‹ Traité sur l'aliénation mentale et sur les hospices des aliénésChapitre 37 sur 39 · NES · texte numérisé non relu

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autres appareils en ce genre, mais qu’il a l’avanta ge d’être plus durable dans son action.

- Dans le Vol. 65ième du journal général de médecine, on trouve une notice du docteur Haldet concernant une méthode pour, produire des vertiges, et mise en usage dans Je village Bonnet, département de la meuse, en France. Il s’agit d’un, berceau de boijs très nd. et.semblable à ceux dont les habitans de la campagne se servent pour leurs enfans en bas âge, dans lequel on étend le malade. ;

Ce berceau formé is traverses et de RS est d’une longueur égale à celle du corps. Après y avoir placé le malade, on le retient par un lacet qui le comprime sans le blesser, mais qui ne lui permet aucun mouvement, On preduis des oscillations plus ou moins rapides. |

À Berlin, dans l’hospice dé la charité, on a construit deux machines rotatoires; l’une est pour la rotation horizontale, l'autre pour la perpendieulaire. La première est d’une construction très lourde; l’autre est le fauteuil de Cox perfectionné, et qui me parait assez ingénicusement construit. (Voyez planch. I. V. 1.) Le dernier cependantest suscepti-ble de plus grandes améliorations ; en suspendant à la poulie rotatoire, au lieu de cette cage de bois pesante dans laquelle se trouve le malade, le fauteuil ordinaire de Cox, (avec cette différence qué les cordes ne doivent point être fixées ensemble en haut à un crochet, mais qu’elles glissent dans un iinéau, mobile de fer), on pourrait, dis-je, bien

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mieux remplir ke buts car, alors on seroit à mêèa mie de donner au fauteuil tantôt une position horizontale, tantôt perpendiculaire, et on aurait réuni, d'une manière très simple, l’appareil de Dar

win, Gelui de Cox, ainsi que le hamac de Von Hirsch. La ‘planche HT, dueh 1. fait mieux concevoir la chose.

. ‘Hayner a donné le dessin d’un fauteuil dans le genre de celui de Horn ; mais il est plus simplifié : c’est, tout. comme le fauteuil de Horn , une chaise de bois, mais qui est seulement munie, à sa partie supérieure, d’une tige de fer recue dans un crochet mobile. Un aide fait tourner la machine, en y donnant des secousses ; tandis que celui de Horn tourné par une mécanique, (Voyez, pour la machine de Hayner, la planche EV, V. 1.)

Hallaran a inventé deux machines rotatoires: une perpendiculaire, et une autre horizontale: (voyez la planche V, V. 1.) L'appareil en est assez FRE $ mais il peut être remplacé se celui dé bé viens de proposer. |

La navigation sur mer, pour celui qui n’y est A ‘habitué peut donner des strong apré

à la rotation.

Quel que soit publ qu ’on emploie; le but est toujours de produire une grande prostration dans les fonctions intellectuelles. Cet effet sera plus prompt à obtenir quand le malade se trouve placé dans une position horizontale. Darwin dit qu'en mettant le pros ayant la tête au centre du

mou-

mouvémént,. on produit une accumulation de sang dans les extrémités inférieures ; tandis qu’il en ré sulte un, phénomène opposé, si la tête se trouvé à la circonférence; c’est-à-dire: que; dans : cette dernière position, les fluides se dirigent par un mouvement excentrique. Hexpisahge « ‘en a pas encore décidé. À saglé àl ;00 L’intensité des effets que haie la rotation, est en raison de la sensibilité physique de l’individu qu’on y expose. (C’est une preuve,: comme le dit fort bien Cox, que la sensibilité est la voie par où agit la rotation. Jai observé ; à cet: égard des différences étonnantes. Tel aliéné peut à peine soutenir la rotation, pendant une ou: deux minutes, sans en être fortement influencé; chez tel autre, cet effet est extrèmement taÿdif, J'ai remarqué en : outre, que tous ceux qui.ont la sensibilité des yeux peu vive, qui présentent , dans le regard quelque chose de. stupide et de comateux, étaient les moins affectés par ce moyen. Lés aliénés jeunes, au contraire, aux regards vifs, aux yeux mobiles ; aux mouvemens impétueux et. agiles, soutiennent à peine Ja rotation pendant trois où quatre minutes. Je parle toujours du fauteuil de Cox: c’est de celui-ci que j'ai fait usage à l’hos-

pice des hommes aliénés à Gand.

