CHAPITRE X
organes de la nutrition : d’où Ton peut ihcllement expliquer T extrême maigreur des sujets. Pour dissiper le mal , ou au moins dans la vue de gue'rlr le marasme pour quelques années, il faut que celui-ci cherche à e'viter toutes les influences nuisibles à l’esprit ou au corps. Il faut qu’il observe un régime convenable à son état, c’est-à-dire, nourrissant et d’une facile digestion , et qu’il fasse usage des bains martiaux, ainsi que des bains de lait pur et sans mélange. Indépendamment de ces moyens , nous avons toujours remarqué que les vins vieux et généreux produisaient d’exceliens effets dans ces maladies ; et l’expérience nous a prouvé que surtout les célèbres vins de Tokay, notamment Y essence et la première goutte, et après eux le vin vraiment céleste du Cap , amenaient des résultats élonnans. Nul autre vin n’opérait si puissamment, et plusieurs fois nous avons eu le bonheur de conserver encore les malades pendant trois ou quatre ans par le seul usage de ces vins précieux. On en fera prendre le matin un petit gobelet, à dîner deux gobelets ordinaires, à souper un gobelet, et pendant la journée le malade boira de l’eau minérale de Geilnau, mêlée d’un peu de vin de Samos ou de Lunel. Ces vins, ainsi que l’usage du phosphore, sont les seuls et' les plus sûrs moyens curatifs que possède l’art de guérir, et nous pouvons dire avec Tirellüs, dans son Histoire du vin : J^ina sustentant firmos ,
DES VINS DE DESSERT
erigunt lapsos cohihent cadentes; vina edunt
miracuLa : non eæ trac ta , non lapides j non
quintœ essentiœ , nomina fabulosa, non boli, non pilidœ argenteœ, aurece, aut gernmœj plebis deceptioneSj incantamenta marsupii, vituperia sapientiœ 3 niedicinœ opprobria. Kina auteni calidi innati ver a pabiila simt , certissimaque alimenta. Hœc igitur celebranda elogiisvestris, encomiastico cantu : hœc seeeriori disciplina in iisuni vitœ percolenda , in œgrotantium coinmodwn danda.
G."" Dans l’iiydroplsie de poitrine et dans celle du pe'ricarde, lorsqu’elles attaquent les vieillards chez lesquels le système lymphatique se trouve dans un état de faiblesse; lorsque ces maladies se sont formées à la suite d’un refroidissement ou par l’effet du chagririj et quelles ne dépendent pas d’un vice organique, comme d’un squirre ou d’une désorganisation au foie , aux glandes ou autres viscères. Le pouls et les signes commémoratifs de la maladie doivent nous éclairer à cet égard. Outre les médicamens appropriés, l’on fera boire à ces vieillards malades tant l’essence que la première goutte, ou le vin ordinaire de Tokay : le vin de tabac, que j’ai recommandé ci-dessus, a pareillement produit de très-bons effets dans fbydropisie de poitrine. Si la digestion est troublée, Ton peut aussi faire usage de Madère et de Malvoisie , au