
(1). Diction, des Scie. Médic. art Démence, (2). Voyez Schneider ouv. cité. pag. 387.
(3) Dict, des sc. med.
Aa
ON
: L’électricité et le galvanisme ont été beauconp employés dans l’aliénation mentale avec paralysie s. mais une telle affection est souvent rebelle à tout moyen curatif, On pourrait dire , en thèse générale, que le point capital dans la eure de cette compli- . cation doit presque entièrement se borner à la sage direction des moyens hygiéniques: tels sont le bon air; l'habitation d’un licu spacieux, de la. campagne ; l'exercice modéré ; une nourriture sub stantielle; une compagnie agréable; et une grande observance de la part de celui à qui est confié le soin de ces malades. De quelle utilité pouxraient être ces moyens dans l’idiotie avec, paralysie, affec= uons qui: dépendent , Prop toujaurss d’un vice No inné? La onaanfl ‘ducs: à)
De la Aotéion. Ph motion , "Pres chine, Schaukel, divers apparait, rotatoires. F : Essais de l'auteur, expériences de cox et.
d'autres. A
pi a proposé la rotation, comme rnoÿén agissant Sur . le système nerveux, et singulièrement | propre à’ diminuer l'action trop active des organes de la circulation. Il a donné, à cet effet, ‘un dessin dont la copie est ci-jointe. (Planche L V, à. (QE Le malade, placé dans une couchétte , ‘est tourné horizontalement ; sa tête se trouve à la circonfés rence, et ses pieds sont au centre du mouvement,
“2 Ko AM vrai
” 1) Voyez’ Péoiote) de” Dérwvin a LA “pas. a.
traduite par yes
Face lard.
À Cora.
B Core d aepie .
C Chasses due lt FEES .
D Ze
E «as.
FE Zenils 212 Ls cordes.
G Grcée de fer. À) H rot pour lourner dns |
… une yomelle contre de pére) 4 /
PÎZ YZ PAT. 374.
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