::: Quand un homme, en bonne santé est. soumis à l’action du mouvement rotatoire, le premier phénomène qu'il perçoit, est une sensation désagréable: au front, et à la région épigastrique. La se

eo

parole s’embarrasse, et la respiration se fait péni= blément.' Une sensation difhcile à décrire se fait sentir ‘däns tous les membres. Bientôt des nausées se-manifestent, auxquelles souvent succède le vomissement: des vertiges ont lieu, et si alors on prolonge la rotation, tous les muscles volontaires sont frappés d’une paralysie momentanée ; tout le corps perd soit équilibre; la tête tombe sur la poitrine ; les mains se fléchissent sur les avantbras ; le bassin se glisse en avant; et on perd tout sentiment physique: et moral. Le pouls. pendant la rotation, est presque toujours plus lent qu’à Vordinaire. ‘Chez quelques individus, la figure devient bleuâtre ; chez d’autres elle est blème et défaite, Horn dit (1) qu’il a très souvent vu une légère injection de la conjonctive qui se dissipe en quelques jours, et j'ai eu occasion de vérifier ce phénomène, Cox: assure qu’il n’a jamais observé que ce moyen fût suivi de quelque facheux résultat. Il en a obtenu, dans l’aliénation mientale, des plus grands succès, et l'indication la plus favorable Jui parait l’alteration da ‘pouls sans fièvre.

J'ai essayé ce moyen sur un individu qui offrait tous les indices de cet orgasme du système sanguin dont parle Cox,et mes résultats n’ont pas été conformes aux siens. Voici le cas * ,

Ps Si ee. so 57 ans ; homme fort et sanguin,

FE (HINése Zétmehi 1818) #0 0 0!

apprend que son pèré vient de mourir subitemetits Dès cet instant, il devient maniaque et. resté j dans cet état, pendant une année, Sept mois sé passent, et lé malade devient raisonnable. Il se déclare encore; après cette époque, ur accès ma+ | hiaque qui se change en manie tranquille, L'aliés né n'offre pas le moindre ‘chañgement au mofal pendant 6 mois consécüiifs Le 5 Mars 1824; on observe qu’il est plus agiiés ses yeüx sont plus ouvertss il parle plus que de coutume; et son pouls est. d’une fréquence mens mes de témps en temps, il a des mc ové à la fâce. Get état d’orgasme me fit songer à la rotation, Lé:nisladé est mis dans le fauteuil, le 16 Avril 1824, Rotation pendant vingt minttes sans le moindre changement au physique Le 14, rotation pendant 15 minutes: le malade en sortant du fauteuil chancelle ur peu. Le 12, rotation de 25 minutes: nul effet, Le 13,le malade est plus turbtlent que jamaiss son pouls est d’une excessive célérité: rotation de 20 minutes, sans le moindre eflets Le 14, mème insensibilité. -Lé 16, il est atterut de manie furieuse. Je: fais cesser le mouvement rotatoire; “oÿant Vinutilité ‘de ce pm | faire. jen ésonis avec la digitales: 0x vit u vo ee oh - Ce cas est instructif'sous doux: épris 2% le malade était absolument insensible au niouvement rotatoire, et 2% le pouls n’en éprouvait pas le moindre retard dans ses battemens, L’assertion de Cox est done, inexäcte, quand) il dit

