‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 97 sur 105 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

à prendre toutes les trois heures par cuilleree à tlie. Mais , dans la troisième pe'riode de la coqueluche , le mélange d’hude et de sucre candi nous paraissant insuffisant, nous ajoutions dans cet intervalle, et alternativement toutes les deux heures, une petite cuillere'e à the' de hou vin ordinaire de Tokay ou de vieux Madère, et la coqueluche se guérissait aussi dans cette période, lorsqu’il n’existait point de vice organique dans le diaphragme ou le poumon , ou de phthisie pulmonaire purulente avec hydropisie de poitrine.

Cependant trois circonstances importantes contre-indiquent l’usage de ce mélange huileux dans la coqueluche; savoir: '

Une aversion insurmontable pour ce mélange, surtout si elle est telle quelle le fasse rendre aux enfans immédiatement après l’avoir pris ;

2.^ Si les organes digestifs sont trop affaiblis, ou s’il existe réellement un embarras gastrique, occasioné par un mauvais régime, ou par l’usage inconsidéré des laxatifs et des vomitifs;

5.” Si une fièvre nerveuse, typheuse, s’est jointe à la coqueluche, et que la prostration des forces soit parvenue à son comble.

Pour rendre hommage à la vérité, il faut convenir que c’est le célèbre Sydenham qui nous donna la première idée de faire usage de la potion huileuse dans la coqueluche. Cet auteur recom-

DES VINS DE DESSERT

manda Fhulle dans une toux débilitante qui s’associa à une fièvre continue, en 1664.

Nous avons employé fhuile avec cette différence que nous y ajoutions du sucre candi, et que nous en faisions usage dans la coqueluche, où Sydenham ne favait point recommandée.

Voici le passage de Sydenham relativement à cet objet : in hoc affectu J'aro ciLiquo me-

dicamento utor , preeter oleüin amjgdalarum dulcium recenter eæpressum , nisi forsan acciderit {accedit autem aliquoties) ^ ut œgrotus oleum prorsLis aeersetur ; tune enim vulgär ihus illis pectoralibus y ut licet , opem J'erre conamur. Intérim oleum illud amjgdalariim , siquidem illo per œgrum uti licuerit , hechicis aliis anteponendum censeOy oh eam causam prœcipue y qiiody cum necesse sit hœc liberalius et majori quantitate exhibere y modo prodesse velimus y hoc pacto ventriculum jain satis superque debilem et ad nauseam proclivem oneramus ; nonnunquam etiam eadem opéra prœpedimiis y ne reliqiiay eodem ipso tempore transigenda y procuremus

Prœ cœteris enim y continue cet excellent praficn, manifesta vi pectori conducit y aperitque vias y ac lenity adeoque expectorationem promocet y qua {prœsertim si copiosior acciderit) tum exoneratur sanguis a moles to humore ,

Page 1