INTRODUCTION. IX
L'élan ne fut pas moins général en Allemagne : Storr , Joseph Frank , Horn , Hufeland , Reil ^ Nasse , Leupold, Neiiman , Jacobi , Casper, Muller, Schneider, Rloze , Stelbel et Schulze , se firent tous honorablement connaître par leurs travaux sur l'aliénation mentale.
Nous voyons vers le dix-neuvième siècle passer en France le goût pour l'étude des maladies du cerveau. Du Four , Ândry , Pinel , publièrent leurs écrits sur le désordre de l'esprit ; ce dernier surtout attira l'attention de ses contemporains et mérita bien de l'humanité. Amard fit paraître son Traité analyticjue de la Folie : Andry Matthey mit au j our ses Piccherches sur cette maladie. Foderé fit un Traité sur le Délire ; Anséaume publia un écrit sur le même sujet : mais le docteur Esquirol, dans difFérens articles du Dictionnaire des Sciences médicales , surpassa tous ses devanciers ; s'attachant à l'observation des faits , il a fait sentir fortement l'importance que l'on doit accorder au système nerveux. C'est l'homme qui imprima à l'étude des maladies mentales cette direction salutaire^ dont les résultats furent immenses pour la science.
Il fut réservé a Gail d'ouvrir un vaste champ à l'investigation de ces maladies. Doué d'un rare talent d'observateur, souvent mal apprécié par ceux qui n'avaient ni son génie , ni ses matériaux d'étude , c'est lui qui , par ses découvertes sur les facultés de l'entendement , jeta les fondemens d'une physiologie intellectuelle. Le cerveau, organe matériel de la pensée, est le siège de l'aliénation mentale. Ce principe a été adopté par la plupart de ceux qui onj; succédé à GalL