dit, que le physique est toujours influencé par le mouyemeént rotatolre, | |

Horn prétend que l’aliéné peut soutenir, tout-au= plus, pendant deux à trois minutes, le: mouvement rotatoire. J'ai observé, à cet égard, une grande variété. Quelques aliénés pouvaient à peine supporter deux ou trois rotations, sans être pris de vertiges, ét de vomissemens; mais le cas que je viens de rapporter démontre combien l’insensibi= Lté, pour ce moyen est grande chez quelques-uns de ces malades. Wevers,;un individu dont nous parlerons encore. à l’article frictions: du tartré stibié,.ést atteint, depuis deux mois: d’aliénation mentale chimérique ; et “croit, porter. Jà tête d’un autre homme. Des symptômes de manie se déclas rents. on lé met, huit jours de suité , dans le faus teuil, et chaque fois il est exposé à cette opération pendant une. demi-heure; sans LE perçoi ve le moindre sentiment désagréable. ,

Tous, ceux qui ont fait emploi de.ce moyen én ont reconnu l'utilité dans la manie périodique. On: a observé dans ce. cas que les accès se mitigeaient beaucoup ; qu’ils laissaient de plus longs in tervalles. lucides, :: et: que, dans quelques circon+ stances rares, la rotation: faisait cesser les accés Je n'ai pas.eu occasion de remarquer ce grand succès; mais je puis assurér que c’ést le meilleur moyen que. je connaisse pour: diminuer la violence des exaeerbations. Eng $ où: Ne en retsdue l'explosion, ,., :,., te

A. B., agé de: 50: anis » maigre, long, yeux

grands 3

grands, mobiles, angilité extrême dans les muceled locomoteurs est, depuis vingt ans, atteint de mänie furieuse périodiqués à Chaque exacerbation , on est forcé, pour sept à huit jours, de l’enfermer dans sa chambre; après ces accès de fureur, il'est eal= me et défait Le 25 Février 1824, tout annoncé une nouvelle exaccrbation + rotation pendant 6 mis nutes. Le malade perd son équilibre; la face devient blème, et les paupières se ferment. On le transporte dans son lit, et il doxt paisiblement. Le pouls est un peu plus lent qu’à l’ordinaire. Le lendemain le malade est agité, turbulent, et indocile: rotation de tinq minutes. Prostration ; pàleur de la face; pouls lents caline farfait pendant tout le jour. Le 27; refiis de manger: rotatiort pendant 4 minutes. Vomissemiens abondans + le ma-+ lade mange, et reste plus caline que jamais. Déjà, on a répété sur cet individu la mème expériénce plusieurs fois, et toujours avec le même suctès.:

Fi Pinel, agé de trénte:sept ans, est maniaque depuis plusieurs années: les accès réviénnent pé= riodiquement tous les onze à douze jours Dans ces intervalles, il est comme dans un état de démence ; et, pendant ses. accès ; d’une vérsatihté et d’une agitation insupportable,

Le 24 Janvier 1824, il est porté dans le fauteuil rotatoire, et après cinq minutes de rotation, il montre des signes de défaillance. Le imalade est calme, et l’accès maniaque, qui avait été sur lé point de se développer, ne parait point. (On répète cette expérience. à plusieurs reprises, et on

| par-

parvient à gagner un intervalle de six semaines: mais, à la longue, Îa rotation devient sans effet, et la, maladie reprend son couts habituel.

… Jean de Klercq, agé de vingt-cinq ans, d’un tempérament nerveux, teint pêle, crâne régulier, se trouve. depuis deux ans à linstitut des hommes aliénés, pour une aliénation mentale revenant périodiquement par accès. Quelques minutes avant l’explosion du délire, le malade ressent une douleur dans le bas-ventre: une sensation. désagréable, mais moins pénible que cette dernière, monte successivement, de la région épigastrique, à la poitrine et, à la tête. Alors, l’intelligence se trouble; un désir insurmontable à commettre des actes d’extravagance et de violence, un penchant à détruire s'empare de, lesprit du malade. Pendant le. délire, il est doué d’une force physique, étonnante; son aspect est effrayant; des illusions de toute espèce s'emparent de son moral: il croit voir des personnages mystérieux, et semble s’entretenir avec des génies malfaisans. Dans cet état il ne connait personne. Il est porté à briser, à détruire tout ce qui tombe sous ses mains, à sacrifier, avec une fureur épouvantable, tout ceux qui l’entourent. Il éprouve une soif inextinguible, Son regard: est menaçant: ses yeux étincellent de rage; mais, ce qui n’est pas moins digne d’attention, il est rare que le malade n’annonce. point à ses gardiens le moment où va s’ef-

