‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 93 sur 105 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

averses alternent brusquement avec un ciel serein ; si les vents changent souvent de direction dans le même jour ; ou , enfin , si les forces du malade diminuent considérablement dès le premier jour; si le pouls est fiéquent, petit et variable ; si Toeil est terne , la langue blancliâtre ou couverte d’un enduit jaunâtre ; s’il survient des diarrhées excessives et fétides ^ ou des vomissemens débilitans ; si , après le second ou le troisième jour de la maladie, il se fait des écoulemens de sang par le nez ou par l’anus , et que le sang soit liquide et semblable à de l’eau colorée ; si le visage est tuméfié et de couleur bleu- rougeâtre ; si les urines sont rares et d’un brun-rouge ou de couleur de paille, avec un dépôt épais et glaireux; si l’éruption est de couleur sombre, et les taches blanches, plombées , violettes, pourprées et bleues ; si , à ces symptômes , viennent se joindre des sueurs abondantes et fétides, une anxiété continuelle, la sécheresse de la peau , l’enflure des glandes oreilières , un écoulement purulent du nez et des oreilles , des pétéchies, des vibices, des étourdissemens , des insomnies, du délire , les yeux ouverts, delà frénésie ; si le cou est en meme temps douloureux et enflammé; si le malade éprouve de la difficulté à parler ; si l’organe central de la sensibilité est vivement atteint : dans tous ces cas , il ne faut pas hésiter un moment d’employer, outre les médica»

DES VIIVS DE DESSERT

mens les plus puissans , Fessence de Tokay ou le bon vieux Madère , et d’appliquer alternativement des sinapismes sur les cuisses et les mollets.

Dans ces circonstances nous avons ordonne ^ outre le musc, les émulsions camphrées, les infusions de serpentaire et d’arnica avec i’e'tlier , le vin de Madère, intérieurement, par cuillere'e à thé ou à soupe , et extérieurement nous faisions faire sur la tête, tous les quarts d’heure, des fomentations, non pas entièrement froides , de vin du Rhin ordinaire, et on lavait, toutes les deux ou trois heures , tout le corps du malade avec ce même vin tiède. Par ce procédé nous arrachâmes souvent les malades à la mort: mais que l’on suive en même temps l’excellent conseil que donne à ce sujet le célèbre Fred. Hoffmann : Tertio abstinendum est ah Omni cdio pot a cereçisice , spiritu viniÿ cibi aiitem liquidi et boni succiy non crudi, non saisi, nec acidi, non calidi aromatici tune tempo ris usiirpandi ; sed juscula eoc vegetabilibus alimentosis par ata optime tune conveniimt et augebunt vini energiam.

5.° Dans la coqueluche. L’ouvrage que nous avons publié sous le titre de Diagnostique et traitement du croup , de 1 asthme de Millar et de la coqueluche''' , nous a déjà procuré Focca-

■*' Erkenntniss und Heilung der liäuLigen Bräune ^ des Millarischen Asthma und des Keuchhustens^ u. s, -w.

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