‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 66 sur 105 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

« iiiiporlantes relativement à la manière de traiter • *

« CCS vins.

Usage thérapeutique des a)ins d’ Espagne , de Portugal et d’Italie.

Ces vins agissent primitivement sur lè^ système lympliatique et sur la peau : de là vient que des personnes maigres, mais en bonne santé d’ailleurs, qui en boivent journellement un ou deux verres, coiiimcnccnt à perdre leur maigreur, et finissent par acquérir de l’embonpoint. Leur action s’étend aussi secondairement sur l’estomac et sur tout l’organisme, en produisant un certain bien-être. Cependant ils paraissent agir plus directement sur les nerfs de l’épine dorsale que sur le cerveau , parce qu’ils n’y produisent point une excitation aussi agréable que les vins blancs ou rouges de France et le vieux vin du PJiin.

Il est vrai que les effets de ces vins diffèrent entre eux: les uns agissent plus vivement sur l’irritabilité, les autres sur la sensibilité. Il nous est impossible d’analyser exactement les effets de ces vins ^ tant parce que nous avons nous-mêmes trop peu d’expérience à ce sujet , que parce que les autres n’en j^jarlent que très-légèrcincnt et d’une manière trop vague. Cependant nous allons donner le résultat du petit nombre d’observations que nous avons faites à ce sujet.

DES VINS d’espagne, eic. 99

Nous croyons devoir recommander Fusaee des

vins doux et gene'reux d’Italie pour des enfans ' Fiibles et valétudinaires , en les leur admmislrant par cuilJere'es à tlie , notamment dans les cas où ces enfans ont souffert des maladies chroniques et exanthe'ma tiques qui ont profondément atteint toute leur constitution, et lorsqu’il vient s’y joindre une faiblesse des poumons , avec une toux spasmodique qui leur ravit le sommeil et les forces, et qu’il y a grande maigreur avec disposition à i’atrophie.

En pareilles circonstances nous avons ordonne', presque toujours avec succès , au lieu de tout autre i eniède , des vins d’Italie , à la dose d’une demi-cuillere'e à tbè jusqu’à une cuillere'e entière.

Nous n’avons eu que deux fois occasion de prescrire le Lacryma-Chrisli à des enfans de parens riches, et chaque fois ce fut avec succès.

Dans l’un de ces cas , nous l’administrâmes à un garçon de huit ans tourmente' par une coqueluche chronique, lequel avait une telle aversion pt)ur tous les rne'dicamens, qu’il rendait sur-lechamp tous ceux que nous lui faisions prendre, et qui, par là, devint enfin si faible qu’il se manifesta une aphonie passagère accompagne'e de spasmes. L’on peut dire que cet enfant fut sauve' par l’usage de ces vins , et par des lavemens

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