CHAPITRE VUE
ceptinn, sed stomacho minus utile; Jiuic non dissimile est genus illud^ quod nostratihus dicitur Vin de tinte.
Revenons à Serviere : << Nombre de personnes, dit cet auteur , s’imaginent que le Malaga est un vin factice ; mais cela est impossible : tous les « marchands de vin connaissent très-bien le goût « de terroir qui lui est particulier. Je conviens « que souvent on y mêle d’autres vins , ce qui « s’est pratique' surtout pendant le blocus con- « tinental. Mais il existe une grande différence <( entre un vin mélange' et un vin artificiel. Au <c surplus, le Malaga pur est un excellent sto- « macliique, et il est aussi salutaire qu’agréable « d’en boire un petit verre le malin.
« Le Portugal produit des vins doux , délicieux « et forts , mais dont plusieurs espèces ne supportent pas le transport. Le plus rechcrcbé dans « le commerce, est le célèbre vin de Porto; il « est rouge et extrêmement fort : on en envoie « fréquemment en Angleterre.
Les principaux vins de Portugal sont, a) Le vin de Lisbonne, que l’on cultive dans la province d’Estramadure ;
Z?) Le vin de Port-à-Port, qui croît dans la province entre Douro et Minho, dont nous avons déjà fait mention plus haut, et
c) Le vin des Algarves, que produit le royaume du même nom.
DES VINS d’espagne, eic. 97
Remarquons cependant que le vin de Porto est ge'nëralement prëfe'rë. Il faut, en parlant des vins de Portugal, faire encore mention de ceux de Madère , dont la patrie , fîle de Madère , est du nombre des îles Canaries, qui produisent une grande quantité de vins.
« Quoique f Italie , dit Serviere, soit aussi « très-fëconde en vins, il n’j a qu une petite par- <f lie de ses vins doux qui nous parviennent par « la voie du commerce. Les principaux sont les if suivans , savoir : le Lacryma-Christi du royaume « de Naples, les vins d’Albano, Montefiascone « et de Vicenza, Le vin muscat nous vient de Sy- « racuse en Sicile.
Les autres vins d’Itaiie sont peu connus chez « nous ; ils ont au moins le défaut de ne pouvoir « supporter le transport et de ne pouvoir se conserver. Nous pensons qu’on peut en attribuer la caus,e à leur grande quantité de matière ex- « tractive, à leur extrême tendance ‘à déposer la « lie et la matière colorante. Nombre de ces vins « sont déjà parfaitement potables et mûrs au bout « de trois mois, mais à peine se conservent-ils « un an.
« L’on n’a pas encore examiné les rapports if des parties constituantes de chacune de ces « espèces de vin ; cependant une analyse exacte « de ce genre pourrait conduire à des découvertes