DANS LES MALADIES DANGEREUSES ET MORTELLES
INTRODUCTION
Dès Fanliquuë la plus reculee, les me'decins les plus célébrés ont recommande et employé' le vin, non-seulement comme un moyen die'te'tlque , mais encore comme un précieux curatif dans les affections morbifiques les plus dangereuses dont les hommes puissent être affligés. Les preuves de cette assertion sont consignées en partie dans l’Ecriture sainte , en partie dans les ouvrages classiques d’IIiPPOCRATE, de Galien, de Gelse, TAvicenne, de Paul d’Égine , d’ÀLEXANDRE ab Alexandro, de Prosper Alpin, du docteur Ant. Altimari, de Fabrice d’Aquapendente , de Gharues Piso, et autres.
INTRODUCTION
Il est vrai que leurs idées et leurs vues sont absolument modelées d’après les systèmes et les opinions que les médecins de ces temps ne pouvaient se dispenser d’adopter eonlbrinément à l’esprit de leur siècle : néanmoins on ne laisse pas de remarquer çà et là , dans leurs écrits , des observations pratiques qui brillent , à des yeux attentifs , comme des diamans épars dans un monceau de grossiers cailloux.
Philippe- Jacques Sachs, dans l’ouvrage monographique qu’il publia dans le dix -septième > siècle, sous le titre : Ampelographia^ siee vitis 0) inif er œ ejuscfue partium consideratio piiysi- CO - philologico - historico - medico - clijmica j a rassemblé et décrit ces précieux vestiges de l’antiquité , avec un soin et une exactitude que l’on ne saurait assez louer. Après lui , Fred. Hoffmann , Delius, Louis Hoffmann, Boeckler, Neumann, Bæhr , Boeriiaave, Van Swieten , et nombre d’autres, ont écrit sur les propriétés du vin ; et en des temps plus modernes l’usage de cette liqueur , dans des maladies qui mettent la vie en danger , a été fortement recommandé par plusieurs médecins et savahs observateurs, notamment par Whyte, dans les fièvres nerveuses accompagnées d’une circulation irrégulière du sang; par P\.ush, dans les affections spasniodic|ucs et le tétanos; par Huxham et Pringle, dans
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ies maladies putrides; par le ccdcbre Hufeland, dans la petite - veröle maligne; par Johnston, dans Tesquinancie maligne accompagnée d’une grande débilité' nerveuse; et, enfin, par Juste Arnemann, dans toutes les convalescences.
Après avoir e'tudie' les ouvrages classiques , tant anciens que modernes, relativement à cet objet, et après en avoir tire le plus de profit qu’il nous a ète' possible , nous nous proposons de de'velopper dans cet ouvrage , d’après l’c'tat actuel de nos connaissances en me'decine , nos vues sur l’usage et les eflèts des principaux vins dans plusieurs affections morbifiques, et surtout dans celles qui attaquent les divers systèmes individuellement.
Nous avons pris pour but, dans cet ouvrage, de faire connaître les circonstances dans lesquelles il faut administrer le vin comme moyen diététique , et celles où il convient de l’employer comme remède , en déterminant les diverses espèces de cette liqueur, suivant la nature de la maladie. Nous désirons fixer l’attention des praticiens sur un moyen si énergique , et qui réussit si souvent à rallumer le flambeau de la vie prêt à s’étemdre.
Il sera facile de remarquer dans cet ouvrage, qu’à la vérité, parmi les médecins modernes, aussi bien que parmi les anciens , il s’en trouve qui ont été trop grands panégyristes du vin, et qui n’ont point déterminé avec assez de précision les indi-