CHAPITRE X
lieu des vins nobles de Hongrie. Epiphan. Ferin andus, dans son Histoire de la me'decine, lait déjà rëloge de ces vins dans les liydropisies ; il dit : Asciticos solo malvatici vini usu curatos. Que les malades en prennent, trois ou quatre fois par jour, un gobelet, et qu’ils augmentent progressivement cette dose.
7-^^ Dans toutes les maladies qui affectent, directement ou indirectement, l’estomac et le canal intestinal, comme, par exemple, dans la lienterie, s’il n’existe pas de vice organique dans la rate, dans le foie ou le pancréas , mais si la maladie est idiopathique. Dans ce cas il faut j oindre à l’usage des remèdes les mieux choisis celui du vin, et il faut conseiller les vins les plus fortifians , pour augmenter les effets des remèdes.
Nous avons trouve l’essence et le Masslach de Hongrie d’une grande efficacité' dans la lienterie, et nous ne fîmes pas un usage moins avantageux du vin du Cap , à l’ègard d’une dame de quarante ans qui e'tait attaque'e de ce mal. En d’autres circonstances, où il nous fut impossible de nous procurer ces sortes de vins , nous y substituâmes du muscat rouge de Samos, et les malades se louaient extrêmement de ce vin , qui leur causait une agrc'able chaleur dans la re'gion de l’estomac, et qui, en meme temps, faisait ce'der la tristesse à la gaieté. L’on peut encore les remplacer par le
DES VI]\S DE DESSERT
Try- Madeira et le vieux Malaga, ou rAlicanie rouge doux; mais que Ton se garde du Luiiel et du Fronlignan, qui, par l’abondance de leur matière sucrée, augmenteraient les e'vacuations pendant l’usage des remèdes, et causeraient même quelquefois des coliques.
On administrera les vins sus-indiqués plusieurs fois par jour, chaque fois le inatin la moitié d’un petit verre , et ensuite un petit verre entier.
Dans le flux céliaque. Les vins de Madère et de Malaga sont les plus recommandables dans cette maladie : de tous les vins de liqueur iis nous ont paru les plus efficaces. Mais il ne faut pas se borner à leur usage interne ; il faut encore les employer extérieurement, en les faisant servir à des fi ictions sur tout le corps quatre à cinq fois par jour.
Dans le flux hépatique. Dans cette maladie, qui tient ordinairement à des obstructions dans le foie ou à. un épanchement de la bile , et qui affaiblit singulièrement le corps, nous avons prescrit, avec un succès particulier , outre les autres remèdes indiqués, les vieux vins de Madère et de Malaga. Le vin rouge du Cap ne réussirait pas moins dans ces sortes de maladies ; mais il est très-difficile de s’en procurer.
Les vins de Tokay, tant U essence que la première goutte, et les vins ordinaires, ont toujours eu un succès égal dans celte maladie.