‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 96 sur 105 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Après avoir continue ces remèdes toute la nuit, il parut , vers les sept heures du matin , une transpiration bienfaisante ; le pouls devint ondulent; Fanxiète' et le hoquet se calmèrent, et la toux n e'iait plus si fre'quente. A une heure après mi di Fenfant commença à dormir tranquillement ; la respiration n’e'tait plus si grave pendant le sommeil , et elle dormit ainsi, sans se réveiller, jusqu’au

lendemain a huit heures du matin.

A son réveil, la jeune malade se sentit extrêmement restaurée par ce doux et long sommeil. Tant qu il dura , on suspendit les frictions eh tous les médicarnens. Quelquefois, il est vrai, la toux revenait pendant la nuit, mais sans que Fenfant en fût réveillée. Après cet heureux changement, je ne lui fis plus prendre Finfusion de serpentaire et de quinquina que toutes les deux heures, alternativement avec le vin de Madère; les frictions ne se firent plus que trois fois par jour. Je remis alors la malade entre les mains d’excellens médecins , MM. Kreysig et Kayser, et, transporté de joie, je quittai Naumhourg pour aller reprendre mes fonctions de professeur à Jéna.

Après quelques jours, on fit prendre à la malade, .toutes les deux heures, une décoction de quinquina mêlée d’acide phosphorique et de sirop d’oranges; Fenfant but sobrement du Madère à table, et, pour boisson ordinaire, une décoction de salep

DES VINS DE DESSERT

mélee d’un peu du meme vin. L’appetlt revint, la toux cessa; le sommeil redevint doux et tranquille, et l’etat de la malade s’améliora de jour en jour. Mais l’on pourra facilement s’imaginer quelle fut la violence de la maladie , en apprenant que l’enfant ne recouvra parfaitement la santé qu’au bout de deux mois et demi : la maladie avait dure quatre mois entiers. Il faut ajouter encore que ma fille fut attaque'e, les anne'es suivantes, au printemps, d’une fièvre catarrhale inflammatoire, qui durait une quinzaine de jours, mais que j’euSi toujours le bonheur de combattre par un traitement légèrement antiphlogistique.

En d’autres cas opiniâtres de coqueluche , oii aucun remède n’ope'rait de soulagement, nous employâmes, avec beaucoup de succès, le moyen suivant : nous faisions mêler deux onces d’excellente huile de Provence, bien fraîche, avec une once de sucre candi pile hien fin , et en faisionsjj|)rendre aux enfans, toutes les deux ou trois heures, une cuillere'e à thé. Il arriva souvent que la toux et les autres symptômes alarmans disparurent au hout de quinze jours, et nous prescrivions alors, pour restaurer les forces et pour rendre le ton aux organes digestifs, la potion suivante:

R/. Extr. cort. aurant. i gros ;

SoW. in aq, cort. aurant. 4 onc.

Adde :

Elixir, rohor. Wjijtt, 1 k scrup.

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