CHAPITRE II
c) Lorsque l’hydropisie n’est point la suite d’indurations ou d’autres vices organiques, mais que sa cause primitive provient plutôt d’une suppression de la transpiration ‘culane'e.
Isous trouvâmes , d’après nos propres observations, ces vins plus énergiques dans les liydropisies symptomatiques que dans les idiopathiques : par exemple , dans les hydropisies qui s’e'taient formées après des lièvres scarlatines , des éruptions cutanées ou des refroidissemens ; enfin, chez des sujets qui , avant leur maladie, étaient accoutumés à l’usage des boissons fortes et spiritueuses. Dans ces circonstances Ton peut boire à table deux ou trois verres de vin du Ptliin pur,, ou, comme le prescrivent Richter, Stoerck , P. Franck et d’autres , les mêler avec le quinquina, les martiaux, le sénéga , l’origanum ou l’absinthe. Ce vin agit d’une manière plus précise et plus prompte dans i’bydropisie de poitrine que dans l’anasarque.
Nous traiterons plus amplement des effets du vin dans l’anasarque , à l’article des vins rouges ; cependant, nous ne pouvons différer de remarquer , à foccasion de l’usage diététique des vins ^ qu’il ne faut jamais mettre de retard à administrer les remèdes thérapeutiques indiqués , et qu’il faut souvent, dans le cours de la journée, frictionner avec une flanelle bien chaude toute la périphérie du malade, proportionnément à l’in-
DES VINS DU RHIN
tensitë de la maladie , tant pour relever les proprie'te's vitales de la peau, que pour augmenter les bons effets du vin.
12."^ Dans les vomissemens spasmodiques et nerveux , où les nerfs de restoinac paraissent être particulièrement alfecte's lors de la digestion, quand les vomissemens sont devenus habituels, sans quùls tiennent à un vice organique ou à une inflammation dans les organes digestifs ; c’est alors qu’il faut exclusivement s’en tenir aux vins du Pvhin , pris à petites doses , mais à courts intervalles , ou mêles de sucre et d’eau de Seltz.