fectuer l'explosion de ses accès. Presque toujours Bb il

il sollicite la réclusion. L'accès dure quelques heures ; parfois peu de minutes: il est remplacé par des momens lucides. Le délire reparait, et alterne ainsi avec des momens de calme et de fatigue, Cet état de folie atroce et de raison dure quelques jours, et fait place au calme de lame Je plus parfait. Le malade conserve un souvenir net de tout ce qu'il sent pendant le délire. Le retour des accès est très régulier ; il arrive parfois, que, pen- ‘dant quatre mois de suite, le malade n’éprouve pas le moindre écart intellectuel: d’autres fois les accès reviennent tous les mois Le 22 Décembre 1825, Valiéné annonce au directeur de Pinstitut que son délire va éclater. On le met en sureté, et peu après il ne se possède plus. L’accès dure trois heures. Je vis le jeune-homme le lendemain de cette attaque. Il était calme et tout-à-fait raisonnable: il m’assurait cependant que, sous peu, de nouveaux accès éclateraient. J’ordonnai, qu’au moindre signe précurseur du délire, il fut exposé au mouvement rotatoire. Vers le soir, le malade commença à sentir des douleurs d’entrailles et avertit ses gardiens de son état. L’anxiété pectorale était déjà manifeste, quand il se trouvait dans le fauteuil rotatoire. Après quatre minutes de rotation, la figure pâlit et le pouls devint plus rare: où continua encore la rotation pendant deux minutes, et l’aliéné se plaignit de nausées. On le retira du fauteuil. Sa figure était pale, son regard abattu ; il lui était impossible de se soutenir sur

ses

es jambes. Un vomissement abondant se manifesta, et il eut quelques selles copieuses. L’intégrité de l'esprit était parfaite. Un sentiment de faiblesse et de malaise se fit sentir encore pendant quelques heures. Après l’opér ation, le malade eut un sommeil paisible. Depuis ce temps, il n’a pas éprouvé d’écart intellectuel , et il y a actuellement quatre semaines que la rotation fut mise en usage. Nonobstant un succès si éclatant, on ne pourra considérer ce cas, d’ailleurs si admirable sous tous les rapports, comme une guérison parfaite : le temps et des expériences ultérieures apprendront jusqu’à quel point la rotation a décidé du rétablissement de cet infortuné malade. Indépendamment encore de ces effets avantageux, on est loin de pouvoir établir, en règle générale, que l’altération provoquée par le mouvement rotatoire dans les divers systèmes de l’économie animale, est un moyen infaillible pour faire disparaître ou rendre moins fortes les aliénations mentales périodiques considérées indistinctement. Le cas qui suit ne laisse que trop voir combien nous sommes encore éloignés de connaître la nature intime des aliénations mentales; il ne nous fait que trop voir que, tout en reconnaissant de bons efleis à la rotation, nous sommes encore bien loin de pouvoir clairement démontrer le vrai mode d'agir de cet

agent sur le corps vivant de l’homme, | Braconnier fut transporté, de la maison de détention de Gand, à l’hospice des hommes aliénés de la mème ville. Il est agé d’environ trente qua- Bb 2 tre

