‹ Traité sur l'aliénation mentale et sur les hospices des aliénésChapitre 36 sur 39 · JAI. LA · texte numérisé non relu

JAI. LA

comme s'il était placé en travers su une meule de moulin.

Celius Aurelianus (1) avait déjà conçu l’idée de bercer le malade dans un lit suspendu, afin de dimihuer l’exaltation des fonctions cérébrales : l’origine de cet agent date donc des temps les plus reculés.

Darwin n'a fait aucune ne de ce moyen, Cox a été le premier qui en ait fait usage, dans l’aliénation mentale. Il a consérvé l’idée de Darwin, quant à la rotation; mais il a inveñté un appareil nouvéau qui, par sa grandé simplicité, présente de nombreux avantages. Le tout consiste dans un fauteuil de forme ordinaire, constrtiit d’un bois fort, suspendu par quatre cordes, dont les extrémités supérieures 6e réunissent daus un crochet mobile chassé dans la charpente du plafond, et dont les extrémités inférieures se trouvént attachées, chacune, à un pied du fauteuil Ce fautéuil est suspendu à quelques pouces du pavé. Pour que le malade ne puisse tomber, ni se fairé aucun mal, on lui met là camisole de coeréition, et son corps, ses bras et ses jämbés se trouvent fixés par des bandes de cuir on de toile forte, aux différentes parties . du fauteuil. Un aide fait tourner la machine. |

Le même mécanisme peut se Abiré au - Inoyen d’un lit ordinaire, si l’on veut tourner le malade

dans

(1) Morb, Chron. EL. E €. 5. pag. 161.

dans une position horizontale: dans le fanteuil à tourne étant assis. | RRLEEE Le fauteuil de Cox est moins violent, dans son ac‘ion, que le lit rotatoire de Darwin: celui-ci, après une ou deux minutes de rotation, produit déjà -son effet, tandis que le premier exige plus de

temps.

Cox (1) propose, pour améliorer la machine de Darwin, de fixer un fauteuil, au lieu du lit dont mous venons de parler, sur la verge de fer: horizontale de cette machine. IE veut encore, quand on fait servir le lit, qu’une tige de fer passe, de la partie supérieure du poteau perpendiculaire, jusqu’à l’exirémité de la verge horizontales et soit construite de manière à pouvoir rapprocher ou ‘éloigner, à volonté, la verge horizontale du poteau perpendiculaire. Par ce moyen, on donne au lit placé sur cette tige horizontale, une position plus ou moins droite. “an 9 Von Hirsch (2) a cru perfectionner les appareils inventés par Darwin et Cox, en suspendant le malade dans une espèce de lit de navire, pratique qui avait déjà été proposée par Hallaran. En voi-

ci la construction. |

Une pièce de toile, longue de six pieds, sur cinq de large , est destinée à recevoir le corps de l’aliéné. Sur les bords de cette toile sont fixés des anneaux aux-

(1) Voyez Cox pratic. observ. trad. par Reil. p.149. (2) Nasse. Zeitsch. 1823. Heft. 2, S. 459.

Len

auxquels s’attachent de forts cordages qui vont aboutir à une barre de fer convexe en haut, concave en bas. Ce fer est, lui-même, suspendu à des cordages qui passent par une moufle (sorte de poulie) attachée à la charpente du plafond.

A ‘la toile, constituant le lit proprement dit, se trouve fixé un autre morceau de toile destiné à couvrir le malade; il se ferme par des boutons, et ceux-ci sont disposés de manière à pouvoir contenir ‘ l’individu corpulent, comme celui qui est maigre. À l’une des extrémités du lit, se trouve un coussinet servant de soutien à la tête du malade.

Tout cet appareil est donc suspendu à une moufle, et c’est par ce moyen qu'il offre l'avantage de pouvoir se tourner dans un sens vertical et horizontal. En tirant en bas l’extrémité qui correspond aux pieds du malade, on produit l'élévation de sa tête, et vice-versa Un aide est destiné à mettre en mouvement cet appareil.

Les bras et les jambes du malade sont fixés dans des espèces de sacs attachés à la grande toile du lit proprement dit.

Le tout est placé dans un endroit, spacieux.

Au dessus de Ja partie qui correspond: à la tète du malade, est construit un bain d’aflusion, qu'on fait communiquer avec cet appareil, par une ouverture ménagée dans le plafond. On peut également placer au dessus de l’aliéné des douches à gouttes. p'r5S es

Le docteur Von Hirsch prétend que: leflet de son lit de navire n’est pas si violent que celui des

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