‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 23 sur 105 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

à fortes closes. Paul d’Égine, Gravin , Fallope, IMonaro, Matiiiole, Dioscoride, ont de'j à fortement fait fe'loge de la qualité anti-ve'ne'neuse des vins acidulés.

Cest dans de semblables circonstances, surtout, qu’il faut employer les vieux vins de Jobannisberg, de Rudeslieim , de Rotbland et de Hinterbausen , qui, par les principes spiritueux et aromatiques cjui leur sont innés, flattent agréablement le système nerveux , décomposent et ane'antissent le principe narcotique du poison dans les autres parties de l’organisme.

L’usage des vins du PJiin encore jeunes n’est point indique' dans ce cas. Si cependant il e'tait impossible de se procurer du vieux vin du Rdiin , l’on ferait usage de ceux de la seconde classe; mais il faut cju’ils aient au moins l’âge de vingt à vingtcinq ans. Nous-memes, nous avons, par le moyen d’un bon et vieux vm du Rhin pris à larges doses , sauve' la vie, il y a quelques années, â un commis-négociant qui avait j)ris une forte dose d’ opium pour se donner la mort.

Si l’empoisonnement occasionne de violentes convulsions, et qu’on ne puisse administrer ces vins par la bouche , l’on ordonnera d’heure en heure un lavement de vieux vin du PJnn, et l’on se servira du meme vin pour frictionner le bas-ventre, la tète et les extrémités. Outre les vomitifs et le

DES TINS DD RHIN

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café, les vieux vins du Rhin sont les antidotes les plus sûrs et les plus prompts, notammenl contre rempoisonnement par Topium.

10. ° Dans le scorbut. C’est dans cette affection astlic'nique des systèmes musculaire et lymphatique, où l’on ne peut méconnaître la de'composition du sang, qu’aucune espèce de vin ne produit de si bons elïèts que ceux du R.hln.

Dans ce genre de maladie , le principe spiritueux, autant que le principe aromatique et facide, agissent fort avantageusement sur l’organisme , et nous serions tente d’affirmer que les vins généreux du Rhin , cueillis en de bonnes années, agissent spécifiquement dans ces cas. L’on peut, en conséquence, employer pour les riches les vins de la première, et pour les pauvres, ceux de la seconde classe.

Dans ces circonstances il faut ordonner ces vins à grands^ intervalles , mais non en trop petites doses. Nous en faisions boire au malade , toutes les trois ou quatre heures, un demi -gobelet, et meme un gobelet entier.

11. ° Dans les hydropisies. Les seuls vins du Rhin sont indiqués pour ces maladies du système lymphatique ,

a) Lorsqu’on n’y remarque aucune diathèse inflammatoire ;

h ) Lorsqu’il y a prostration des forces ^

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