tre ans; son tempérament est nerveux, et il présente le front assez proéminent : le crâne pour le. reste est régulier. Cet homme est atteint tous les mois, même à jour fixe, de manie sans délire. Les avant-coureurs de ce mal sont des douleurs abdominales qui montent progressivement vers la tête. Le malade éprouve alors une syncope convulsive, et le trouble mental s'établit. Il ne dort point; son élocution est facile; il éprouve une propension particulière à chanter, et est enclin à des actes de violence; mais ce qui est digne de remarque, il a la conscience de sa propre situation. Cet état dure environ six à sept jours, et est remplacé par le retour de la raison. Cet aliéné se trouve, depuis trois ans, à l'institut, et, pendant iout ce temps, le délire n’a pas cessé de paraître avec les caractères que je viens de tracer. Au dire du malade, il fut pris de ce mal à l’age de seize ans; mais le délire était alors moins prononcé, et se répétait à des intervalles plus ou moins irréguliers: depuis ce temps, il a augmenté d’intonsité et revient régulièrement à des périodes fixes. Voulant tenter des expériences sur cet homme, je saisis le moment où il commençait à se plaindre de mal au ventre, pour le placer dans le fauteuil rotatoire: je lui donnai, en mème temps, un drastique. La rotation fut continuée pendant onze minutes: alors, pâleur de la face, prostration des forces, lenteur du pouls et nausées. Le malade fut conduit au lit; il ne reposa point, et l’aliénation mentale se développa comme

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de coutume. Nulle amélioration ne se fit observer : ni dans l'intensité, ni dans la durée du délire: l'expérience fut remise au retour de l’accès. Cette époque étant arrivée: mêmes prodromes. On eut recours au mouvement rotatoire. Le malade montra à peu-près les altérations observées dans l’expérience précédente; mais l’aliénation mentale n’en subit aucune amélioration. Cette expérience se fait au moment où j'écris ces lignes (1).

Par rapport aux sensations pénibles que le mouvement rotatoire produit , il peut être compté parmi les moyens de coercition les plus efficaces. Cox en a particulièrement reconnu l'avantage chez les aliénés qui refusent de manger. « Nombre de &« fois, dit-il, j'ai vu que les malades préféraient « de prendre des alimens que d’être soumis à la « rotation; a tel point ils avaient ce moyen en & aversion.””

Steens , agé de trente ans, maniaque refuse de manger pendant six jours consécutifs. Je le fais placer dans le fauteuil, et il est tourné pendant onze minutes. IL vomit abondamment. Dès ce moment, il prend des nourritures avec la plus grande docilité.

Souplet, agé de cinquante ans, crâne régulier, à Vexception de l’occiput qui est peu développé,

icrn-

(1) L'histoire relative à l’aliénation mentale dont cet homme est atteint offrant des considérations importantes et curieuses, j'aurai encore , dans le cours de cet ouvrage, occasion d’y revenir. Voyez la note insérée

à l’article Toniques. T. IL.

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tempérament nerveux, se trouvait depuis deux ans à l'hospice des hommes aliénés de Gand, quand on l'exposa à l’action de fauteuil rotatoire, le 20 Decembre 1824 À son entrée en cet institut, il était atteint de manie tranquille et d’une cécité presque complète. Il passa dans cet état, près de deux ans, et n'ofirit pas le moindre indice d'amélioration au physique ni an moral. Au bout de ce temps, il refuse de prendre des nourritures, ets en quelques jours, rejete tout aliment qu’en lui présente: rotation pendant dix minutes, Le ma lade fait des instances pour qu'on cesse le mouvement rotatoire: sa figure pâlit; le pouls devient moins fréquent et une prestation considérable a lieu dans les forces museulairess On prend le malade du fauteuil; on le met au lit, et il repose quelques heures. Dès ce moment, il prend des alimens avec la plus grande docilité. Une améloration sensible a également lieu au moral: elle se prononce, de jour en jour et à tel point, qu'en deux mois, le malade parvient à une gnérison par= faite. Pendant tout le temps qui a suivi cette expérience, il n'a pas cessé de prendre, avec la meilleure volonté, sa nourriture. Au dire du malade, un mal de tête violent avait précédé som état de folie, en même temps que sa vue v'affaiblissait beaucoup. Il me put plus continuer sa profession de barbier, et fut réduit à pourvoir à sa malheureuse existence, en travaillant dans un atelier de charité. Cet homme à une parfaite connaissance de toutes les actions qu'il a commises

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