‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 95 sur 105 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

offrait une conslilulloii plilliisique , les médecins maigre toute leur habileté', ne réussirent point à contenir la coqueluche dans ses bornes, et fenfant empirait de jour en jour. J’arrivai moi -meme à Naumbourg , et je trouvai ma fdle dans un e'tat si déplorable , qu’après avoir examine et pese' toutes les circonstances, je l’estimai de'cide'rnent perdue.

Il faut observer que MM. les me'decins de la ville avaient de'jà employé' depuis l’esprit de nitre dulcifie' jusqu’au musc, en ge'ne'ral tous les moyens pre'conise's , de sorte qu’il ne me restait que trèspeu à faire. L’enfant ressemblait à tin squelette; la toux e'tait, pour ainsi dire, continue; la fièvre paraissait le soir avec une violence extraordinaire ; l’appe'tit manquait totalement ; le pouls e'tait irrégulier, petit et un peu dur; la voix tremblante; les nuits inquiètes et sans sommeil: il s’y joignait souvent une dyspne'e qui menaçait d’e'touffement; la peau e'tait sèche , brûlante , et sans transpiration.

‘ Dans cet e'tat des choses, j’ordonnai d’abord un bain de drècbe tiède, dans lequel je fis tenir l’enfant pendant un quart d’heure., Je ne puis me dispenser d’observer que la pauvre petite ne voulait absolument point entrer dans le bain, et priait qu’on lui en fît grâce. Mais les indications exigeaient, selon mes vues, un bain, et je conside'rai comme un devoir paternel et impérieux d’en faire

DES VINS DE DESSERT. iSy

usage ; mais , soit par Feffet de la peur ou de l’aversion que l’enfant avait pour le bain , il ne fit qu’empirer son e'tat, de sorte qu’après le bain je tremblai pour la vie de mon enfant. Les eVanouissemens se succédaient avec le hoquet et la dyspne'e, et le pouls devint si petit qu’à peine était -il sensible.

Dans ces raonlens critiques j’ordonnai des sinapismes sur les mollets 5 à la partie intérieure des cuisses et sur le bas- ventre, et je prescrivis ce qui suit :

Prenez : Quinquina , trois gros;

Racine de serpentaire, un gros;

Infusez dans de l’eau bouillante , deux onces et demie, pendant une demi-heure.

Puis passez et ajoutez:

Acide phosphorique , un scrupule;

Sirop d'écorce d’oranges , une demi-once.

Mêlez,

S. A prendre 5 de deux en deux heures, une cuillerée à thé.

Je fis^ alterner ce remède avec le vin de Madère le plus exquis et le plus vieux, dont l’enfant prenait toutes les heures une moyenne cuillerée à tbe'. Dans le même temps je fis frictionner la poitrine et la partie entre les épaules , toutes les trois heures, avec un onguent composé d’onguent d’altliéa, d’huile de cajeput, d’huile de fleurs de camomille et de musc.

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