‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 31 sur 105 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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parce que leur adminislratlon est dangereuse, et que l’on ne peut en déduire des re'sultats positifs.

Nous croyons donc ne pouvoir recommander, en general , les vins de Bude qu’aux personnes faibles, qui souffrent de maux d’estomac , et sont exemptes de goutte ; tandis que les bons vins aigredoux d’OEdenbourg et de Kascbau peuvent elre bus, comme vins de table, par les personnes de'- Inles et qui ont le système nerveux affaibli.

L’expe'rience nous a d’ailleurs de'montre' que les femmes liyste'riques et faibles , qui ont fait beaucoup de fausses couches , ainsi que les personnes hypocondriaques , se trouvent parfaitement hien de l’usage de ces vins.

Ces vins, e'tant toujours fort spiritueux, sans renfermer cependant autant d’acide que les vins du Rhin et de la Franconie, ont produit de très-bons effets chez les personnes afllige'es d’obstructions habituelles et dont les occupations exigeaient une grande contention d’esprit , qui affaiblit l’organe central du système nerveux et , par ses consensus, les autres systèmes de l’organisme.

Dans le vertige nerveux, nous en faisions prendre, avec le plus grand succès, de trois à six verres par jour au malade, auquel nous ordonnions en outre de se frictionner, deux ou trois fois par jour, la tète avec une infusion de moutarde préparée avec ces memes vins.

DES TINS d’aUTRICHE ET DE HONGRIE. 55

Neanmoins, tout en administrant ces vins, il ne faut point perdre de vue la prudente règle de Jdles- César Claudius, qui dit si Lien : Porro 'vina quœcimque medicata paranda sinit ex vino coneeiiienti. Taie autem fuerit , qiiod e generosa vite , iieis hene maturis et non vitiatis expressimij et prœterea suave est , non aiisterinn , quo faeilius penetret. Quod si suave haheri non potest, austeritas ejus corrigenda est cuiii passulis rnajoribus et rninorihus „ dactjlis et coriandris prœparatis , qui ad ventriculi rohur addendi sunt.

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