OREILLE DE Houx, ou la grande Girolle
Paul., Traité, p. 132. Agaricus ÆAquifolir.
Cette espèce, dit M. Paulet, est remarquable par sa belle couleur de buis tendre, parsa taille qui est de quatre à cinq pouces dehauteur, sur autant d'étendue au chapiteau, par sa surface douce au toucher, et par sa chair tendre, et qui a, y compris les feuillets, de sept à huit Dignes d'épaisseur. La tige est d’une substance
sèche, ferme et fibreuse : elle est un peu aplate et d'un à deux pouces de diamètre; tout le champignon, d’une chair fine et délicate, a un parfum agréable; c’est un des meilleurs qu'on connoisse. Ontrouve ce beau champignon, en automne du côté de Champisny, sous le houx.
Rernarque. Je crois devoir signaler, dans cet endroit, un champignon très-vénéneux qui porle aussi lé nom d'oreille, c'est
L’'Agaric de l’olivier, Agaricus. olearius. - Decand., Supplém., pag. 44, ou Oreille de l'olivier, Paulet, Traité, p. 112, qui est trèsconnoissable, dit M. Decandolle, à sa vive couleur d’un roux doré, et qui naît par touffes rarement solitaires, sur lés racines à fleur de terre des oliviers, quelquefois aussi sur celles des autres arbres ou arbrisseaux ; il est trèsvariable et attaché par un pédicule court et latéral ou excentrique, rarement central, courbé et plein; sa chair est filandreuse. Ses feuillets sont très-décurrens. On assure que lorsqu'il se gâäte, il jelle une lumière phosphorique. A |
18. Acanric D’YEUss. Agaricus i/icinus. Decandolle, For. Suppléim., p. 48.
« Le pédicule de ce champignon est aminei
en pointe fine à sabase, renflé au-dessus, presque cylindrique au sommet, glabre, roussâtre, plein ou un peu fistuleux ; les feuillets sont d’un roux-pâle, adhérens, mais non décurrens sur le pédicule ; le chapeau, d’abord convexe, devient presque plane; il est sec, glabre et d'un roux-fauve. Il croît par touffes de dix à douze individus sur de vieilles souches, au pied des chênes verts ;' près Montpellier, et'est un de ceux qu'on y mange sous le nom de Pivoulade d’eouse, mais on mange seulement le chapeau, et non le pédicule qui est trop coriace. » Decand.
19. LE FAUX-MOUSSERON. Agaricus pseudomousseron. Bull., CAamp., p. 578, t. 326, Agaricus pratensis. Sowerby. t. 127. À. Oreades. Bolt., Fung., t. 151? A. collinus. Syn.
Fung., p. 350. À. tortlis, Decand., le Housseron godaille, ou de Dieppe. Paulet.
Ce champignon n’est point rare à la fin de l’été dans les pacages, parmi les gramens, et dans les endroits découverts des bois, où il vient par pelits groupes. Ïl se fait remarquer par une odeur agréable : aussi est-il recherché pour l'usage, et connu sous le nom de Housseron pied-dur, ou Mousseron d'automne ; cependant on l'estime noins, parce que sa chair
esi beaucoup moins abondante ei peu tendre, La couleur est d'un jaune pâle, tirant sur le roux. Le chapeau est seulement large d’un pouce et demi à deux pouces, et mamelonné au centre; le stipes a à peine deux à trois lignes de diamètre, il est tenace, et a une racine assez longue.
« Ce Mousseron se conserve bien, donne un goût délicieux aux sauces, et n incommode point; lorsqu'on veut bien en parfumer les sauces , il n’exige pas une longue cuisson : son parfum tres-volatil finiroit par se perdre, » Paulet.
20. ÂGARIC SUAVE. Agaricus suavis. Agaricus infundibuliformis. Bull., p. 510, t.553.
{ médiocre.) | |
On rencontre cette espèce de bonne heure, vers le milieu de lété jusqu’en automne, ordinairement dans la société du chanterelle; elle est commune aux environs de Paris : l’odeur en est forte, mais agréable comme dans l'espèce qui précède, de laquelle pourtant elle diffère suffisamment par le chapeau ombiliqué et en forme d'entonnoir, large de deux à trois pouces, de couleur d’un jaune-pâle,
Le pédicule adhère aux amas de feuilles sè-
(210) ches par une sorte de racine veélue, il est ren flé vers sa base, plein et blanchâtre. Les feuillets sont étroits, décurrents et écalement blancs. Les individus croissent solilaires ou épars.
21. L'AGARIG ANISÉ, Agaricus anisatus. Syn pag. 523. Agaricus odorus, Bull., pag. 567, 1000. À 4:
Parnni les Agarics, celui-ci exhale Late Podeur la plus agréable qui ressemble tout.àfait à celle d’anis, principalement par un temps sec. C'est un champignon d'une grandeur moyenne. La couleur en est d’un gris verdûtre; les feuillets sont un peu décurrents ; le pédicule, assez épais, s'attache aux feuilles tombées et séchées par une villosité dense.
20. AGARIC J0ZZOLE. Agaricus jozzolus. Scopoli Flor. Carn. 2, p. 431, Agaricus eburneus, Bull, , t. 55:. Syn. Fung., p. 364.
D'après M. Decandolle, on mange en Italie cette espèce, où.elle est connue sous le nom de Jozzolo. Voici sa description. Ë
Elle est d’une dimension ‘assé: grande et entièrement blanche; le chapeauestconvexeet lisse sur ses bords, visqueux pendantun temps
(311 ) humide et large d’un à deux pouces; les feuillets sont un peu décurrents sur le pédicule, qui est long et couvert, vers le sonimit, dé très pelites écailles : caractère qui est propre à cette espèce.
On trouve ce champignon en automue dans les bois : cependant il est assez rare: mais un autre qui lui ressemble en quelque sorlé, et qui est très commun dans nos environs, est le suivant: l’Ævaric à téte blanche, Agaricus leucocephalus. Büll., & 536, qui, quoiqu'il soit aussi blanc que le premier, devient pourtant un peu jaunätre sur le disque du chapeau. Les feuillets en sont trés-peu décurrents ; mais ce qui fait la différence de cette espece avec la précédente, c'est l’'amertume extrême qu'on remarque dans celle-c1, et qui ivdique une mauvaise qualité.