DU VIN EN GÉNÉRAL
si que et raclivile' habituelle du cerveau et du cervelet : il agit encore plus particulièrement sur rirrilabilitè et la contractilité.
Le vin, au contraire, peut è^re cité comme un remède vivifiant ; il augmente Tactivite' , et en même temps les fonctions des nerfs du tronc et du bas -ventre; il agit avec vobijité et d’une manière isochrone' sur les mouvemens physiques du cervelet et du cerveau : de là vient que le vin réjouit le cœur de riiomme, et remonte le système nerveux quand il est déprimé. Il agit comme par enchantement dans l’apoplexie nerveuse , dans la léthargie et dans les affections tristes de Famé, et dans toutes les maladies qui dépendent d’une inertie idiopalhique du système nerveux. Par conséquent , l’effet du vin est de ranimer , de réveiller et d’exciter, tandis que l’opium étourdit, affaisse et affaiblit. L’opium n’agit avantageusement que dans les cas d’une exaltation du système nerveux, soit en partie, soit en totalité.
C’est pourquoi il produit de si bons effets dans Finsomnie , dans les affections de Famé avec une imagination trop vive, dans les frénésies qui sont la suite d’une mobilité extraordinaire du cerveau, dans les vomissemens, dans les douleurs violentes qui ne proviennent point d’une inflammation ou d’une pléthore, mais qui sont dues à une disposition morbifique et primitive du système nerveux.