‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 14 sur 105 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Cest dans ccs circonslances que le principe narcotique de l’opium agit avec le plus grand succès J tandis que le vin ^ administre dans les memes circonstances, ne ferait qu’augmenter les symptômes de la maladie et finirait par de'truire le principe vital. L’e're'tisme exige fopium , et l’ètat soporeux le vin.

Les maladies qui dépendent de la de'ge'ne'rescence ou de la décomposition de nos humeurs, demandent l’usage d’un vin blanc aromatique : qu’on se garde bien d’employer l’opium dans ce cas.

Ce remède , au contraire , prudemment administré, trouve sa place dans les évacuations trop copieuses du canal intestinal, jointes à des douleurs violentes dans le bas-ventre , à une contraction des nerfs dans ces organes, dans une exaltation morbifique des sens, surtout de l’organe de l’ouie et de la vue; dans l’insomnie aceompagnée d’une inquiétude continuelle , et lorsque le pouls

est petit et lent, que les extrémités se refroidissent,

que l’appétit manque totalement, que les urines sont limpides, et qu’il y a faiblesse générale dans tout l’organisme. Dans toutes les inflammations brusques et violentes , qui attaquent le système nerveux et le système irritable, Ton ne doit faire usage ni de l’opium ni du vin.

Les inflammations du système de la digestion et

Dü VIN EN GÉNÉRAL.

des organes se'cre'loires , au contraire, surtout dans la seconde période des maladies, lorsqu’elles menacent de se convertir en gangrène ou en squirre, exigent une application prudente de l’opium , comme la troisième pe'riode de rinflammalion du système nerveux exige absolument l’usage des vins généreux du Rhin et de Würzbourg; mais en petites doses , surtout lorsqu’on remarque des symptômes spasmodiques accompagnés de faiblesse , que la pléthore n’est que passagère , et non la suite de l’inflammation, mais une affection morbifique des mouvemens convulsifs des nerfs. D’un autre côté, l’opium, ainsi que le vin, ne peuvent nullement convenir pendant toute la période de l’inflammation du système irritable.

Les effets particuliers du vin dépendent essentiellement aussi de ses parties constituantes, et du rapport dans lequel l’une ou l’autre de ces parties prédomine; c’est pourquoi nous traiterons en particulier des rapports qui ont lieu relativement aux effets des différentes espèces de vins.

Au surplus , les effets du vin dans les maladies dépendent aussi des circonstances suivantes; savoir:

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