‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 43 sur 105 · CHAPITRE A · texte numérisé non relu

CHAPITRE A

grandes douleurs dans le gosier et dans Fœso-pliage, et augmente la chaleur brûlante qu’e'prouve rinfortune malade.

Nous ne pouvons, en general, nous dispenser de remarquer que c est particulièrement lorsque les aphtes annonçaient un haut degré de décomposition dans les humeurs ; quils commençaient à devenir pâles, brunâtres ou noirs, et qu’ils indiquaient une grande prostration des forces , que le vin de Bourgogne produisait les résultats les plus satlsfaisans.

Il convient d’administrer alors les vins de Bourgogne les plus généreux, de première et seconde classe. On les donnera plusieurs fois par jour, d’abord en petite quantité, par exemple, un demigobelet toutes les deux ou trois heures ; l’on ira progressivement jusqu’à un verre: mais il faut avoir soin de combiner un régime convenable , une extrême propreté, avec les remèdes indiqués.

12.^ Dans la chlorose , connue aussi sous le nom de fièvre érotique j, surtout lorsque l’irritabiliié est diminuée; que le sang et la lymphe sont altérés ; que les fonctions intellectuelles sont parfois troublées , et qu’il existe une faiblesse dans les organes de la digestion-, avec un appétit désordonné et des envies singulières , comme de manger de la terre, des charbons, des écorces, etc.

Nul remède, après les ferrugineux, ne convient

si Lien dans celle maladie que les vins rouges de Bourgogne, surtout lorsquelle est causée par une mauvaise nourriture , par ronanisme ou par la tri- Laderie : Lien entendu qu51 faut que les malades renoncent à ces vices pour que les vins puissent produire leur edet ; car, sans cette condition, la maladie est incuraLle. Mais, si elles quittent le liLertinage pour se ranger sous les lois de la pudeur, fusage du vin de Bourgogne, comLine avec les martiaux, le quinquina , les aromates et le quassia , indépendamment d’une diète convenaLle et de l’exercice en plein air, ne saurait manquer son Lut, pourvu que la maladie n’ait pas dure' trop long-temps, et qu’il n’existe point de vice organique dans le foie , la rate ou les poumons.

Nous ordonnons le vin de Bourgogne tantôt pur, tantôt avec de la limaille de fer enveloppée dans un petit sacLet de toile , qu’on tient pendant Luit jours suspendu dans une Louteille de vin de Bourgogne Lien reLouclie'e, et dont nous faisons ensuite Loire deux à trois verres par jour à la malade. liest très-prudent de ne donner originairement le vin à ces malades que par petites doses, parce qu’il arrive quelquefois qu’il existe chez elles une si grande irritaLilite' du genre nerveux, que la plupart ne peuvent dans le commencement supporter que la moitié', meme

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